ORIGINE DES MATIÈRES ALBUMINOÏDES
carbone, hydrogène, azote, oxygène et soufre; tous sont instables et putrescibles sous T influence des ferments anaérobies. Tous se dédoublent par hydratation en urée (ou scs éléments), acides gras, acide oxalique et amides plus ou moins complexes. Les corps albuminoïdes des plantes ne sont pas sensiblement différents de ceux qui composent les tissus des animaux.
On a cru longtemps que l’azote s’introduisait dans les végétaux à l’état de sels ammoniacaux ou d’ammoniaque : dans cette hypothèse, l’ammoniaque servait de noyau et pour ainsi dire de squelette aux amides, aux imides et aux nitriles dont les albuminoïdes sont les termes les plus complexes. 11 a fallu renoncer à cette hypothèse : d une part, si l’on cultive des végétaux dans des sols calcinés additionnés de sels ammoniacaux, ils sont loin de prospérer, tandis qu’ils se développent rapidement dans ceux où l’on introduit des nitrates; d’autre part, ce sont ces derniers sels, presque à l’exclusion des composés ammoniacaux, que l’on retrouve à l’état libre dans les sucs de la tio-e ou de la racine des plantes qui croissent sur les sols auxquels
on fournit des engrais ammoniacaux.
Il est donc établi que c’est surtout sous forme de nitrates que l’azote s’introduit dans la plante, et le sol contient, nous l’avons vu page 53, les organismes nécessaires à la nitrification des matières azotées et au besoin, à l’absorption de l’azote atmosphérique.
Faiblement dissociés, en partie grâce à leur dilution extrême, en partie grâce à la légère acidité des sucs de la plante, ces nitiates anivent dans le protoplasma des cellules de la feuille où nous avons vu se produire incessamment à la lumière, la protopylline, 1 aldéhyde méthylique et le glucose à l’état naissant, c’est-à-dire les réducteurs les plus énergiques. Dans ces conditions intervient, suivant nous, un phénomène dont on n’a point tenu compte, mais dont nous avons de
nombreuses preuves. . .
Dans la production de l’éther nitreux par l’acide nitrique et 1 alcool,
dans la fabrication de l’acide fulminique, dans la réduction des corps nitrés, etc., on voit toujours apparaître l’acide cyanhydrique. G est ainsi qu’agissant sur l’acide azotique, l’alcool se transforme d’abord en aldéhyde, tandis qu’il se produit de 1 acide azoteux .
Az03ll + C2H60 = A.z02ll + CdDO
puis l’aldéhyde formé réduit l’acide azoteux suivant 1 équation .
AzOMI + Ca-lùO
Acide Aldéhyde,
azoteux.
CAzlI -F CH*0* + H*0 («)
Acide Acide Eau.
cyanhydrique. formique.
(i) Une grande partie de l’acide cyanhydrique naissant disparaît en s un.ssaut
l'aldéhyde,