‹ Cours de chimieChapitre 133 sur 166 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

«la la base « calai de l'sridi.

Quinine.

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Cinchooine. ........

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Brucine

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Strychnine

Terairine

Émétine

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Morphine....

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Narcotine

Caféine

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Morphine.

ntl. Celte substance , découverte par M. Scrluerncr , n’existe que dans l'opium ; elle y est combinée avec l’acide mcconique. Pour obtenir la iriorphinc, on fait bouillir pendant quelques instans une dissolution concentrée d’opinm avec de la magnésie , (on emploie 10 grammes de magnésie par livre d'opium ) : il se forme un précipité de sous-méconatc de magnésie , de morphine et de narcotine , que l’on lave sur un filtre ; on fait macérer ce précipité dans de l’alcool faible à la température de 60 à jo • , qui !. . 74

dissout la oarcotinc et la matière colorante ; ensuite on traite par l'alcool concentré et bouillant , qui dissout seulement la morphine ; on filtre à chaud , et la morphine se dépose par le refroidissement. Celte substance est blanche , cristallisée en aiguilles ; trèspeu soluble dans l’eau bouillante , mais très-soluble dans l'alcool ; elle est fusible et décotnposable par la chaleur ; l’acide nitrique lui donne une couleur rouge de sang ; tous les acides affaiblis la neutralisent; son action sur l'économie animale est très-vive , surtout lorsqu’elle est dissoute dans un acide; scs sels n’agissent pas de la même manière que l’opium, principalement parce que l'opium renferme en outre de la narcotine.: Le sulfate et l’acétate de morphine sont maintenant employés en médecine.

Cinchonine.

ma. Les quinquinas renferment deux principes amers, la cinrhoninc et la quinine; celui qui est gris ne renferme que de la cincboninc , le jaune ne contient qi c de la quinine , et le rouge les renferme l’une et l'autre. La cinchonine fut d'abord découverte par M. Burcan ; mais M. Labillardière et MM. Pelletier et Cavcnton reconnurent les premiers sa nature alcaline. La cinchonine s’obtient par le procédé suivant : on fait chauffer du quinquina gris réduit en poudre , avec de l'acide hydro-chlorique faible ; on filtre , et on verse un excès de lait de chaux , on lave le précipité et on le traite par l’alcool bouillant , on filtre , on fait évaporer et cristalliser. Si les cristaux ne sont pas assez purs , on les dissout dans un acide , on clarifie par le charbon animal , on précipite par la chaux , on redissout dans l'alcool , et on fait cristalliser de nouveau. La cinchonine est blanche , très-peu soluble dans l'eau chaude , l’éther , les huiles fixes et volatiles , très-soluble dans l’alcool ; exposée au feu , elle se décompose avant d'entrer en fusion et se volatilise en partie. Les oxalates , tartrates et gallates de cinchonine sont insolubles. Plusieurs sels de cinchonine sont employés en médecine dans le traitement des fièvres intermittentes , mais ils agissent avec moins d’énergie que les sels de quinine.

Quinine.

. ssi3. La quinine , découverte par MM. Pelletier et Cavcnton dans le quinquina jaune, s’extrait de cette substance par un procédé semblable 1 celui que nous venons d’indiquer pour la cinchonine. La quinine est blanche , poreuse , incristallisable , trèsélectrique , surtout après sa fusiun. Le sulfate de quinine cristallise en aiguilles nacrées, qui à 100“ sont lumineuses par un léger frottement. Ce sel est employé avec succès dans le traitement des fièvres intermittentes ; on l’obtient en faisant bouillir une partie de quinquina jaune avec huit parties d’eau et yi,, d'acide sulfurique , filtrant , précipitant par '4 de chaux vire , lavant le précipité , traitant à chaud par l’alcool , évaporant les dissolutions alcooliques , saturant par l'acide sulfurique faible , clarifiant par le charbon animal et faisant cristalliser ; i k de quinquina donne ordinairement 13 gram-

mes de sulfate. Le nitrate et l'acétate de quinine s'obtiennent comme le sulfate ; ils cristallisent facilement ; l'oxalatc , le tartrate et le gallate de quinine sont insolubles.

