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LAR IVI ES

Les larmes sont sécrétées par les glandes lacrymales, glandes en grappe qui ont à peu près la structure des glandes salivaires. Les cellules épithéliales qui tapissent leurs culs-de-sac sont transparentes et légèrement grenues à l’état de repos; elles deviennent opaques et plus visiblement granuleuses lors de la sécrétion.

On ne sait si le liquide qui s’écoule sans cesse pour lubréfier 1 œil a la même composition que les larmes proprement dites; mais on a remarqué que l’excitation du sympathique provoque des larmes troubles et alcalines, tandis que l’excitation du trijumeau fait couler des larmes limpides.

Les larmes ordinaires forment un liquide alcalin, de saveur franchement salée. Au microscope on y découvre de rares épithéliums et quelques globules muqueux. Elles laissent à l’évaporation environ 1 8 pour 1 000 de résidu sec. Leurs substances organiques consistent en un peu de globuline et de mucus. Versées dans l’eau, les larmes donnent aussitôt un précipité ( globuline (?), des traces de graisse, et une petite proportion d’une matière azotée jaunâtre. Le sel marin forme la presque totalité de leurs matières minérales; il est mélangé d un peu de

phosphates alcalins et de sels terreux.

Nous sommes redevables des analyses suivantes à Lcrchet à Magaard :

SUEUR

Eau

Albumine et trace de mucine et de graisses .

Chlorure de sodium

Autres sels minéraux

La mucine, les graisses et une matière animale jaunâtre paraissent provenir des glandes de Meibomius.

SUEUR

La sueur est sécrétée par des glandes formées d’un tube enroulé sur ui-même constituant ainsi le glomérule sécréteur; il a 0mm, 04 de diamètre environ, et forme comme un paquet intestinal microscopique, des glandes en tube sont placées dans la partie la plus profonde du derme, ■mur conduit, limité par une cuticule très mince, se termine à la surface cutanée par un petit orifice libre. Ces glandes sont en nombre très variable. !i)n en compte plus de deux millions à la surface de la peau. Les cellules pithéliales de la partie enroulée du tube contiennent des granulations •runes qui disparaissent pendant la sécrétion et reparaissent ensuite.

Sueur normale. — La sueur est versée à la surface de la peau sous orme de gouttelettes que l’évaporation et le contact des vêtements font rapidement disparaître. Un adulte sécrète de 700 à 900 grammes de sueur •ar jour. Sous l’influence de la chaleur, de l’exercice, ou suivant des onditions individuelles très variables, cette quantité peut dépasser ! litres par 24 heures. Le corps placé, à l’exception de la tête, dans une Ituve chauffée vers 40 à 50°, un homme qui boit abondamment peut décréter jusqu’à 6 et 8 litres de sueur en un jour.

On peut la recueillir de diverses manières. Favre, à qui est dû le premier travail complet sur la sueur, plaçait son sujet tout entier, sauf la :ête, dans une baignoire étamée, un peu inclinée et couverte, qu’on ouvait chauffer, par un jet de vapeur extérieur. Pour recueillir la sueur e telle ou telle partie du corps, on l’entoure d’un manchon de verre u d’un sac de caoutchouc à robinet et l’on recueille la sueur qui 'égoutte sous l’influence de l’élévation artificielle de la température, e l’exercice, de l’insolation, etc.

De quelque façon qu’on fait recueilli, ce liquide est toujours un "eu troublé par des épithéliums et des gouttelettes de graisse qui pro- ! iennent des glandes sébacées et sudoripares. Filtré, il devient limpide.

La sueur normale est transparente, incolore, d’une odeur sui generis ariable avec les divers points du corps et avec l’état de santé de l’indiidu. Sa saveur est saline, un peu âcre, dans la région de l’aisselle urtout. Sa densité est en moyenne de 1,004 a 1,005.

Sa réaction est généralement acide, sauf à l’aisselle et à l'aine, uuvant quelques expérimentateurs, celte acidité serait due

aux

SECRETIONS CUTANEES.

sécrétions dos glandes sébacées. La sueur serait alcaline au contraire d’après plusieurs auteurs, lorsque la peau a été au préalable parfaitement savonnée et purifiée. Hoppe-Seyler pense que la sueur est acide et qu’elle doit son acidité au phosphate acide de soude. Favre avait observé que la sueur qui coule abondamment et continuement est toujours alcaline.

La sueur constitue une solution aqueuse très étendue de sels minéraux où domine le chlorure de sodium, mêlé d’un peu de chlorure de potassium, de sels alcalins à acides organiques ( lactales et sudorales), d’un peu d’urée, d’une très petite quantité de matières grasses et de substances odorantes : acides gras volatils, formique, acétique, propionique, butyrique, etc.

Leclerc a trouvé constamment un peu d'albumine et d’urée dans les sueurs des chevaux (‘j. Un cheval qui transpire seulement perd ainsi environ 1 gramme d’azote par jour; s’il travaille au trot, il perd sous cette forme 1 2sr, 06 d’azote, correspondant à 75 grammes d’albumine.

Voici quelques analyses, d’après Favre, Schotlin et Fünkc. La façon dont sont présentés les résultats analytiques indique suffisamment la marche suivie par les auteurs. Tous les nombres sont rapportés à 1000 centimètres cubes de sueur.

Sueur générale provoquée par élévation

de température. Sueur des membres.

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