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DIGESTION S ARTIFICIELLES

de zinc, même à la dose de 40 grammes par litre, n’entravent pas la digestion pepsiqnc. Au contraire, les sels dont les acides faibles sont facilement déplacés par l’acide du suc gastrique s’opposent plus ou moins à la digestion. Tels sont le phosphate de soude à la dose de 20 grammes par litre, l’acétate à la dose de 4 grammes, le salicylate à la même dose, les tartrates à celle de 20 grammes pour 1 000 (A. Petit).

D’après Nasse, Heidenhain, A. Schmidt, Stadelmann, de petites quantités de sels neutres (0,004 pour 100 de sulfate de soude, de potasse, d’ammoniaque, de magnésie; 0,02 (Durâtes; 0,01 de chlorures et phosphates sodiques) entraveraient très fortement l’action de la pepsine pure. La matière colorante des vins, de la mauve, du sureau, mais surtout la fuchsine, s’opposent sensiblement à la digestion pepsique (L. Hugounenq) . Les vins plâtrés enrayent moins la peptonisation que les vins rouges naturels, au moins in vitro [lbicl.). Le poivre accélère l’action du suc stomacal même in vitro (A. Gautier).

Les matières amères ne rendent pas la digestion plus rapide. L’influence des alcaloïdes est nulle; le sublimé, l’émétique, n’empêchent l’action de la pepsine qu’à doses élevées; j’ai pu faire des digestions artificielles complètes en présence de 20 et même 40 grammes par litre d’acide cyanhydrique anhydre. Le phénol ne les entrave qu’à la dose de 5 à 4 millièmes. La glycérine n’agit qu’au-dessus de 80 pour 1 000. La saccharose permet la digestion, même lorsque la liqueur contient 160 grammes de ce sucre pour 1 000. Les liqueurs additionnées de 160 grammes d’alcool au litre conservent leurs propriétés digestives; à 50 millièmes d’alcool, la digestion se fait avec la même activité que si l’alcool n’y existait pas. Le bromure de potassium à la dose de 40 gouttes, la teinture d’iode à celle de 80 gouttes, le chloral à la close de 10 grammes au litre, enfin l’essence d’amandes amères, s’opposent aux digestions artificielles. Ces indications sont fort importantes, aussi bien pour les chimistes que pour les médecins. Elles peuvent guider ces derniers dans le mode d’emploi de beaucoup de médicaments.

La digestion complète d’une matière albuminoïde se reconnaît à ce que la liqueur ne précipite ni par l’acide nitrique à froid, ni par la solution de ferrocyanure de potassium additionnée de 1/10 d’acide acétique, ni par l’acétate de cuivre.

Certaines pepsines liquéfient jusqu’à 500 000 fois leur poids de fibrine, mais à ces doses les digestions ne sont pas complètes. Les pepsines très actives que nous avons pu nous procurer ou préparer peptonisaient environ 5 000 fois leur poids de fibrine' humide en 24 heures à 58° au sein de l’eau acidulée à 5,5 IIC1 par litre (’).

(*) On a observé que dans la digestion artificielle des fibrinès, il se fait des globulines (IIasennoEK , Bull. ALIX. Ü3).

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