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CIO

LES URINES

culier l’acide glycocholique, représentent des principes importants de la destruction des globules rouges du sang très riches en nucléine. Or, la synthèse de l’acide urique a été faite en partant de l’urée et du glycocolle, et l’on sait que ce dernier acide est l’un des produits de dédoublement de l’acide glycocholique.

La substitution de l’acide hippurique (lui aussi dérivé du glycocolle) à l’acide urique dans l’urine des herbivores plaide encore en faveur de cette manière de voir. Toutefois, la disparition de l’acide urique n’est pas complète dans ces urines; l’on en trouve de 0gr,050 à Ûgr,050 par litre dans celles de bœuf, mouton, cheval, etc.

Etal de l'acide urique dans les urines. — L’acide urique est, après l’urée, la substance organique la plus importante des urines humaines. A l’état normal, chez l’homme, elles en contiennent 0gr,50 à 0gr,50 par litre, d’après Parkes. L’urine des jeunes entants en est plus chargée. En général son poids s’élève â ^ ou ^ de celui de l’urée, soit 0gr,008 par kilogramme d’animal vivant et par 24 heures. L’acide urique n’existe pas toujours dans l’urine des carnivores; par contre, on le trouve dans celle des herbivores soumis à l’allaitement ou à la diète. Il y est dissous, soit à l’état d’urophosphates alcalins ou alcalino-tcrreux, soit à l’état d’urates acides, principalement de quadriurate de sodium C3Hr’Az40JNa , C3II4Az*04. C’est ce sel qui constitue, surtout chez les fébricitants, les rhumatisants, etc., le dépôt briqueté des urines.

L’excès d’acidité des urines, leur appauvrissement en alcalis, leur faible pigmentation, leur richesse en acide urique, accélèrent la précipitation de l’acide urique.

L’alimentation, on l’a déjà dit, a une grande influence sur la production de l’acide urique. La proportion qu’on en excrète peut s’élever à lgr,5 et même 2 grammes par jour avec une nourriture exclusivement animale. Après les repas, sa quantité monte rapidement puis décroit de plus en plus lentement jusqu’au repas suivant.

L’activité musculaire paraît affaiblir la dose d’acide urique excrétée. Il semble en être de même de l’élévation de la température, en un mol, de tous les moyens qui agissent en excitant la formation de 1 urée. Le travail cérébral et le repos des muscles augmentent réciproquement la quantité d’acide urique des urines.

L’ingestion de glycérine accroît aussi sa dose; celle des corps gras ne paraît pas exercer d’influence certaine sur son élimination.

L’excrétion de l’acide urique est accélérée durant la période de neutralisation ou d’alcalinité des urines qui suit les repas, comme si a ce moment le foie et la rate étaient plus efficacement lavés par le sang rendu plus alcalin ( Haig ).

Le café et le chocolat activent puissamment la production de

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