Émeline.

sai4- L’émétine , découverte par M. Pelletier , ne se trouve que dans l’ipécacuanba; on l’extrait par le procédé suivant : cette matière pulvérisée est traitée par l'éther , pour enlever une matière grasse ; par l'alcool bouillant , qui dissout le sel d’émétine , de la cire , de la matière grasse et de la matière colorante ; la dissolution alcoolique évaporée àsiccité est traitée par l’eate, qui ne dissout que le sel d émétine et de la matière colorante ; on chauffe cette dissolution avec un excès de magnésie : l’émétine est précipitée -, on lave le dépôt , on reprend l'émétine par l’alcool , on évapore : le résidu est l’émétine pure. L’émétine est blanche, pulvérulente , peu soluble dans l'eau , insoluble dans l'éther et les huiles • très-soluble dans l’alcool ; elle entre en fusion à 45* i elle ne forme aucun sel neutre , tous ses sels acides se prennent en masses gommeuses par l'évaporation ; l'aride nitrique concentré lui donne une teinte jaune orangé et la transforme en acide oxalique ; les sels d'émétine sont précipités par l’acide gallique , mais ne le sont pas pgr les tarlrates et les oxalatcs alcalins. La noix de galle est le meilleur antidote contre les empoisonnemens par l’émétine.

Strychnine.

■ ai 5. Cette substance, découverte par MM. Pelletier et Caventon , existe eombibinée avec l’acide igasurique , dans la lève de Saint-Ignace ( graine du Strychnos Ignatia ) , dans la noix vomique ( graine du Strychnos nui voinica ) , et dans le bois de couleuvre ( Strychnos cotubrina ) ; elle y est presque toujours accompagnée d'une certaine quantité de brucine. En traitant ces substances par le procédé que nous avons indiqué pour extraire la morphine , on obtient un mélange de ces deux bases , que l’on sépare par l’alcool faible et froid qui dissout la brucine , ou par la cristallisation dans l'alcool ; la brucine reste dans les eaux-mères. La strychnine est en poudre cristalline , très-amère : par la chaleur elle se décompose sans se fondre ; elle est peu soluble dans l’eau et i’éther , mais très-soluble dans l’alcoul et les huiles essentielles. Elle sature les acides et forme des sels , qui pour la plupart sont cristallisablcs ; ces dissolutions salines ne sont précipitées ni par l’acide tartrique ni par l’acide oxalique. La strychnine, et surtout scs sels solubles , sont des poisons très-violcns.

Brucine.

13(6. La brucine accompagne la strychnine dans plusieurs plantes ; on la rencontre seule dans l’écorce de la fausse aogusturc ( Brucaa antidyscntcrica ) , combinée avec

l’acide gallique. Pour extraire la lirucinc de celte écorce , on la traite par l’ean , ensuite par l'acide oxalique ; on filtre , on évapore en consistance d'extrait ; on traite par l'alcool à la température de o“ ; il ne reste que l’oxalatc de lirucinc ; on dissout dans l'eau , on précipite par la magnésie , on reprend la hase par l’alcool , cl on fait cristalliser. La brucine a une saveur amère et acerbe , elle est insoluble dans l'éther et les huiles grasses , peu soluble dans l’eau et les huiles essentielles , mais très-soluble dans l'alcool ; elle cristallise en prismes renfermant o,ai6 d’eau ; elle entre en fusion par l’action de la chaleur. Elle neutralise les acides , forme avec tous des sels solubles et "cristallisablcs ; l'acide nitrique concentré agit sur elle comme sur la morphine. Elle agit sur l'économie animale comme la strychnine , mais avec moins d’énergie.

fe'ra truie.

H17. MM. Pelletier et Caventon ont trouvé celte substance combinée avec un acide particulier dans la Cwadite , dans la racine de Y Ellébore blanc et du Colchique commun. Pour extraire la vératrine , on verse dans une décoction de la plante un excès d’acétate de plomb ; la liqueur filtrée ne renferme plus que des acétates de vératrine et de plomb ; on précipite ce dernier par un courant d’hydrogène sulfuré ; on précipite la liqueur par la magnésie , on traite le dépôt par l’alcuul bouillant, que l’on concentre ensuite : la vératrine se dépose par le refroidissement. La vératrine est blanche , pulvérulente , fusible à 5o« , presque insoluble dans l’eau , mais Ircs-solublc dans (’alcoor. Elle neutralise les acides concentrés , mais l’eau la précipite en partie; aucun de ses sels ne cristallise. Elle agit sur l’économie animale comme un poison violent.

Delphine.

1118. Cette substance , découverte par MM. Lassaignc et Fenouille , existe combinée avec l’acide malique dans la staphisaigrc. On l’obtient par le même procédé que la morphine. C’est une substance blanche , pulvérulente , très-amère , insoluble dans l’eau , très-soluble dans l’alcool et l’clhcr; elle forme des sels neutres non cristallisablcs, sa capacité de saturation est très-faible.

ra 19. Indépendamment des basses alcalines dont nous venons de parler , quelques chimistes en admettent plusieurs autres : la narcoline , la picrotoxine , la daphnine , la caféine , ta soianinc et le principe amer de l’huile de carapa ; maïs elles n’ont point encore été assez examinées.

§ III

Substances végétales dont l'oxig'ene et l hydrogène sont dans le même rapport que dans F eau.

