MATIÈRES EXTRACTIVES DES URINES
Pli = 5,00; S = 5,40 pour 100. Si 1’ on fait abstraction du phosphore et du soufre, cette composition répond à la formule brute C13H24Az202; ou, si 1 on en tient compte, à Co>H)GAz808PS. Le même extrait non dialysable recueilli chez des tuberculeux ayant de la lièvre a conduit à la formule C,‘IP°AzJ0'\ formule qui diffère de la précédente par CAzÔH, ’ h' Ion connaît la relation : CAzUlI -f- AzIL = Urée. Injectés aux animaux, ces deux produits sont toxiques, mais le second bien plus que le premier : un décigramme tue un lapin de 2 kil. 200 en 45 minutes. On observe du myo'sis au début, des troubles de la sensibilité, à la fin, abolition de toute motilité mydriase, mort avec congestion pulmonaire, ecchymoses, cœur en diastole (Soc. cle biolog., 16 mai 1891).
Suivant Adduco (Arc/i. itcd. biolog. IX, 205 et X,I), on peut extraire par l’éther des urines normales, après le repos ou le sommeil, mais surtout après la fatigue, une base très toxique qui n’est pas la choline. Elle provoque chez les animaux des phénomènes d’excitation suivis de dépression.
Les ptomaïnes existent dans les urines normales en très faible proportion. On peut les extraire par les méthodes que j’ai données ailleui s. Tudicbum aurait séparé des urines normales, outre la créatinine, li ois autres bases : la vèducine CGHuAz O' douée d’un pouvoir réducteur considérable et que l’on peut préparer grâce à l’insolubilité dans l’alcool de sa combinaison barytique; la pararéducine CIPAz*©*; enfin 1 aromine qui dégage en brûlant une odeur aromatique comme le fait la tyrosine (C. R. G VI. 1805). Ces résultats méritent confirmation.
Dapiès Bouchard et Charnu, la toxicité des urines est représentée pour trois quarts par les sels de potasse qu’elles contiennent et pour un quai t par leurs matières extractives, parmi lesquelles il faut compter d une pail les bases ou ptomaïnes urinaires, de 1 autre les substances non dialysables ou difficilement dialysables et ces corps azotés mal connus qui agissent à la façon du curare. (Voir Bouchard, Soc. de biolog., 6 décembre 1884. Voir aussi sur l’influence du travail, du sommeil, etc., sur la toxicité des urines, le même auteur, C.Rend. Cil. 1127, et Lépine et Aubert, ibid. CI. 90.)