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PRINCIPES RELATIFS AUX TRANSFORMATIONS DE I/ÉNERGIE

Les deux théorèmes suivants sont généraux ; ils ont en chimie pure, comme en chimie biologique, d’incessantes applications :

a. — « L’oxydation totale d’un principe immédiat au moyen de l’oxygène libre, c’est-à-dire sa transformation intégrale en eau et acide carbonique, dégage une quantité de chaleur égale à la différence entre la chaleur de combustion de ses éléments et sa propre chaleur de formation depuis les mêmes éléments. »

b. — « L’oxydation incomplète d’un principe immédiat par l’oxygène libre dégage une quantité de chaleur égale à la différence entre la chaleur de combustion totale du principe et celle des produits actuels de sa transformation. »

Il suit de ces règles qu’une même quantité d’oxygène, suivant qu’elle se fixera sur tel ou tel principe, tel ou tel tissu, tel ou tel aliment, et le transformera en nouvelles substances, pourra dégager des quantités de chaleur fort différentes. 11 suit aussi de là, que deux espèces animales, avec des alimentations différentes pourront, en absorbant la même quantité d’oxygène et produisant la même quantité d’eau, d’acide carbonique et d’urée, dégager des quantités de chaleur et produire des quantités

de travail différentes (voir Berthelot, loc. cit., p. 97).

Il est bon de remarquer enfin que l’oxvgène uni dans le sang à l'hémoglobine, état sous lequel il oxyde les tissus, ne produira pas exactement. dans ces tissus la même quantité de chaleur pour faire passer l’organisme d’un état initial déterminé à un même état final, que si cet oxygène eût été libre; mais la quantité totale de chaleur dégagée demeurera invariable si l’on considère le corps tout entier, la chaleur perdue, par le dédoublement de l’oxyhémoglobine, lorsqu’elle agira comme oxydant dans les tissus, étant exactement compensée par la chaleur gagnée par le sang lors de la formation de cette oxyhémoglobine dans le poumon.

Terminons enfin ces considérations relatives à l’origine et à la mesure de l’énergie en général, et chez les animaux en particulier, par le théorème important qui suit relatif aux dédoublements moléculaires : c. « Lorsqu’un principe organique se dédouble en deux autres substances ou un plus grand nombre, la chaleur dégagée ou absorbée est égale à la différence entre la chaleur de formation des produits formés et celle du principe initial. »

Ainsi le dédoublement du glucose en alcool et acide carbonique, sous l’influence de la levure de bière, ou par tout autre agent, dégagera 7 1 calories pour C6ir*0° (=180 grammes), suivant les équations :

Chaleur de formation =

205 Cal.

2G2IIr,0

Chaleur de formation =

74 Cal.

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