1 220. Ces substances ne sont ni acides ni alcalines , aucune n’est volatile ; elles sont au nombre de six :

Le Sucre. L'Amidon.

La Mannite. La Gomme.

L’Asparagine. Le Ligneux.

Sucre.

1 221. Nous désignerons sous le nom de Sucre toute substance qui, mise en contact avec l’eau et Je ferment / se transforme en alcool et en acide carbonique ; on en connaît plusieurs espèces , que nous examinerons successivement.

1222. Sucre ordinaire , ou de canne. Le sucre est solide , blanc sa densité est de (,6o65; sa saveur est douce et agréable , il cristallise facilement sans eau de cristallisation. Soumis à l’action de la chaleur, il sc boursoufle et se décompose en répandant une odeur particulière ; l’eau en dissout deux fois son poids ; l’alcool le dissout , mais en petite quantité. Un sirop concentré n’éprouve aucune altération par l’air ; un sirop trèsétendu s’aigrit ctsc couvre de moisissures ; un sirop blanc long-temps exposé à une température de 6o à 8o* , se colore et perd la propriété de cristalliser ; le sucre d’orge s’obtient au moyen d’un sirop long-temps exposé à l’activité de la chaleur et concentré jusqu’à ce que par le refroidissement il se prenne en une masse solide. La chaux , la baritc , la strontiane, l’oxide de plomb et plusieurs autres oxides sc combinent avec le sucre ; ces combinaisons sont amères , astringentes et inCristallisablcs ; par une addition convenable d’acide , le sucre recouvre scs propriétés. L’acide sulfurique noircit le sucre sans dégager d’acide sulfureux ; l’acide nitrique le transforme en acide oxalique ; le sous -acétate de plomb , qui précipite

s7 4 COURS

presque toutes les matières végétales et animales , est sans action sur le sucre. Le sucre , par l’intermcde de l'eau , réduit l’hydro-chlorate d'or, les nitrates de mercure et d’argent , et ramène les oiides de plusieurs autres sels à un moindre degré d’oxigénation. Le phosphore attaque le sucre sans le contact de 1 air ; il se forme de l'acide phosphoreux.

iaa3. Le sucre se trouve dans la tige de toutes les plantes du genre arundo , dans l’érable , la betterave , le navet , etc. ; on l’extrait ordinairement de I ' Arundo saccha rifera et de la betterave. La canne à sucre est cultivée dans les Indes ; elle pourrait l'être dans tous les pays chauds ; lorsqu’elle est parvenue à sa maturité , on la coupe par le pied , on l'effeuille et on en extrait le suc en la faisant passer entre deux cylindres qui se meuvent en sens contraire ; ce suc renferme le sucre et plusieurs autres substances. Pour éviter la fermentation , le suc , mêlé avec une certaine quantité de chaux , est rapidement porté à l’ébullition ; il se forme des écumes que l’on enlève avec soin ; la liqueur concentrée jusqu’à 24 ou 26° de l'aréomètre , est Gllrée sur des étoffes de laine , puis abandonnée pendant six à huit heures pour que les matières terreuses se précipitent La liqueur est alors évaporée jusqu’en consistance de sirop très-épais , et versée dans de grandes bassines où elle est fortement agitée, pour déterminer une cristallisation confuse ; cnGn un la met dans des caisses percées de trous fermés par des chevilles ; lorsque la cristallisation est complète , on débouche les ouvertures pour laisser écouler les eaux-mères ; le sucre que l'on obtient ainsi porte le nom de Sucre brut ou de Cassonnade. Les eaux-mères sont concentrées pour en obtenir de nouveaux cristaux ; lorsque le sirop cesse de cristalliser , on le livre au commerce sous le nom de Mêlasse. Les sucres bruts renfermant encore beaucoup de matières étrangères, sont soumis en Europe à une nouvelle purification. On dissout le sucre brut dans une petite quantité d'eau , 011 ajoute au sirop du sang de boeuf et du charbon animal, et on chauffe jusqu’à 80”. Ou filtre sur des étoffes de laine , et le sirop clarifié est évaporé rapidement jusqu'au degré convenable ; il est alors versé dans de grandes cuves appelées rafraîchissoirs , où il est agité ; le sirop refroidi jusqu'à la température de' 4o* , est porté dans des formes coniques percées à leur sommet d’un trou fermé par une cheville ; ces formes sont placées , le sommet en bas , sur des pots destinés à recevoir le sirop non cristallisé ; le sirop est fortement agité dans les formes , pour déterminer une cristallisation confuse ; après le refroidissement , on enlève les chevilles pour laisser écouler le sirop , on procède alors au terrage ; cette opération consiste à réduire en poudre une couche de sucre de deux à trois centimètres à la base du pain, et à verser sur celte poudre une bouillie d’argile; l'eau qui s’échappe lentement de l’argile dissout le sucre pulvérisé et forme nn sirop qui s’écoule à travers le pain , in entraînant avec lui le sirop qui 4e colorait : cette opération se répète trois fois ;

