PRINCIPES RELATIFS AUX TRANSFORMATIONS DE L’ÉNERGIE
« La chaleur développée par un être vivant qui n’effectue aucun travail extérieur pendant une période donnée de son existence accomplie -ans le secours d aucune énergie étrangère à celle de ses aliments, est jgale a la dillérence entre la chaleur de formation (depuis les éléments) les principes immédiats de ses aliments et de ses tissus réunis, au début le la période .envisagée, et les chaleurs de formation des principes inmédiats de ses tissus et de ses excrétions, à la lin de la môme période. »
Comme 1 a lait observer sinon le premier, du moins d’une façon précise et définitive le même savant, la chaleur animale (ou l’énergie correspondante disponible) ne saurait être attribuée aux seules combusions intraorganiques, ainsi qu’on l’a pensé longtemps à la suite de la çrande découverte de Lavoisier sur l’origine principale de la chaleur iinimalc. Les hydratations, déshydratations, dédoublements et simples hangements isomériques absorbent ou dégagent de la chaleur, et le héorème précédent permet de la mesurer exactement si l’on connaît t’état initial et l’état final de l’animal, ainsi que les quantités de chaleur ournies par la combustion totale des principes immédiats qui composent es deux systèmes avant et après que ces transformations ont eu lieu. On doit se rappeler à ce sujet le principe général suivant :
La chaleur de formation d'un corps égale la chaleur de combustion otale des éléments de ce corps s ils étaient brûlés séparément , diniiucc de la chaleur de combustion de ce corps au calorimètre Cette équation permettra toujours d’appliquer le théorème ci-dessus uisqu on connaît la chaleur de combustion de chaque élément simple ‘ qu’on a mesuré aussi la chaleur de combustion de la plupart des prinpcs immédiats de nos tissus, ainsi que nous allons le voir.
Le théorème suivant, dont nous sommes aussi redevables à M. Bcrîelot, vise 1 état d équilibre ou de santé où l’animal, restant constant de oid» et de nature, ne se développerait ni ne dépérirait, en un mot ne ; modifierait pas.
« La chaleur développée par un être vivant qui ne reçoit le concours aucune énergie étrangère à celle de ses aliments, et n’effectue aucun avail extérieur, pendant la durée d’une période à la fin de laquelle •tre se retrouve identique à ce qu’il était au commencement, est égale la différence entre les chaleurs deformation de ses aliments (l’oxyglne l’eau étant compris sous cette dénomination) et celle de ses excrétions iau et acide carbonique compris). »
Si l’animal a produit du travail extérieur au cours de cette période, quantité de chaleur apparue sera diminuée proportionnellement i équivalent mécanique du travail accompli ( 1 calorie disparue pour !5 kilogrammes produits).