PRINCIPES RELATIFS AU A TRANSFORMATIONS DE L’ÉNERGIE
C’est le système nerveux : il distribue à sa guise le sang et l'oxygène, l’excitation ou l’arrêt, le relâchement ou la contraction musculaire, il mesure aux tissus leurs matériaux nutritifs, fait circuler les excreta, etc., suivant le plan régulier auquel il préside. C’est à ce sys- . tèine nerveux qu’est conférée non seulement la réglementation de chaque fonction, mais leur commune association et dépendance, c’est par conséquent à lui qu’est dû ce phénomène si frappant de la vie générale. C’est en lui que réside le grand problème de la vie individuelle, c’est-à-dire de l’harmonie du fonctionnement de chaque partie dans l’ensemble, d’où résulte la conservation de l’ordre intérieur et l’existence de l’être personnel. La cellule nerveuse esta l’ensemble général ce qu’est le noyau à la cellule; et l’organisation du tissu nerveux est la cause directrice de la vie générale, comme l’organisation du protoplasma et du noyau de chaque cellule est la raison d'être de son fonctionnement particulier.
C’est dans cette organisation du tissu nerveux, certainement transmis par la matière de la génération, qu’est la cause et le mystère de l’organisation générale et de la vie individuelle.
Qu’il s’agisse de la vie d’ensemble, ou de la vie de la cellule isolée, du fonctionnement du protoplasma ou des phénomènes élémentaires qui résultent delà constitution de la molécule chimique intégrante du plasma où du tissu, la vie consiste donc en une série ordonnée de transformations de l’énergie chimique, physique ou mécanique. La plante ou l’animal ne créent ni 11e détruisent aucune partie de cette énergie, mais chacun de leurs organismes la transforme et la dirige dans un ordre et par conséquent vers une lin déterminée. Le milieu extérieur fournit cette énergie tout entière à l’être vivant soit sous forme actuelle et cinétique de mouvement, de chaleur, d’électricité, etc., soit sous forme latente ou potentielle telle qu’elle existe dans les aliments et l’oxygène libre.
Or, quels que soient les étals successifs sous lesquels se manifeste cette énergie, ses transformations obéissent à deux conditions absolues :
1° La quantité d’énergie totale demeure invariable;
2° Les transformations qu’elle subit restent soumises aux conditions de transformations et aux lois ordinaires de l’équivalence des forces matérielles. Par exemple 1 gramme d'albumine, lorsqu’il s’oxvde dans l’un de nos tissus en absorbant 1,7 d’oxygène pour former 1 er,65 d’acide carbonique, 0,414 d’eau, et 0,59 d’urée, dégagera toujours, quelle que soit la cellule où se passe cette combustion, le mécanisme qui lui donne lieu, et les réactions intermédiaires, 4cal ,857 , c’est-à-dire la quantité de chaleur (pie produirait cette même quantité d’albumine par sa combustion vive et totale dans le calorimètre, diminuée de la quantité de chaleur qui répondrait à la combustion de 0gr,59 d’urée formée, urée qui reste