les pains sont alors parfaitement blancs ; on tes fait sécher dans une étuve et ils sont livrés au commerce. Les sirops sont recuits pour en extraire du sucre de moindre qualité, et les derniers sirops méritai! isables sont vendus comme ceux qui proviennent de la fabrication des sacres bruts , sous le nom de Mclasse. Les porfcctionnruirns les plus importons qui aient été faits dans ces derniers temps, sont : i° la clarification des sirops par le charbon animal ; a9 la cuite dans le vide au moyen d'une machine pneumatique , qui absorbe les vapeurs à mesure qu’elles se forment ; on obtient plus de produits et de plus belle qualité , parce que la température ne s’élève pas au delà de 4° h 45° » et que le sirop n’est pas en contact avec l’air.

■ ax4* Le suc de la betterave renferme un sucre parfaitement identique avec celui de la canne , mais il s’y trouve en plus petite quantité. Le dernier en contient ordinairement o,i5, et le premier 0,0a. Le sucre de betterave , découvert par Rlargrafï, s'extrait en France dans plusieurs grands établissemcns : les procédés employés ont beaucoup de rapports avec ceux que nous venons de décrire. Ne pouvant pas entrer ici dans tous les détails de cette importante fabrication , nous renvoyons à la Chimie Agricole de RI. Chaplal.

■ aaS. Sucre de Raisins . Les raisins , et presque tous les fruits , renferment une espèce particulière de sucre , qui diffère de celui que nous venons d'examiner , en ce qu’il ne cristallise point régulièrement ; que sa saveur, quoique douce cl agréable . est beaucoup moins forte que celle du sucre ordinaire : pour sucrer également une même quantité d’eau , il faut deux fois et demie plus de sucre de raisin que de sucre de canne. Le sucre de raisin jouit d'ailleurs des mêmes propriétés chimiques. Il y a quelques années, on en fabriquait une grande quantité dans le midi de la France ; nous allons décrire le procédé que l’on employait. Le jus récent du raisin était traité par un excès de carbonate de chaux , pour saturer l'acide tartrique libre de la crème de tartre ; on clarifiait par l'albumine du sang ou des blancs d’œufs et le charbon animal ; le sirop filtré était évaporé jusqu'à 35° de l’aréomètre ; ce sirop abandonné à lui-même, se prenait en masse en peu de jours ; on faisait égoutter , on lavait avec une petite quantité d'eau , et on comprimait le sucre dans des presses. En ne poussant la cuite que jusqu’à 3i* , on obtenait un sirop qui se conservait très-bien et dont on faisait nne grande consommation. Le suc de raisin éprouvant très-facilement la fermentation, on parvenait à le conserver , au moyen d’une opération désignée sous le nom de mutisme , qui consistait à mettre le suc dans des tonneaux où l'on avait fait brûler des mèches suufrées sur une petite quantité de lait de chaux ; le sulfite de chaux s’emparait de l’oxigène de la petite quantité d’air qui restait ou pénétrait dans le tonneau après l'introduction du suc , et le ferment ne pouvant pas s'oxigéner , la fermentation ne pouvait pas se d< ve'opper. L’espèce de sucre dont il est question se rencontre souvent sur les raisins et les figues desséchés: nous verrons plus tard qu'on peut le former en traitant l'amidon et la fibre ligneuse par l'acide sulfurique.

n j6. Sucre des Diabelh. Les individus attaqués du diabètes ont une soif excessive et rendent jusqu'à 3o litres d'urines par jour : ces urines sont susceptibles d’éprouver la fermentation vineuse et de donner alors de l'eau-de-vie par la distillation ; elles sont uniquement formées d'eau de sucre et d'une petite quantité de matière animale. Pour en extraire le sucre , on y verse un excès d'acétate de plomb , qui précipite la matière animale ; on précipite l'excès de plomb par nn courant d'hydrogène sulfuré , et on fait concentrer la liqueur : le sucre que l’on obtient est quelquefois analogue au sucre de raisin , mais souvent il n’est point sucré et ressemble à la gomme ; mais comme dans ce cas il a encore U propriété de se transformer en alcool par le ferment , on doit le regarder comme du sucre d'une espèce particulière.

1337. Sucre de Champignons. M. Braconnnt a observé que quand on traite par l'eau la pulpe des champignons , la liqueur filtrée , concentrée presque à siccité , et reprise par l'alcool, donne une dissolution qui , par l'évaporation .laisse déposer des cristaux en aiguilles , qui ont la saveur du sucre de raisin et se transforment en alcoo par le ferment ; celle substance est donc un véritable sucre qui a beaucoup d'analogie avec celui des fruits , mais qui en diffère par sa facile cristallisation.

