TISSUS DES GLANDES. — ÉPITHÉLIUMS
Nous réunirons dans cette leçon les quelques données que 1 on possède sur la constitution chimique des glandes et sur les épithéliums, guidés ici par un ensemble de considérations physiologiques, bien plus que par l’analogie de constitution de ces organes le plus souvent formés d un grand nombre de tissus fort différents entre eux.
En fait, les glandes dérivent d’une transformation dans la torme et d’une spécialisation dans les fonctions des épithéliums tégumenlaires. Ce sont des organes ouverts ou clos, lormés par la réunion d un giand nombre de cellules spécifiques chargées de produire un plasma pailiculicr qu’elles sécrètent et versent directement ou indirectement au dehors par une sorte de déliquium ou de fonte du contenu de leurs cellules.
Un tissu glandulaire se compose : 1° d’une trame ou charpente membraneuse, espèce de réseau généralement formé de tissu connectif réticulé mêlé ou non de fibres élastiques et musculaires; cette trame constitue pour ainsi dire le squelette de la glande, l’organe de protection et de soutien. Ce tissu paraît analogue à celui qui forme le sarcolemme, mais il se dissout plus facilement que lui dans les bases diluées et les acides concentrés; ‘2° de cellules spéciales contenant une masse hyaline protoplasmique et de nombreuses granulations; elles sont l’élement histologique essentiel où s’engendre le plus souvent une diastasc ou ferment
spécifique; 3° de nerfs et de vaisseaux.
Nous étudierons d’abord les glandes à canaux sécréteuis, puis ts glandes closes telles que la rate, le corps thyroïde, le thymus, os glandes lymphatiques, etc.