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ACIDE G L Y C U R O N I Q U E ET SES DÉRIVÉS

La glycose, qui se produit sans cesse dans l’économie, tend aussi sans cesse à disparaître en se transformant en acides divers, acides malonique, tarlronique, etc., dont les radicaux copules avec l’urée donnent des corps de la série urique tandis qu’une plus grande partie encore ■ s’oxyde sous forme d’acide carbonique et d’eau ou se chancre en r graisses. Mais lorsqu’on fait absorber aux animaux un certain nombre de pi oduits ai omatiques, tels que phénols, phénétols, camphres, chlorals, etc., qui tous ont la propriété d’arrêter le mouvement nutritif et l’assimilation de l’oxygène, on voit apparaître dans les urines une série d’acides particuliers provenant de l’union de ces composés, aromatiques ou non à un radical commun emprunté à un acide remarquable, l’acide glycuronique, C6H10O7. Il représente le glucose où un atome d’oxygène O est venu remplacer deux atomes d’hydrogène H2.

Les acides glycuroniques conjugués se dédoublent sous l’influence des réactions hydratantes et redonnent d’une part l’acide glycuronique, de 1 autre le corps aromatique qui était venu se conjuguer à lui. Ainsi : C16H240S + H20 = Clomc02 + C6H1007

Ac. camphoglycuronique. Campherol. Ac. glycuronique.

Ces dérivés glycuroniques sont donc de tous points comparables à des .glucosides et se dédoublent sous les mêmes influences, mais en donnant, non du glucose, mais l’acide qui en dérive par oxydation.

Ces acides complexes réduisent tous la liqueur cupropotassique comme l’acide glycuronique et le glucose lui-même. Nous allons faire connaître les principaux de ces corps.

Acide camphoglycuronique. — Cet acide existe sous deux modifications dans l’urine des chiens à qui l’on administre du camphre, [Wiedemann) . Pour l’obtenir, on précipite l’urine de ces animaux par le sous-acétate de plomb, on décompose le précipité par du carbonate d ammoniaque et l’on chauffe la liqueur avec de la baryte tant qu’il se dégage de l’ammoniaque. La liqueur est alors traitée par l’acide carbonique pour enlever la baryte, filtrée, fortement concentrée et reprise par l’alcool qui laisse le glycuronate de baryum. On reprend par beaucoup d’eau, on filtre et l’on évapore avec un excès d’hydrate de baryte. I! se fait ainsi des sels basiques faciles à laver, qu’on décompose enfin par 1 acide sulfurique. On obtient ainsi deux acides isomères :

L’acide a -camphoglycuronique isolé du sel d’argent, forme de petites lamelles souvent agglomérées en mamelons, incolores, solubles dans IG |». d’eau froide, et dans l’alcool, fusibles vers 128°. Cet acide ne réduit pas directement les sels cupriques. Sa solution aqueuse a pour pouvoir rotatoire [«]„ = 52°, 85

A. Gautier. — Chimie biologique.

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