TISSU CONJONCTIF. — TISSU ÉLASTIQUE. — TISSU ADIPEUX
TISSU CONJONCTIF
Le tissu conjonctif , appelé quelquefois tissu connectif, tissu cellulaire, etc., est répandu un peu partout dans l’économie. Il a pour fonction de réunir en un même tout les divers organes ou parties d’organes, de leur servir de lien, de leur fournir des membranes protectrices : sarcolemme, névrilème, séreuses, aponévroses. Tantôt ce tissu est lâche et aréolaire, comme lorsqu’il se gorge de cellules adipeuses ou dans quelques glandes; tantôt fibreux ou membraneux, dans les membranes synoviales, les aponévroses, les tendons, les ligaments, la sclérotique.
Qu’il soit aréolaire ou lamineux, il se compose toujours : 1° d’une substance propre formée de fibrilles résistantes ou de lames onduleuses; 2° d’une matière unissante qui relie ces fibrilles ; 5° d’éléments cellulaires ou corpuscules conjonctifs variables ; 4° de fibrilles élastiques et
rétractiles.
Les fibres spéciales du tissu conjonctif se croisent, s’entrelacent ou s’accolent entre elles en un tissu lâche ou serré (fig. 58). L’acide acétique affaibli les gonfle et fait disparaître les faisceaux, tandis qu’apparaissent et se dessinent les cellules propres et les fibres élastiques de ce tissu.
La substance unissante peut être enlevée a froid par l’eau de chaux ou de baryte, qui dissocie rapidement les faisceaux ou fibrilles conjonctives et élastiques. Cette matière unissante formée de mucine sépare et unit à la lois les faisceaux.
Les corpuscules propres , cellules conjonctives ou corps fusiformes du tissu conjonctif (b, c, fig. 58), sont appliqués sur les faisceaux ou comme noyés dans le ciment qui les soude. Hans la peau et les muqueuses elles sont aplaties, et leurs ramifications forment un reseau lâche autour des fibres connectives. Ces cellules sont légèrement rétractiles. Certaines, en particulier celles de la peau des poissons, des reptiles,
Fig. 58. — Tissu conjonctif lamineux.
ANALYSE immédiate du tissu conjonctif. 521
lin (issu pince entre la sclérotique et la cornée peuvent être envahies par des pigments. 1
On trouve en outre, dans le tissu conjonctif, deux autres sortes de cellules : a. Des cellules migratrices identiques aux globules blancs du sang; b D autres cellules d, tes de Waldeyer (plasma.ocysles de Ranmci) plus larges, doues de la propriété d’envoyer de très longs prolongements irréguliers de protoplasma rétractile en diverses directions.
Ces . eux dernières sortes de cellules apparaissent surtout au voisinage des vaisseaux sanguins. n
Enfin une transformation importante des cellules propres de ce tissu e modifie au point d en faire presque un tissu nouveau ; dans les cellules conjonctives fusiformes apparaissent des gouttelettes huileuses, qui les changent peu a peu en larges vésicules formées d’une membrane externe, munie d un noyau ovale contenant une ou plusieurs larges gouttes de nrat, ere grasse. Ainsi se produisent et sont constituées es eellues adipeuses. Elles forment en s’agrégeant des lobules et des
lobes, et constituent ce qu’on appelle le tissu adipeux qu’on étudiera plus loin. 1
Le (issu cellulaire adénoïde réticulé des glandes ne possède pas do cellules conjonctives ni de libres élastiques. La aévroqlie, ou tissu cellu- Mire des centres nerveux, est une autre variété de tissu conjonctif qui parait très riche, au contraire, en fibres élastiques.
Vnnlrse immédiate du tiss„ conj«„ctif. — Pour séparer les nom- H-eux principes immédiats de ce tissu complexe, Rollet propose de suivre la marche qu’on va indiquer. Une membrane conjonctive (séreuse, nencarde ou aponévrose musculaire) est bien lavée, privée de graisse 31 exPosee> apres avoir été mouillée, à un froid de— 8 à — KJ degrés.’ il a pulvérise alors toute congelée avec ses cristaux de glace dans un nortier bien relroidi (*). ün obtient par dégel, une bouillie qu’on jette es i lits ce gios papier. La liqueur aqueuse qui passe contient de a caserne et de l’albumine. La partie insoluble lavée à l’eau est mise igerer avec de l’eau de chaux qui, dissolvant la substance unissante »u muqueuse, dissocie la masse en fibrilles. On précipite par l’acide ’retique des flocons amorphes de mucine. Il reste sur le filtre les ' j38 con.i,,n< t i x es, les fibres élastiques et une partie des cellules I .. , no) aux. Les premières se dissolvent entièrement dans une
n c acide sulfurique au millième. On isole la matière élastique en aiant a cllaud la partie insoluble successivement avec de l’eau, de
disses nous LJ'^'L — l,u*',;,'ser ains( lcs aponévroses. Pour nous, après les avoir privées de ivons ensuite r" ', |IS0ns au mortier de 1er avec des fragments de marbre blanc, nous eau, et ronil.,,/ ,HIIS succcssivfflfcnl à l’acide acétique faible, à l’eau de chaux et à ’ LOntlnuons cnsuilc comme dans le procédé de Rollctt.
A- Gautier. - Chimie biolojri
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