1338. Miel. Le miel renferme deux espères de sucre, l'un analogue au sucre de raisin , l'autre au sucre ineristallisablc de la canne. La première espèce de sucre est quelquefois en quantité suffisante pour former des grains dans le miel ; ou' peut alors les séparer facilement au moyen de l’alcool , qui dissout le sucre ineristallisablc. Les miels de qualité inférieure renferment souvent des matières animales et de la cire , aussi ils sont susceptibles d’éprouver la fermentation putride. Le miel est employé en médecine et comme substance alimentaire ; uni au vinaigre , il forme VOtimel ; dissous dans l’eau et abandonné à la fermentation , il forme une liqueur vineuse appelée Hydromel ; traité par 0,30 d’eau , par 0,03 de craie et o,o5 de charbon animal et du sang ou des blancs d’œuf , on obtient un sirop de très-bonne qualité et qui se conserve bien. Le miel est une substance que les abeilles déposent dans leurs alvéoles ; les alvéoles sont des prismes hexaèdres réguliers , creux , en cire , fermés supérieurement par des lames de même matière , et qui placés à cftté les uns des autres , constituent des gâteaux ; on sait que la cire est formée par l’abeille , mais on ne sait pas si l’insecte trouve le miel tout formé dans les plantes ou s’il est élaboré dans leur estomac. La qualité du miel dépend des plantes sur lesquelles les abeilles se nourrissent ; les plantes de la famille des labiées passent pour donner le meilleur. Les miels de Mahon , du mont Hymèlc , du mont Ida et de Cuba soûl les plus estimés. L’extraction du miel se fait d’une manière très-simple : il consiste à enlever avec un couteau les cloisons de cire qui forment les alvéoles et à incliner les gâteaux ; le miel s'écoule en grande partie , le reste s’obtient par la chaleur et la pression ; le premier est le meilleur et porte le nom de Miel vierge , le lavage du résidu sert à faire l'hydromel.

Marmite.

1139. La mannitc est une substance qui n'existe que dans la manne ; elle eu blanche , sucrée , Iris-soluble dans l’eau et l’alcool bouillant , peu soluble dans l'alcool froid , cristallise en aiguilles , n'éprouve point la fermentation alcoolique ; l’acide nitrique la transforme en acide oxalique sans former d’acide mucique ; le sous-acétate de plomb ne la précipite point. On l'obtient en dissolvant la manne en larme dans l’alcool bouillant , et dissolvant encore dans le mime liquide le précipité qui se forme par le refroidissement.

Asparagine.

ia3o. Cette substance , découverte par MM. Vauqttelin et Robiquet , n’existe que dans l’asperge ; elle est solide , blanche , soluble dans l'eau , insoluble dans l'alcool , cristallise en prismes ; sa dissolution n’est point troublée par l’infusion de noix de galle , l'acétate de plomb , l'oxalate d’ammoniaque , les sels de baritc et l'hydro-sulfurc de potasse ; l’acide nitrique en agissant sur elle produit une certaine quantité d’ammoniaqtie. Cette substance s’obtient en faisant chauffer le suc d'asperge pour en coaguler l’albumine , filtrant , faisant évaporer élit abandonnant la liqueur b une évaporation spontanée pendant i5 b 30 jours : il se forme des cristaux durs et cassans d’asparagine et des aiguilles peu consistantes , d'une substance peu analogue à la mannitc , que l’on sépare facilement des premiers.

Amidon.

i23i. L’amidon est une substance blanche, pulvérulente,' insipide, inodore , cristalline , insoluble dans l'eau froide , l'alcool et l’éther. Légèrement torréfiée , elle prend une teinte jaune , devient soluble dans l'eau et jouit des propriétés de la gomme. L'amidon se combine avec l’eau chaude et forme un hydrate connu sous le nom d 'Empois , qui se décompose par la congélation de l’eau. L’amidon se combine avec l’iode et forme une combinaison insoluble dont la couleur varie , suivant les proportions , du violet au noir ; on obtient cette combinaison, 1* en triturant dans un mortier l’amidon et l'iode ; 1° en versant une dissolution aqueuse d’iode dans de l’empois; 3* en versant une dissolution d’iode dans de l'amidon dissous dans l'eau au moyen de la potfpse , et saturant l’alcali par un acide ; 4° en versant de l’empois dans un hydriodatc et ajoutant un peu de chlore au mélange. L’iode et l’amidon sont d’excellens réactifs réciproques. /. 75

