CU20 = C14H804 — 10H2O
Aldéhyde Alizarine. Eau.
méthylique.
L’arbutine dédoublable en glycose et hydroquinone se rattache sans difficulté au même aldéhyde :
7Ctl20 = C6II602 + CH202 — 5H20
Aldéhyde Hydroquinone. Acide Eau.
méthylique. formique.
Pour la salicine qui donne de la saligénine et de la glycose nous aurons :
9 CII20 = C7H802 + 2CIPO* etc.
Aldéhyde Saligénine. Acide méthylique. formique.
Ce n’est donc pas seulement du sucre, des gommes, de l’amidon, de la mannite, de la cellulose qui peuvent se produire, et se produisent, dans le végétal grâce aux réactions très simples dont nous venons de donner la clef, mais des glucosides compliqués, des phénols, de 1 hydroquinone, des tanins, des matières colorantes, et l’observation démontre que,
SYNTHÈSE DES MANNITES, GOMMES, MUCILAGES, ETC.
dans les feuilles où ils se forment, tous ces corps se montrent pour ainsi dire d’emblée dès le développement des cellules à chlorophylle.
Parmi les produits de la vie de la plante, on peut mentionner encore les mannides ou mannitides, qui diffèrent des glucosides en ce qu’ils donnent de la mannite CGHuO°, et non du glucose comme terme constant de leur dédoublement par hydratation. La mannite apparaît d’emblée dans quelques végétaux, dans le frêne, dans divers champignons, dans certaines algues, dans les feuilles et les fruits de l’olivier, etc. Il est facile d’expliquer sa formation si l’on tient compte de la puissance réductrice de la chlorophylle hydrogénée, ou protophylline, aussi bien que de cette propriété des aldéhydes de donner, en s’hydratant, à la fois les acides qui leur correspondent et l’hydrogène naissant. Nous pourrons donc écrire :