‹ Cours de chimieChapitre 550 sur 633 · A) CORPS ALBUMINOÏDES · texte numérisé non relu

A) CORPS ALBUMINOÏDES

Nous n’avons pas à nous occuper ici de l’origine des albuminoïdes chez les animaux; ils leur arrivent tout formés par l’aliment et l’on a essayé d’indiquer (p. 64) le mécanisme qui leur donne naissance dans les plantes.

L’économie animale ne produit pas ces corps, mais elle possède l’aptitude, soit au cours de la digestion intestinale, soit dans les cellules des tissus, de les dédoubler en nouvelles matières albuminoïdes plus simples : propeptones, hémi- et anti-albumoses, proto- et deuléroalbumoses, hémipeptones et peptones (p. 174), avec ou sans mise en liberté de tyrosine. Ces divers membres simplifiés de la molécule albuminoïde primitive semblent pouvoir se souder ensuite entre eux en proportion et suivant des modes d’agrégation divers pour produire les albuminoïdes propres à chaque espèce (serines, ovalbumines, vitellines, caséines, musculines, etc.). Les produits de dédoublement des corps protéiques peuvent aussi se souder à des groupes spéciaux pour constituer de nouveaux corps très complexes (protagon, hémoglobines, nucléines, etc.) aptes à donner des albuminoïdes en se dédoublant à leur tour.. Il peut enfin en dériver des substances encore protéiques, mais moins plastiques et plus oxygénées que les albuminoïdes proprement dits (chondrine, élastine, kératine, etc.), peut-être par remplacement d’une partie de la molécule protéique primitive par des radicaux plus pauvres en hydrogène, aromatiques, minéraux, etc.

Page 1