INFLUENCE DE L’ÉTAT DE L’AIR INSPIRÉ
orsquc ce gaz vénéneux atteint la tension de 190 millimètres de mermre qui fait pénétrer de 107 à 120 centimètres cubes d’acide carboîique dans 100 volumes de sang.
Le chiffre d’environ 25 pour 100 d’acide carbonique, limite où l’air levient irrespirable et toxique pour l’animal, varie un peu avec les espèces. Il est de 30 pour 100 chez les rats; de 15 à 17 pour 100 liez les reptiles, etc.
L’état de l’animal qui respire de l’air chargé d’acide carbonique se nodifîe bien avant que cet air devienne brutalement toxique : M. Gréhant, >ii faisant respirer à clés chiens des atmosphères contenant successivenent 1 cà 10 pour 100 d’acide carbonique, a conslaté que les quantités le cet acide expirées par l’animal s’abaissent à mesure que l’atmosphère mbiante s’en enrichit rapidement. On remarque toutefois qu’il s’établit me sorte de tolérance. Si, dans une cloche de verre contenant un nseau, on introduit un oiseau de même espèce au moment où le prenier commence à souffrir sensiblement, le second est généralement presque aussitôt asphyxié (Cl. Bernard).
D’après des expériences nombreuses faites sur les animaux de ferme, n peut dire que la ventilation des chambres et des étables doit être elle que jamais les gaz respirés ne contiennent au delà de 1 pour 100 acide carbonique, et qu’en général, cette proportion doit être infélieure à 0vol,8 pour 1 000.
Nous avons dit, en parlant du sang, que des quantités de et 'lême yooqo d’oxyde de carbone dans l’air respiralDle introduisent une i roportion très sensible de ce gaz toxique dans le sang. Un demi pour 100 e CO dans l’atmosphère suffit pour tuer rapidement de jeunes oiseaux. 'V. t. I, p. 551.) Un volume d’hydrogène sulfuré sur 1 500 ne permet as à un passereau de vivre plus de quelques minutes; 1 volume ur 800 est mortel pour un chien; 1 volume sur 250 intoxique un heval. Les gaz hydrogènes phosphorés, bioxyde d’azote, cyanogène,
1 eide cyanhydrique, sont plus toxiques encore.
L ozone répandu même en petite proportion dans l’air inspiré, dimiue la capacité respiratoire du sang et la quantité d’acide carbonique vxpirée. On attribue quelquefois ces effets, à tort suivant nous, à la préence d’un peu de vapeur nitreuse dans ce gaz.
L’hydrogène et le gaz des marais n’agissent pas spécifiquement.
État hygrométrique. — L’état hygrométrique de Unir diminue l’exhaition de la vapeur d’eau par les poumons. Lehmann a prétendu que humidité favorise l’élimination de l’acide carbonique ; cette remarque mériterait confirmation.
température ambiante. — L’élévation de la température, en dilamt 1 air, raréfie proportionnellement l’oxygène qui arrive au sang et
LA RESPIRATION
do ce fait, augmente le nombre des mouvements respiratoires. 100 volumes d’air à 0° ont, à 40°, un volume égal à 120 vol., et toutes choses égales d’ailleurs, cette variation de volume nécessiterait un nombre d’inspirations supérieur de 1/5 à l’étal normal, soit 21 à 22 au lieu de 18 par minute.
La température extérieure, tant qu’elle n’est ni assez forte ni assez prolongée pour modifier celle de l’animal, agit par un autre mécanisme encore, et d’une d’une façon très active, sur l’absorption de l’oxygène et l’exhalation de l’acide carbonique. L’animal tend à maintenir sa température constante et, par conséquent, son activité respiratoire doit augmenter à mesure qu’augmente son besoin de calorification et que baisse la température ambiante. Lavoisier et Séguin, puis Crawford, avaient prévu cette conséquence et depuis longtemps déjà Letellier l’a vérifiée. Voici quelques-uns de ses nombres. Ils donnent en grammes l’acide carbonique expiré par heure à des températures croissantes :
Cochon d’Inde. Souris. Tourterelle.
A 0° 3Br01 0»r27 0‘r97
De 13 à 20° 2,08 0,25 0,68
De 30 à 40° 1,45 0,13 0,37
Les résultats suivants dus à Colasanti et à Finckler sont des moyennes observées sur des cobayes. Ils confirment les indications précédentes :
Température
extérieure.
l,e série (Colasanti) .
2e série (Colasanti) .
5e série (Finckler) .
Absorption d’oxygène par kilogr.
et par heure.
Exhalation de CO2 par kilogr.
et par heure.
Rapport
en volume.
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Citons enfin les nombres donnés par Voit, relatifs à un homme sain du poids de 71 kilos, restant au repos dans la chambre respiratoire dont on faisait chaque jour varier la température ambiante :
Acide carbonique exhale en 6 heures.
Température 24° 2 166 gr.
Ces dernières expériences nous montrent toutefois que l’élévation de
Température 4° 4 210 gr.