La potasse se combine avec l’amidon et le rend soluble dans l’eau froide ; les acides le précipitent. L'empois mis en contact avec un excès de sousnitrate de plomb , laisse déposer au bout d’un certain temps une combinaison'd’amidon et d'oxide de plomb. L’acide nitrique dissout à froid l’amidon , à chaud il le transforme en acides malique et oxalique. L’acide sulfurique s’unit à l’amidon et forme un composé cristallisable.

ia32. L'amidon se transforme en sucre, i° par une ébullition long-temps prolongée dans une grande quantité d’eau renfermant '/So d’acide sulfurique ; 2* en abandonnant de l'empois à lui-même avec ou sans le contact de l'air; 3* en mêlant l’empois avec du gluten desséché. Dans le premier cas, il ne se forme que du sucre ; dans les autres il sc forme en outre plusieurs autres substances. Pour transformer le sucre en amidon au moyen de l’acide sulfurique , on délaye l'amidon dans quatre fois son poids d’eau , on y ajoute Jio d'acide sulfurique à 66°, et on fait bouillir pendant 36 heures , en agitant de temps en temps et renouvelant l’eau à mesure qu’elle s’évapore. On précipite alors l'acide sulfurique par la craie , on filtre , on évapore en consistance sirupeuse , et on obtient un sucre analogue à celui des fruits et qui pèse’ de plus que l'amidon employé ; l'amidon passe d’abord à l’état de gomme. Il parait que dans cette opération l’acide sulfurique ne sert qu’à favoriser la dissolution de l'amidon , car aucune portion de cet acide n’est ni absorbée ni décomposée ; l'augmentation de poids est due probablement à l'oxigènc et à l'hydrogène de l’eau qui sont absorbés par l'amidon dans les proportions de l’eau. Les acides tartrique , malique et oxalique paraissent agir comme l'acide sulfurique. La décomposition spontanée de l’empois à l’air fournit 0,497 sucre ■ de la gomme , du ligneux amélacé , du ligneux mêlé de charbon , et une substance particulière , désignée par M. de Saussure sous le nom à'Amidine. La même décomposition , sans le contact de l’air , fournit les mêmes substances et seulement 0,47 de sucre. La décomposition de l’amidon mêlé de gluten à la température de 5o à 60°, donne du sucre au bout de dix à douze heures ; on obtient des produits analogues À ceux que fournit l’amidon seul. ( Ann. de Chimie et de Physique , t. xi et xm ).

ta33. L’amidon s'extrait des parties des plantes qui le renferment par

deux procédés diffcrens. Le premier , applicable à toutes les plantes qui ne contiennent pas de gluten , consiste à réduire en pâte ou en poudre la matière et à laver sur un tamis : l’eau entraîne la fécule , elle se dépose par le repos du liquide ; on la lave â plusieurs reprises et on la fait sécher : c'est ainsi qu’on extrait la fécule de pomme de terre et celle qui se trouve dans plusieurs espèces de palmiers et qu’on désigne sous le nom de Sagou ; la fécule des Arum et de la bryonc , obtenus par le même procédé , ont besoin d'étre lavés un grand nombre de fois ; la première pour la priver d'un principe âcre et vénéneux ; la seconde , pour séparer une matière amère et purgative , que l’on ne parvient même pas à enlever complètement. Le second procédé , applicable aux graines dans lesquelles l’amidon est enveloppé par le gluten , tels que le blé et l'orge , consiste à moudre grossièrement ces grains , à les faire fermenter dans une suffisante quantité d'eau. Ces grains étant composés de fécule de sucre , de gluten , d'albumine , de phosphate de chaux et d'une petite quantité de ferment , la fermentation alcoolique se développe d’abord par le sucre que renferme la graine , et par celui que produit 1 amidon , ensuite les fermentations acide et putride ; il sc forme de l’alcool , de- l’acide acétique et de l’ammoniaque , et comme le gluten et le phosphate de chaux sont solubles dans l'acide acétique, le dépôt n'est formé que de fécule et de son ; on sépare ce dernier au moyen d’un tamis , et les dernières portions par la décantation : le son très-fin ne se dépose que le dernier. Les eaux de fermentation portent le nom d 'eau sûre ; une partie est employée pour accélérer la fermentation dans les opérations suivantes. On dessèche l'amidon sur des aires en plâtre et à l’étuve.

L'amidon est formé , suivant M. Berxélius , de 7 volumes de vapeur de carbone , de 6 volumes d’oxigène et de i3 volumes d'hydrogène. L’amidon est employé comme substance alimentaire , pour faire l'empois, la poudre à poudrer , du sucre et de l’eau-de-vie.

De la Gomme.

