‹ Cours de chimieChapitre 438 sur 633 · CORPS ORGANIQUES URINAIRES NON AZOTÉS ET NON SULFURÉS · texte numérisé non relu

CORPS ORGANIQUES URINAIRES NON AZOTÉS ET NON SULFURÉS

Acides aromatiques. — Les acides benzoïque, paroxyphénylacélique, et hydroparacoumarique se rencontrent à l’état de traces dans les urines normales.

L \acide benzoïque CGH5.C02II peut exister dans les urines fraîches indépendamment de celui qui provient de l’acide hippurique.

V acide paroxyphénylacétiqye CGH4 C [?]], cû2ll , et Y acide hydro-

LES URINES

paracoumarique C II % qjjj qjj.> CO-II ® Y b’ouvent oussi en minime

proportion, en partie libres, en partie unis à l’acide sulfurique comme dans le sulfate Cf'IL C pH^— ^CO2!!- ^es ac^es se séparent en agitant avec

de l’éther le résidu de la concentration des urines qu’on acidifie. Baumann en a retiré environ 10 milligrammes par litre. La portion qui est unie à l’acide sulfurique ne s’extrait par l’éther qu’après qu’on l’a chauffée avec de l’acide chlorhydrique qui dédouble d’abord l’acide sulfoconj ugué.

Acides non aromatiques. — L’on a signalé encore dans les urines normales les acides oxalique, succinique, lactique, phosphoglycêriqiœ et divers acides gras.

L'acide oxalique se trouve, en faible proportion, dans presque toutes des urines sous forme d’oxalate de chaux dissous grâce à l’acidité de la lliqueur. Sa quantité peut varier depuis des traces jusqu’à 0gr,020 par litre. 11 peut manquer tout à fait. Il est plus abondant dans les urines des chevaux et des porcs. Cet acide a trois origines : 1° il dérive de l’oxydation des tissus, et paraît avoir avec l’acide urique des relations certaines. L’on sait qu’en s’oxydant, ce dernier peut donner de l’acide mésoxalique apte à se dédoubler à son tour en acide oxalique et carbonique ou formique. 2° L’oxydation incomplète des corps gras, des sucres, de l’amidon des acides tartrique, malique, etc., donne aussi de l’acide oxalique; il peut donc venir encore de cette source. 5° Il provient enfin des oxalates acides, ou des substances aptes à les fournir facilement, qui se trouvent dans certains de nos aliments (oseille, . betteraves, asperges, choux, épinards, rhubarbe, tomates et, penset-on, d’autres végétaux riches en acide citrique, enfin et surtout chocolat) ( 1 ).

(i) Les relations de l’acide oxalique avec l’acide urique sont assez étroites pour que de minimes quantités d’oxalates reçus par les aliments (par exemple par le calé et le chocolat) augmentent aussitôt la quantité d’acide urique excrétée. Voici, à cet égard, un petit tableau, dressé d’après les dosages d’Esbach, des quantités d’acide oxalique contenues dans un kilogramme de divers aliments, calculés frais, les plus usuels :

Thé noir S1-", 75

Infusion de thé 2,06

Cacao en poudre 4,50

Chocolat 0,90

Poivre pur 3,25

Café 0,13

Oseille 2e', 74 à 5,63

Épinards. . . . Ie'. 91 à 5,17 Rhubarbe en branche. . . 2,47 Choux de Rruxellcs. . . . 0,02

Choux-fleurs 0,00

Betteraves 0,39

Haricots verts . 0e', 06 à 0,21

Haricots blancs 0,31

Fèves de marais 0,16

Pommes de terre. . . . 0e', 05

Farine de froment .... 0,00 Farine de sarrasin .... 0,17

Farine de seigle 0,00

Lentilles 0,00

Pois 0,00

Son de blé 0,85

Chicorée 0,10

Escarole 0,02

Mèche 0,02

Cresson traces

Laitue 0,00

Tomates. . . . 0e', 002 à 0,05

Carottes 0,05

Groseilles en grappes. . . 0,13

Pruneaux 0e’, 12

Prunes 0,07

Framboises 0,06

Oranges 0,03

Citron 0.03

Fraises 0,01

Pommes traces

Raisin 0.00

Vin rouge 0,00

Bière douteux

Poires, abricots, pêches, ligues, melons. . . . lrace5 Quinquina jaune .... douteux Lait d’00

Page 1