QU'EST-CE QUE L’ORGANISATION
miation de milieu, acide, neutre on alcalin, d’accès ou d’absence d’oxy- Uic etc., en un mot que dans les conditions mêmes qui déterminent l’es réactions physico-chimiques ordinaires. Nous sommes donc amènes , collclurc que c’est dans les mécanismes élémentaires qui donnent lieu à ces derniers phénomènes, c’est-à-dire dans la structure c romanisation des molécules chimiques dernières qui composent les protoplasme, ainsi que dans le mode physique d’association de ces molécules, qu’il faut chercher l'origine et la cause de la succession des phénomènes élémentaires de la vie. Or, nous pouvons réduire ceux-ci, en définitive, à une suite d’oxydations, de réductions, d hydiatations, de dédoublements et de synthèses chimiques que provoquent dans les matériaux de l’être vivant les conditions du milieu intérieur cl
extérieur (‘). . , -
Ainsi cclairce, l’organisation du protoplasma et de la cellule se pic-
sente à nous comme un état plus compliqué que la structure, déjà très complexe, d’une molécule organique de sucre, de lecitlnne ou d albumine ; mais cette organisation est de même ordre, car elle ne produit que des phénomènes de même espèce et ne met en jeu que les mêmes énergies d’ordre physico-chimique. Or, nous savons qu’une molécule de glucose, de leucine, d’acide lactique, etc., est douée de fonctions multiples qui chacune sont la conséquence du mode d’agrégation des atomes qui composent les divers organes spécifiques de ces édifices moléculaires. Une molécule d’albumine, pesant 6000 environ, paraît devoir jouer un rôle chimique autrement complexe qu’une molécule de sucre ou de lécithine et jouir de fonctions très multipliées. Associés à l’eau, aux sels, aux corps amidés ou uréiques des plasmas, ces matières albuminoïdes représentent des édifices extrêmement compliqués dont chaque partie, chaque organe moléculaire, réagit différemment suivant son mode de structure, son arrangement atomique. Les formes sous lesquelles se pré-
(') L’on peut objecter certainement que le protoplasma vivant se nourrit et se reproduit , ce que ne l’ont pas les molécules chimiques les plus complexes. Mais même ces deux modes de réagir n’appartiennent pas aux seuls êtres vivants. Chacune des parties du protoplasma d un myxomycète, d’une hydre etc., se fragmente, se nourrit et se régénère si le milieu lui est favorable, et la reproduction se borne ici à une simple nutrition de la partie séparée. Un cristal se nourrit si le milieu lui fournit les matériaux de sa croissance; si on le casse, chaque partie, quelle que soit sa forme, continue à s’accroître ensuite séparément en reproduisant le type de l’être primitif complet. Bien mieux, si l’on enlève au cristal l’un de ses angles solides, ou l’une de ses arêtes, l’accroissement de nutrition aura pour premier effet de compléter l’édifice, et de revenir au type cristallin primitif (Pasteur), à peu près comme si l’on enlève la queue ou la patte à un lézard ou à une écrevisse, l’animal, grâce à sa nutrition, reproduira d’abord cette partie pour s’accroître ensuite dans son entier. Ce sont là des laits de nutrition de même ordre, et la reproduction par scisssiparité ne diffère pas sensiblement de la multiplication des cristaux par fragmentation et restauration de la forme primitive. La reproduction par bourgeonnement n’est qu’une variété de la précédente: celle par ovulation une variété plus éloignée.