L’ASSIMILATION CHEZ L’ANIMAL
stances diffèrent entre elles de propriétés et même de composition, et diffèrent aussi de celles qui leur ont donné naissance, tout en restant toujours albuminoïdes.
Les quelques analyses moyennes que nous donnons ici montrent d’ailleurs leur grande analogie :
Carbone. .
Hydrogène.
Azote . . .
Oxygène. .
Soufre. . .
ALBIIJIINE
d’œuf.
FIBRINE
du sang.
CASEINE
du lait.
MUSCULINK
des muscles.
OSSEINE.
Suivant donc qu’elle se fixe dans l’œuf, le sang, le lait, les muscles, l’os, etc., la matière albuminoïde variable des divers aliments se modifie, tout en gardant une partie essentielle de ses aptitudes générales, et s’adapte aux fonctions de chaque espèce de cellule grâce au travail d’assimilation dont nous parlons. Ce travail de spécialisation se produit à peu près indifféremment aux dépens de 1 une ou de 1 autio des albuminoïdes fournis à l’animal.
Ce phénomène de l’assimilation est certainement encore très mystérieux, mais nous pouvons observer que les modifications assimilatrices sont essentiellement superficielles, comme si le noyau albuminoïde restant constant, des parties secondaires disparaissaient ou se surajoutaient comme il arrive notoirement pour les corps gras de l’économie (pii, tout en gardant toujours le radical glycérique générateur de ces éthers, varient par la nature des acides qui viennent s’unir à lui pour former les divers principes gras. Pour revenir aux albuminoïdes, nous savons aujourd’hui que leurs caractères de solubilité ou d insolubilité, si importants au point de vue des phénomènes de la vie, peuvent quelquefois tenir uniquement à la combinaison de traces de sels, d’alcalis, d’eau ou de gaz à une même molécule invariable. MM. Urbain et Mathieu ont montré, en effet, qu’il suffit d’étendre de l’albumine d’œuf, et de l’exposer ensuite au vide, pour que, perdant une quantité fort sensible d’acide cabonique à laquelle elle est combinée, elle soit en même temps privée de la propriété de se coaguler par la chaleur. J’ai établi de mon côté qu’il est facile de transformer la fibrine insoluble du sang en une substance soluble et coagulable à chaud très semblable h l’albumine d’œuf, rien qu’en modifiant la nature des sels auxquels cette fibrine insoluble est combinée : il suffit de la dissoudre dans de l’eau salée, de dialyser celte liqueur, et d’évaporer dans le vide lorsqu’elle a perdu l’excès de sel marin ajouté. Un phénomène inverse se produit avec le fibrinogène, albuminoïde soluble du sang qui, en s’unissant aux