MATIÈRES CONSTITUTIVES RU SÉRUM ET DU SANG
sérumglobuline (et le fibrinogène s’il en reste; si l’on opère sur le plasma, on séparerait ce fibrinogène en ajoutant un égal volume de solution de sel marin saturée). La liqueur filtrée contient les sérumalbumines a, (E et y. (Voir p. 128 et 400.)
La sérumglobuline est identique avec la substance d’abord nommée matière fibrinoplastique par A. Schmidt et paraglobuline par Kiiline, et probablement avec la sérumeaséine de Panum. On peut la préparer comme il vient d’ètre dit. Nous avons donné page 145 un autre procédé pour préparer cette substance. Le tableau ci-dessus indique sa proportion dans les divers sangs.
Heynsius, qui la séparait par une autre méthode (CO2 et sel marin), a trouvé dans ces divers sérums une quantité beaucoup trop faible de -sérumglobuline. 1000 grammes de sérum n’en contiendraient, d’après lui, que 5g,',8 chez l’homme, lgr,9 chez le bœuf, 4g,',4 chez le lapin, 16gr,5 chez le mouton, 88,',0 chez le porc et 25g,',5 chez le poulet.
La paraglobuline de Heynsius, identique à celle de A. Schmidt, répond à la fibrine soluble de Denis. L’albuminoïde que Hammarsten précipite du sérum ou du plasma par le sulfate de magnésie contient cette paraglobuline et une globuline spéciale précipitable par le sulfate de magnésie et non par le sel marin, substance à laquelle il conviendrait de laisser le nom de globuline du sérum ou globulsérine.
11 semble que la paraglobuline n’ existe pas pendant la vie dans le plasma sanguin, car on ne la trouve point dans les humeurs exsudées du sang (liquide de l’hydrocèle, de la plèvre, etc.). Elle doit donc sortir des globules après leur extravasation.
Caséine du sérum ou caséosérine. — Le sérum étendu de 6 volumes rl eau et soumis à un courant d’acide carbonique donne un trouble qu’on sépare (; paraglobuline de Schmidt) ; si l’on ajoute alors goutte à goutte à la liqueur filtrée de l’acide acétique étendu jusqu’à très légère acidulation, il se précipite une matière lloconneuse qu’on peut séparer )ar le filtre: c’est la caséine du sérum.
Elle forme un précipité blanc pulvérulent, insoluble dans l’eau aérée, rès soluble dans les acides et les alcalis faibles, plus difficilement lans les sels neutres alcalins. Ses solutions précipitent lorsqu’on les tend d’eau. Cette caséine se rencontre surtout dans le sang des veines pléniques et sus-hépathiques.
Peptones: collagènes: ferments. — Les pcptones manquent entièrenent dans le sang normal, et même en pleine digestion dans celui des eines mésentériques. Elles n’apparaissent dans le sang que s’il v a dans économie un foyer de pus ou des néoplasies.
Les collagènes ont été signalées seulement dans les cas de leucémie.
Les ferments s’obtiennent comme on l’a dit à propos de celui de la
SERUM
fibrine (p. 402); ce dernier jouit des propriétés qui caractérisent les propeptones; il ne devient pas insoluble, même par un long contact, avec l’alcool absolu. On a signalé aussi dans le sérum un ferment qui saccharifie l’amidon. 11 serait identique au ferment hépatique qui transforme le glycogène en sucre.
Enfin M. Lépine pense qu’il existe dans le sang un ferment qui fait disparaître le sucre et qui aurait le pancréas pour origine. C’est le ferment gly colytique, qui n’a pas encore été isolé.
Sérine. — Après avoir précipité du sérum par addition de suliate de magnésie l’ensemble des substances précédentes, il reste une liqueur que l’on peut soumettre à la dialyse pour enlever le sulfate ajouté, ainsi que les sels et matières cristallisables du sérum. 11 reste dans le dialyseur la principale matière albuminoïde du sérum, la sérine.
On a dit pages 120 et 128 quelles sont ses propriétés et par quels caractères elle diffère de l’albumine d’œuf d’oiseau.
La sérine se coagule entièrement vers 75". Elle est plus endosmotique que l’albumine d’œuf, aussi trouve-l-on de la serine dans tous les liquides originaires du sang passés par dialyse à travers les membranes animales enflammées durant la vie : liquides de la plèvre, de 1 hydiocèle, du péritoine, de l’endocarde, des vésicatoires.
Lécithine, corps gras, cholestérine. — GeS substances, que 1 étllCT
extrait du sérum desséché à 100°, y existent toujours en petite proportion. (Voir le tableau p. 408.)
La lécithine fut d’abord signalée dans le sang par Gobley. Elle est relativement plus abondante chez les animaux jeunes et engiaissés, on en trouve davantage chez l’oiseau que chez le mammifère. La séroline extraite par F. Boudet du sérum (Ann. chim. phys. 2e sér., LU, 557) paraît être formée par de la cholestérine mêlée de lécithine.
On trouve dans le sang une petite quantité de graisses neutres et de
savons alcalins à acides gras.
Le poids des matières solubles dans l’éther ne dépasse généralement pas 0ër,200 pour 100 grammes de sérum et 0gl',4 à 0gr,6 pendant la digestion. Le sang artériel en contient moins que le veineux. Le sérum devient lactescent si l’alimentation est trop riche en coips g1 as.
La nature de ces graisses est variable et mal connue : on y a signale de la stéarine, de la palmitine ; des oléates et margarates sodiques; des butyrates, acétates, caproates; des corps gras azotés autres que la eci
thine, etc. p,,
La cholestérine suit généralement les variations des graisses.
abonde, par exemple, dans le sangdesoies engraissées : 100 cent. cub. de sérum peuvent fournir de 0*%019 à 0gr,514 de cholesterme. ?
. Glycose. urée, pigments et autres matières organiques.