PO* CO
TISSU NERVEUX
so*
(PO*)2 Fe2
Ca
Mg
Na
L’on voit que les éléments prédominants de ces cendres sont les chlorures et phosphates de potassium, et qu’elles contiennent en outre quelques carbonates, lorsqu’on évite durant l’incinération l’acidification due à la combustion du phosphore de la lécithine. Dans ce but on épuise d’abord la substance cérébrale par l’alcool à 90° cent., puis par l’éther, et l’on calcine séparément le résidu insoluble dans V alcool et le résidu alcoolo-éllièré en présence d’un poids connu de carbonate de baryte qui relient et sature l’acide phosphorique à mesure qu’il se forme d’une part aux dépens du phosphore de la nucléine (résidu insoluble dans l’alcool) de l’autre, grâce à celui de la lécithine (résidu alcooloéthéré).
On a signalé, en outre, un peu de fluor dans les cendres du cerveau.
Dans celui des aliénés on trouverait une proportion de 11 à 12 pour 1000, au lieu de 2 à 5 à l’état normal, de matières minérales.
Les analyses suivantes dues à Petrowsky donnent une idée approximative de la composition centésimale des parties grises et blanches du cerveau à l’état frais.
Albuminoïdes et collagènes
Substance
grise.
Substance
blanche.
Lécithines
Cérébrine
Cholestérine et graisses
Kératine et substances diverses . . .
Sels
Eau
Voici la composition des parties grises et blanches du cerveau a l’état sec, d’après Baumstark.
Substance Substance
blanche. grise.
Eau 69,55 77,00
Graisses 50,47 25,00
Protagon 2,51 1,0b
Substances organiques insolubles 5,00 0,08
Cholestérine libre 1,82 0,65
— combinée 2,69 1,75
Nucléine. . 0,29 0,20
Nourokératiue 1,89 \ ,04
Sels minéraux 6,52 0,56
Quelques analyses anciennes du cerveau d’un aliéné avaient donné à Lassaigne les résultats suivants :
Cerveau
Substance
Substance
tout entier
grise.
blanche.
Eau
Matières albuminoïdes
Graisses et corps phosphorés
solubles
dans l’alcool et l’éther. . . .
Matières extractives
Sels
Dans ces cerveaux d’aliénés, les albuminoïdes paraissent avoir un poids normal; les graisses et lécithincs sont diminuées dans la substance blanche; les sels sont supérieurs à la normale.
La moelle allongée est la partie du cerveau qui contient le plus de substances solubles dans l’éther; les corps striés et les couches optiques, celles qui en contiennent le moins. Ces dernières sont les régions les plus nobles du cerveau .
Examen particulier des substances qui composent le tissu nerveux. — Nous avons déjà séparément étudié les diverses substances qui composent le tissu nerveux : la lécithine, t. 11, p. 557 ; le prolagon, t. III, p. 192; la cérébrine, t. III, p. 194; la nucléine, t. III, p. 190; la cholestérine, t. Il, p. 471 ; les divers corps albuminoïdes , 1. 111, p. 150 et suivantes; les matières extractives , 1. 111, p. 202 à 280. Nous n’aurons à donner ici que quelques renseignements complémentaires sur ces corps.
Lécilhines. — On sait qu’il en existe plusieurs variétés se dédoublant sous l’action des alcalis en acides gras divers (acides stéarique, palmitique, oléique, etc.), acide phosphoglycérique et névrine. Toutes ces lécilhines sont des substances neutres blanches, fusibles, comme cireuses, obscurément cristallisables en aiguilles, très solubles dans l’alcool à la température de 40 ou 45°; un peu dans l’éther, la benzine, le chloroforme. La lécithine brunit vers 70° et commence à se décomposer. L’eau la gonfle en une sorte d’empois, puis l’acidifie lentement. Mais on peut faire bouillir quelque temps cette solution sans l’altérer sensiblement; elle s’unit aux bases pour donner des sels cristallisables et aux acides affaiblis, à l’acide chlorhydrique entre autres. Elle forme un chloroplatinate peu soluble dans l’alcool, mais soluble dans Féther, le chloroforme et la benzine; ce sel se décompose peu à peu en donnant du chloroplatinate de névrine. La lécithine se saponifie à la façon des corps gras. Un gramme de cette substance fixe 50 centimètres cubes d’acide carbonique.
La lécithine du jaune d’œuf en solution alcoolo-éthérée précipite par le chlorure de cadmium alcoolique. Ce précipité décomposé par l’acide sul l'hydrique donne un chlorhydrate de lécithine très instable.
TISSU NERVEUX
Prolcigon. — Lé protagon de Lièbreich, fusible à 200°, serait d’après Hoppe-Seyler et Diakonow, un mélange de lécithine et de cérébririe. Ces deux substances paraissent être faiblement combinées. (Voir IIe Partie, p. 192.)
Cérébrine (t. III, p. 193). — C’est la môme substance que la cérébrote de Couerbe, l’acide cérébrique de Vauquelin, la phrénosine de Tudiclium. Elle paraît répondre à un amide à radical a ldéhyd i que dérivé de l’acide palmitique. D’après Baumstarck, le cerveau frais ne renfermerait pas de cérébrine libre. (Voir plus loin.)
Deux substances très voisines de la cérébrine, l’ homocérébrine et Yencéphaline, ont été retirées du cerveau par Parais. La première cristallise en fines aiguilles plus solubles dans l’alcool que la cérébrine. Elle jouit de la plupart des propriétés physiques et chimiques de cette dernière, mais se décompose plus facilement sous l’action des réactifs. Sa proportion serait, dans le cerveau, d’environ le quart de la cérébrine. Vencéphaline cristallise en feuillets et forme gelée avec l’alcool. On n’en trouve que de minimes quantités dans le tissu nerveux.
Nucléine (t. III, p. 188). — La nucléine de la substance cérébrale est la plus pauvre en phosphore. L’on a déjà fait remarquer que l’eau bouillante suffit à la dédoubler en acide phosphorique et acide albumine, et qu’elle s’altère rapidement, même à froid, en donnant, outre 1 acide phosphorique, de la xanthine et surtout de la sarcine. Ce mode de dédoublement peut faire penser que la composition des nucléines a besoin de nouvelles vérifications.
Cholestérine. — Elle paraît constituter un produit de décomposition de la matière nerveuse. Le sang de la carotide en contient par litre 0e ,9 i, celui de la jugulaire ls,',54 ( Flint ). La cholestérine semble liée à la lécithine et le plus souvent elle l’accompagne, môme dans le règne végétal, par exemple dans les cellules de la graine en voie de gei mination. La phytostérine des pois et des lèves de Calabar paraît être un homologue supérieur répondant à la formule C'6IlwO,H O. Une portion très notable de la cholestérine cérébrale est unie à un acide gras, 1 ackle coléique, et ne se sépare de ce dernier que par saponification.
Analyse immédiate du cerveau. — NOUS avons déjà donné p. 5i0 quelques renseignements qui permettent d’arriver à séparer en divcis groupes les substances qui composent le cerveau. La méthode suivante* due à Baumstarck, et que j’ai à peine modifiée, atteint bien ce but.
Le cerveau frais d’un animal est suspendu dans une atmosphère d’éther et lavé soigneusement de sang par injection d’eau légèrement éthérée à travers' les carotides. Il est ensuite broyé dans de 1 éther aqueux ordinaire et la pulpe est placée dans un nouet suspendu au seul de ce dissolvant qu’on renouvelle de temps en temps. Une partie