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MATIÈRES RÉDUCTRICES DES URINES

L acide succinique se rencontre en faible quantité dans les urines surtout après qu’on a mangé des aliments riches en acide malique, des fruits, des légumes. Il existe d’après Meisner dans l’urine des chiens nourris de viande et de graisses, mais non constamment d’après Salkowsky. L’acide succinique qu’on ingère ne reparaît pas dans les urines (. Long o ).

L acide lactique n’est pas un élément constant des urines normales. 11 y apparaît, dit-on, après un exercice musculaire suivi de fatigue; Salkowsky a mis ce fait en doute.

Les acides gras qu on peut rencontrer dans les urines sont les acides propionique, valérique, caproïque et surtout butyrique. On les isole par distillation. D après Neubauer et Loebisch, ils seraient quelquefois accompagnés d acide acétique et formique. Il est probable que ces acides proviennent d une résorption intestinale: ils se forment, à partir du butyrique, et même du propionique, dans la destruction bactérienne des albuminoïdes.

L acide phosphoglycérique paraît exister aussi dans les urines à 1 état de traces (Sotiiichewshy') . 11 a sans doute pour origine les lécithines du tissu nerveux et du sans.

Glucose; alcool; acétone: acide glycuronique. — Autres matières

réductrices. — On extrait de 10 à 50 milligrammes de glycose par litre d urine noimale ( Abelès ; Pavy). A côté de ce corps, on rencontre des substances mal connues qui réduisent aussi le réactif cupropotassique ; elles équivalent, à ce point de vue, à environ 0gr,4 de sucre réducteur par litre. Leurs solutions bouillies avec le réactif précédent, le décolorent, mais 1 oxydule formé reste en dissolution et la liqueur ne précipite pas. La fermentation alcoolique de ces urines n’annule pas leur pouvoir réducteur. Ces substances ne sont donc pas la glycose; elles précipitent par l’acétate et le sous-acétate de plomb, et imparfaitement par la baryte. Enfin l’extrait sirupeux de ces urines traité par les oxydants fournit de l’acétone. Tous ces faits ont fait penser à Flükiger ijuc 1 agent réducteur n est autre que l’acide glycuronique.

Suivant IIoppo Seyler, on trouverait toujours une trace d’inosite dans es urines normales. Un adulte excréterait par cette voie environ 1 centigramme d’acétone en 24 heures ( Jacksch ).

M. A. Béchamp, puis Minkowski, ont extrait une trace d’alcool des mines normales. Lieben en a retiré 1 gramme des urines de 24 heures l un homme qui avait bu 1450 grammes de vin rouge.

L 'acide glycuronique CG II10 O7 ne se rencontre qu’à l’état de traces '7 ordinaires; mais il peut apparaître L à coup sous "es

influences mal déterminées : excès du travail ou de coït, imminence tu diabète. Il se produit aussi chaque fois qu’on administre aux malades

du chloral, du chloroforme à dose narcotique, du camphre, ou bien aux animaux du curare, de la nitrobenzine ou du nitrotoluène.

On peut préparer l’acide glycuronique au moyen de l’acide camphoglycuronique qu’on trouve dans l’urine des chiens auxquels on administre du camphre ( Schmiedeberg et Meyer), ou bien avec l’acide urochloralique qui se rencontre dans l’urine des animaux auxquels on a lait prendre du chloral. Nous avons donné sur ce corps les détails nécessaires dans ce volume, p. 289 et suivantes.

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