1234. La gomme est solide, incristaliisable , presque insipide ; elle est soluble dans l’eau ; sa dissolution concentrée dans ce liquide porte le nom

58o COURS

de mucilage ; elle a une consistance oléagineuse. La gomme est insoluble dans l'alcool ; l’acide nitrique la transforme en acide mucique ; l'acide sulfurique concentré la transforme en une matière analogue à celle qui provient de l'action de cet acide sur le ligneux. Les alcalis lui donnent d’abord l’aspect du lait caillé et la dissolvent ensuite ; les acides favorisent sa dissolution ; l’alcool la précipite de toutes ses dissolutions. Suivant M. Thomson , la gomme sc combine avec le sucre et forme un composé soluble dans l’alcool. Soumise à l'action de la chaleur , la gomme se ramollit et sc décompose; grillée légèrement, elle devient plus soluble dans l'eau.

ia35. La gomme sc rencontre dans toutes les parties des plantes herbacées , dans tous les fruits , toutes les feuilles et dans un grand nombre de tiges et de racines ligneuses. On trouve dans le commerce plusieurs espèces de gommes que nous allons décrire.

ia36, Gomme Arabique. Elle provient de plusieurs espèces de mimosa qui croissent en Arabie et sur les bords du Nil. La gomme s’écoule naturellement de la tige et des branches ; elle est d'un jaune pile , sc pulvérise facilement et renferme une petite quantité de phosphate de chaux , du fer , de l'acétate ou du malate de chaux. Cette gomme est employée en médecine , par les confiseurs , dans la peinture en détrempe et pour lustrer les étoffes. Elle est composée , suivant M. Berxélius , de 1 3 volumes de vapeur de carbone , de ta d'oxigèncet de >4 d’hydrogène.

1137. Gomme du Sénégal. Cette gomme provient de deux arbres qui forment d'immenses forêts sur les bords du fleuve Sénégal , et que les naturels désignent sous les noms XUcreck et de Nébueb. Celle qui provient du premier est blanche, l’autre est orangée ; les propriétés et les usages de cette gomme sont les mêmes que celle d’Arabie.

u38. Gomme de pays. Elle s'écoule de presque tous les arbres fruitiers , à l'époque de la maturité des fruits ; cette gomme jouit des mêmes propriétés que celles d'Arabie et du Sénégal.

ii3g. Gomme Adraganlhe. Cette gomme provient de l 'Astragalus, Tracaganlha , qui croît dans l'Ile de Crète et les îles environnantes ; elle est blanche ou rougeâtre , d’une forme vermiculaire , un peu ductile , moins soluble que la gomme arabique, mais formant un mucilage plus consistant. Cette gomme est employée en médecine.

nio. Gommes des Graines des Racines et des Lichens. Ces gommes, que l'on extrait par l'eau bouillante , forment des mucilages très-consistans ; ils sont employés en médecine pour faire des cataplasmes émolliens et des boissons adoucissantes.

■s(i. Gonunes Artificielles. L’amidon légèrement torréfié forme , comme nous

l'avons va , une espèce de gomme ; le ligneux , comme nous le verrons , est transformé par l'acide sulfurique en une substance qui jouit aussi des memes propriétés. Cette dernière diffère cependant des gommes en ce qu’elle ne donne point d'acide mucique par l’acide nitrique.

Du Ligneux.

1242. Le Ligneux forme la charpente de toutes les parties des plantes. On peut l'obtenir en traitant la sciure de bois par l'eau , l'alcool , et les acides étendus ; mais le vieux linge est du ligneux parfaitement pur. Le ligneux est une substance blanche , insipide , inodore , insoluble dans l'eau, l’alcool, 1 ether , les acides et les alcalis faibles; soumis à l’action de la chaleur , il brûle sans résidu.

Chauffé dans un creuset avec un poids égal de potasse et d'eau, jusqu'à ce que la matière commence à se boursoufler , on obtient une matière d’un brun foncé , soluble dans l'eau et composée de potasse d'ulmine et d'acide acétique ; l'acide sulfurique faible en précipite l’ulmine en flocons bruns. Si on broie dans un mortier du vieux linge , de la paille , de la sciure de bojs , du chanvre , etc , avec une fois ct^ demie son poids d'acide sulfurique concentre , le ligneux se dissout et on obtient un mucilage épais, peu coloré, renfermant l’acide sulfurique employé et de la gomme ; on peut en extraire cette dernière en saturant l’acide par le carbonate de chaux , évaporant en consistance sirupeuse , et traitant par l'alcool , la gomme se précipite ; d’après M. Braconnot , 2t,5 de ligneux donnent at,g de gomme. Si on fait bouillir le mucilage pendant 10 heures , la gomme se transforme en sucre , analogue à celui que l’on obtient en traitant l’amidon par l'acide sul-r furique; on le sépare de l’acide sulfurique par le carbonate de chaux; 20,4 de chiffons donnent 23,3 de matière sucrée. Indépendamment de la gomme et du sucre , il se forme encore un acide que M. Braconnot croit nouveau , mais qui ne parait être qu’une combinaison d'acide hypo-sulfurique et d'une matière végétale. L'acide sulfurique étendu de la moitié de son poids d'eau transforme le ligneux en une substance qui ressemble à l'amidon , mais qui n'en a pas les propriétés. L’acide

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nitrique produit le même effet ; mais lorsque les gaz commencent à se dégager , il se forme de l’acide malique et ensuite de . l’acide oxalique.

