MATIÈRES MINÉRALES DES U R I N E S N O R M A L ES
Nous éliminons journellement par les urines de 9 à 22 grammes de matières minérales formées de chlorure de sodium qui prédominé, de sulfates et phosphates alcalins, de sulfates terreux, d’un peu d’ammoniaque, d’acide silicique et de fer. Lors de l’incinération, la fraction des hases minérales (potasse, soude, chaux, magnésie), qui étaient unies aux éléments organiques, se transforme en sulfates et carbonates qui restent dans les cendres.
Une partie des sels urinaires provient de nos aliments, une autre de la désassimilation des tissus. Les animaux qui reçoivent une alimentation suffisante mais d’où l’on a systématiquement exclu ou enlevé les sels minéraux, tombent dans un état particulier d apathie, de débilité, d’hébètement, suivi de parésie des extrémités, de convulsions et d accès de fureur (Foster). Les sels minéraux ne disparaissent jamais entièrement des urines qui les empruntent au plasma sanguin et aux tissus.
Chlore: Sel marin. — La majeure partie du chlore des urines est unie à la soude à l’état de sel marin. L’ensemble des bases, la soude exceptée, suffirait h peine à saturer le tiers du chlore que les urines contiennent.
Nous éliminons par les reins en 24 heures de 9 à 14 grammes de chlorure de sodium. Cette quantité augmente ou diminue si nos aliments sont plus ou moins salés, de telle façon que le sang conserve toujours à peu près sa teneur normale en sel marin. Les boissons, 1 activité musculaire, augmentent la proportion des chlorures urinaires; le repos, le sommeil, la diminuent. L’élimination du sel marin passe par un maximum dans l’après-midi et un minimum dans la nuit, à moins qu’on n’ait
été occupé à un travail cérébral.
Une petite quantité du chlore des urines s’y trouve à l’état de chlorure
de potassium. .
Acide sulfurique. — Les urines contiennent cet acide d une pai l’état de sulfates, de l’autre, à l’état de phénols-sulfates acides. Ces dernièrs représentent la 10fi partie de la totalité de l’acide sulfurique.