MODE DE DÉSASSIMILATION DES DIVERS ÉLÉMENTS
l’état definitif d’eau, d’acide carbonique et d’urée, l’animal aura toujours disposé de 486 calories qu’il aura dépensées en travail intérieur de structure ou de réserve de potentiel, pour l’entretien de sa chaleur interne ou le rayonnement extérieur, ou bien en travail mécanique équivalent.
Mode de désassimilation des divers éléments. — Les lorniOS SOUS
lesquelles sont éliminés chacun des éléments peuvent donner lieu à quelques observations utiles.
Le carbone est principalement éliminé par la peau et les poumons à l’état d’acide carbonique ; un sixième environ du carbone albuminoïde est excrété à l’état d’urée, apte elle-même en s’hydratant dans certaines conditions à se dédoubler en acide carbonique et ammoniaque. Une minime proportion du carbone assimilé, l/15e environ, passe à l’état de composés complexes d’excrétion : acide urique, xanthine, acides amidés, etc.
Une proportion notable de l’hydrogène est rejetée sous forme d’eau par la perspiration et l’urination ; cette eau provient à la fois de celle que nous recevons sous forme de boissons et d’aliments, et des combustions de l’économie. Une minime quantité d’hydrogène s’échappe à l’état gazeux, soit qu’il provienne de quelques rares cellules où se passent des dédoublements analogues à la fermentation butyrique :
C6II1206 = C4IIs02 + 2 CO2 + 2 H2
soit qu’il résulte des fermentations intestinales.
L’oxygène s’élimine presque entièrement à l’état d’acide carbonique et d’eau. Si l’on fait abstraction de l’eau absorbée et éliminée en nature, la quantité d’oxygène contenue dans l’ensemble des excrétions d’un animal, d’un mammifère par exemple, dépasse de près d’un quart celle qui lui est fournie par la respiration. Un cinquième delà totalité de l’oxvgène excrété provient des aliments; et cette considération, fondée sur les expériences de Pettenkoffer et Voit, m’a permis d’établir en 1884 que l’animal à sang chaud, qui paraît essentiellement aérobie, vit dans quelques-unes de ses cellules à la façon aérobie et y détruit la sixième partie environ de ses réserves sans accès sensible de l’oxygène extérieur. Les observations de M. Berthelot sur la production de chaleur chez les animaux par simples dédoublements ou isomérisations et othermiques viennent confirmer celte importante conclusion.
L’azote nous est fourni surtout par les substances protéiques. On en trouve de 4 à 25 pour 100 dans la chair musculaire fraîche, les œufs, le lait, le pain, etc.; 100 parties de matières albuminoïdes contiennent elles-mêmes de 13 à 18 pour 100 d’azote.
Il est éliminé principalement à l’état d’urée. Une faible proportion,