I243. D’après MM. Gay-Lussac et Thénard , le ligneux est formé en poids de o,5a de carbone , et 0,48 d'oxigène et d'hydrogène dans les proportions nécessaires pour faire de l’eau. Le ligneux joue un grand rôle dans la végétation. Les arts en font un grand usage, puisque toutes * les étoffes végétales sont du ligneux presque pur t et le bois en renferme 0,96.

§ iv.

Substances renfermant un excès d Hydrogène.

>244- Toutes les substances renfermant un excès d’hydrogène , contiennent en même temps un grand excès de carbone ; elles sont trèsfusibles et très combustibles ; en général elles sont insolubles dans l’eau et solubles dans l'alcool. Les substances dont il s’agit sont :

Les Huiles fixes.

Les Huiles essentielles.

Les Résines.

Les Gommes-Résines.

Les Baumes.

Le Caoutchouc.

La Cire.

Le Camphre.

La Glycérine.

L’Alcool.

Les Éthers.

Huiles fixes.

1345. Les huiles fixes, ainsi désignées parce qu’elles ne sont point volatiles, sont presque toutes liquides à la température ordinaire, visqueuses, presque sans odeur ; leur saveur est souvent très-faible ; elles sont colorées en jaune ou en jaune verdâtre. Leur pesanteur spécifique est plus petite que celle de l’eau. Toutes sont composées de deux corps gras , désignés sous les noms de Stéarine et d’Élaïne ; la première est solide et analogue au suif, la seconde est liquide , on peut les séparer en pressant dans du papier à filtrer les huiles congelées ; l’élaïnc seule est absorbée par le papier. On peut aussi extraire l'élaïnc en traitant les huiles à froid , par une dissolution concentrée de soude , la stéarine seule se

saponifie, et en passant à travers un linge après avoir fait chauffer légèrement, on obtient l’élaïne pure et l’excès de dissolution alcaline.

1246. Les huiles fixes exposées à l'air s’épaississent ; les unes perdent la propriété de tacher le papier , telles sont les huiles de lin , d'œillet , de noix; les autres la conservent, telles sont les huiles d’olive, de colza, d’amande douce ; les premières portent le nom d'huiles siccatives , les dernières celui d’huiles grasses. L’alteration que les huiles éprouvent à l’air est duc à l’absorption d’une grande quantité d'oxigène , et à l’émission d’une petite quantité d’acide carbonique. Cette absorption n’a point lieu d’une manière uniforme , clic se fait presque tout à coup ; d’après M. de Saussure , de l'huile de lin récente , renfermée avec de l’oxigène sur du mercure , n’a absorbé pendant 8 mois que 3 fois son volume d'oxigène ; mais pendant les 10 jours suivant elle en a absorbé 60 fois son volume , et à la fin du 11’ mois, l’absorption était de 1 45 volumes, et l’acide carbonique dégagé était de 21 volumes.

1247. Soumises à l’action de la chaleur, les huiles fixes entrent en ébullition, se décomposent en partie , donnent de l’hydrogène carboné et une huile altérée , d’une odeur forte et très-piquante. Les huiles fixes sont insolubles dans l'eau, la plupart sont au contraire solubles dans l'alcool et l’éther, et d’autant plus qu 'elles renferment naturellement ou qu’elles ont absorbé plus d’oxigène. Elles dissolvent le soufre et le phosphore. Le chlore et l’iode* leur enlèvent à la température ordinaire une partie de leur hydrogène. Le potassium et le sodium s'emparent d’une portion de leur oxigène et forment un savon très-oléagineux. Les acides puissans s'unissent à’ froid aux huiles et forment des composés pâteux dans lesquels, suivant M. Trommsdorff, les huiles passent successivement â l’état de cire et de résine ; lorsque la température est élevée , les acides sont décomposés. Lorsque l’on fait bouillir des huiles avec de l'eau et des oxides qui ont une grande affinité pour les acides, l'huile se transforme en acide mangarique et en acide oléique qui se combinent avec l'oxide , et en principe doux ( glycérine ) ; dans cette transformation des huiles, il ne se dégage aucun gaz, il y a seulement une portion des élémens de l’eau d’absorbée.

Composition des Huiles fixes analjsées.

CÈLAJSE.

STÉAJII5E

CARBONE

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