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PRINCIPES RELATIFS AUX TRANSFORMATIONS DE L’ÉNERGIE

le seul résidu encore combustible de ce gramme d’albumine. Si, durant celle tranformalion, il n’y a pas eu seulement chaleur produite, mais aussi, travail effectué, l’énergie ainsi rendue actuelle permettra à l’animal de développer autant de fois 426 kilogramrnètres qu’il y a de calories disparues sur les 8cal,'l qui répondent à la transformation de 1 gramme d’albumine en eau, acide carbonique et urée.

A cet égard, M. Berthelot, dans son Essai de mécanique (t. I, p. 01. chapitre VII, Chaleur des êtres vivants), expose le théorème fondamental suivant relatif à la production et aux transformations de l’énergie calorifique chez les êtres animés : « La chaleur développée dans un êlrc vivant pendant une période quelconque de son existence accomplie sans le secours d'aucune énergie étrangère à ses aliments, est égale à la chaleur produite par les métamorphoses chimiques des principes immédiats de ses tissus et de ses aliments diminuée de la chaleur absorbée par les travaux extérieurs effectués par l’être vivant. » Et il ajoute pour bien éclairer toute sa pensée : « Il en résulte que /’ entretien de Ici vie ne consomme aucune énergie qui lui soit propre — La nature des transformations intermédiaires ne joue aucun rôle dans le calcul de l'énergie nécessaire à son entretien , pourvu que les états initial et final de l’être vivant et des matières qu’il assimile soient exactement connus ».

Ce théorème fondamental doit être généralisé de la façon suivante :

L’ensemble des énergies dépensées en un temps donné par une plante ou un animal pour son fonctionnement intérieur en dehors de tout apport d’énergie étrangère, équivaut, suivant les lois ordinaires de l’équivalence des forces, à la chaleur qui serait versée au calorimètre par la somme des transformations chimiques subies dans ce même temps par les principes immédiats des tissus et aliments de cet être, diminuée de l’équivalent calorifique des travaux extérieurs effectués au cours de cette période. Dans la dépense d'énergie on doit comprendre la production de chaleur sensible qui maintient plus ou moins constante la température de l’être vivant, mais qui ne saurait être considérée comme réversible en travail (voirp. 517), ni autrement utilisable pour son fonctionnement (’).

Si l’on convient de calculer en chaleur (suivant les lois de I équivalence des forces matérielles) toute production d’énergie sensible duc au fonctionnement de l’animal, on pourra pratiquement calculer cette énergie, actuelle ou disponible, d’après le théorème suivant dû à M. Beillielot (hoc. cil. p. 02) :

(•) La clialeur produite par les animaux a tous les caractères d’une excrétion, d une dépense,! ainsi que nous l’avons démontre pour les muscles en particulier où elle n est plus transforma > en tension, mouvement, ou travail.

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