DÉSASSIMILATION DES CORPS GRAS
,mation se fait sans l’intervention de l’oxygène, à peu près comme cela a lieu pour les cellules du testicule après l’opération du bistournage, qui, ne recevant plus de sang, finissent par subir la dégénérescence graisseuse qui envahit tout l’organe. Il en est de même du phénomène microbien de la production de l’adipocire : on sait que, dans cer- I taines conditions, les masses musculaires des cadavres inhumés peuvent se transformer dans le sel ammoniacal d’un acide gras formé de 97 pour 100 d’acide palmitique avec un peu d’acide stéarique. Nous avons montré avec M. Etard, que dans la fermentation bactérienne, les graisses animales disparaissent aussi bien que les sub- ■ stances protéiques et que les corps gras sont remplacés par de l’acide palmitique privé de tout autre acide gras, et formé aux dépens des matières albuminoïdes. Les cellules des bactéries de la fermentation anaérobie ont donc cette propriété de transformer la viande en acides gras, mais non en graisses.
La production des corps gras aux dépens des albuminoïdes chez les grands animaux a été indirectement démontrée par Boussingault, puis par Pettenkoffer et Voit. Ils ont prouvé que chez ranimai qu’on engraisse, tandis que la presque totalité de 1 azote ingéré se retrouve dans les urines et les feces, on n obtient pas la totalité du caibonc absorbé en ajoutant celui qui existe dans ces deux exci étions à celui de l’acide carbonique expiré et perspiré. Il faut donc qu une paitie de ce carbone se fixe dans l’économie à 1 état de graisse, que 1 on voit, en effet, apparaître et augmenter dans les divers tissus.
Par quelle sene de transformations les matieics albuminoïdes passent-elles pour se transformer en graisses? G est là une question plus délicate que nous étudions plus loin, a propos de la nutrition cellulaire (IVe Partie).