‹ Cours de chimieChapitre 139 sur 166 · Partie fibreuse {,oo · texte numérisé non relu

Partie fibreuse {,oo

Perle et addc acétique o,5o

saq.

*3ia

4*7 3i o *77 ■ 36 ÎT.S .33, S

Composition des Amandes amères, d'après M. Vogel.

Enveloppe 8,5

Huile grasse s8,o

Matière caséeuse 3o,o

Sucre. 6,5

Gomme.... .'.r ...... 3,o

Fibre végétale 5,n

Huile volatile pesante.

Addc prussique.

L'huile rolalile d'amande amère est un poison violent.

lias. Les semences de lycopodcs, qu’on emploie dans les spectacles à cause de leur facile combustion pour produire de vives lumières , sont composées , d'après B. Bucholz, d'une substance insoluble dans l’eau , l’alcool , l’éther , l’essence de térébenthine et les lessives alcalines froides , qui en forme près des o,g , et d'huile fixe soluble dans l’alcool , de sucre et de mucilage.

■ 4>3. La Fève de saint Ignace ( graine du strychnos ignatia), ta Noix vomique ( graine du strychnos nui vomica ) , sont formées d'igasuratc de strychnine , de cire, d’huile concrète, de matière colorante jaune, de gomme, d’amidon, de bassorinc et de fibre végétale. Le bois de couleuvre renferme les mêmes substances , excepté l’amidon et la bassorinc.

■ 4x4- La Coque du Levant, débarrassée de son péricarpe ligneux, est formée de matière grasse, de picrotoxine, d’une matière colorante, d’albumine, d’acide ménispermique, de substance sucrée, de fibre ligneuse et de quelques sels.

i4a5. La Graine du Piper nigrum ( poivre ) est composée , d’après M. Pelletier , de pipcrinc , d'huile concrète Irès lcrc , d'une huile volatile balsamique, d'une matière

634 COdJRS *;

gommeuse colorée, d'un principe extractif analogue à celai des légumineuses, d’acide malique , d'acide tartnque , d’amidon , de bassorine , de ligneux , de sels terreux et alcalins. Le poivre doit sa saveur à l'huile âcre peu volatile.

La piperinc est une substance cristalline , non alcaline , et qui parait se rapprocher des résines ; elle est fusible à ioo* , incolore , peu sapidc , insoluble dans 1 eau froide, peu soluble dans l’eau bouillante; l’éther froid n'en dissout que , bouillant , beaucoup plus ; l’acide acétique et l’alcool la dissolvent facilement ; l’eau précipite ces dissolutions ; l’acide sulfurique concentré lui donne une couleur rouge de sang ; l'acide hydro-chloriquc la fait passer successivement au jaune verdâtre , à l’orangé et au rouge. On obtient b piperinc en traitant le poivre par l’alcool , évaporant la décoction à siccité ; le résidu est formé de piperinc et d’une matière résineuse qu’on enlève par l'eau bouillante : lorsqu’elle ne se colore plus, on redissotil dans l’alcool, et par l'évaporation spontanée la piperinc cristallise.

Des Fruits Charnus.

1426. Les fruits charnus sont souvent acides ; les acides qu'ils renferment ordinairement , sont les acides malique , citrique , poétique , acétique et tartnque. Ils contiennent en outre du sucre , une matière fermentescible ou capable de le devenir par le contact de l’air , du mucilage , de la fibre , une matière colorante ; dans quelques - uns on rencontre encore du tannin , du gluten et de l’albumine. Jusqu'ici on n'a examine que la pulpe du tamarin conservée dans le sucre. Cette

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analyse a etc faite par M. Vau qu clin. ( Ann. de Chijn. , t. y. )

Des Bulbes. 1 ' •

' 1427. Les bulbes sont des tubercules qui se développent ordinaire-

ment sur les racines des plantes, et qui peuvent produire de nouveaux individus.

i4»8. Bulbes de l'alUum cepa ( oignons ). Ces bnlbes ont été analysées par MM. Fourcroy et Vauquelm; il en résulte que l’oignon est composé d’une huile blanche , âcre et volatile , de soufre uni à l’huile qu’il rend fétide , de sucre incristallisable . 'de mucilage, de matière végéto - animale coagulable par la chaleur et analogue au gluten , de phosphate acide de chaux , d’acide acétique , de citrate de

chaux et de fibre ligneuse , mêlée de matière végéto-animalc. Le suc d’oignon abandonné h lui-même, n'éprouve pas la fermentation vineuse; mais le sucre se transforme en marmite et en acide acétique. Le suc de carotte a présenté & M. Laugier les mêmes phénomènes.

téag. Tubercules du solanum tuberosum ( pomme de terre). D’après M. Vauquelin, la pomme de terre renferme 0,0 « à o,ot5 de parcnchime pur , 0,0a d’exuractif , de o, ao à o,a8 de fécule et de 0,670 à 0,776 d’eau. Les eaux de lavage des pommes de terre écrasées renferment de l’albumine coloré qui forme les 0,007 de la pomme de terre , du citrate de chaux 0,0 ta , de l’asparagine 0,001 , une résine amère aromatique et cristalline en très-petite quantité , du phosphate de potasse et du phosphate de chaux, du citrate de chaux, de l’acide citrique, et cn&n une matière armée , qui forme les o,oo5 de la pomme de terre et qui parait nouvelle.

De la Sève.

1 4I0. Jusqu’ici on n’a examiné qu’un très- petit nombre de sèves ; nous décrirons sommairement leur composition. >

«43t. La Sève d'Orme, examinée par M. Vauquelin à la fin d’avril, avait une couleur fauve, une saveur douce; elle agissait à peine sur le tournesol; elle renfermait une grande quantité d'eau, de l’acétate de potasse, une matière végétale et du carbonate de chaux. Plus tard la sève renfermait moins de carbonate de chaux et d'acctate de potasse ; si elle est abandonnée à elle-même , l’acétate de potasse se change en carbonate.

«43a. La Sève du Hêtre, examinée par le même chimiste , avait à la fia d’avril une couleur rouge fauve , la saveur du tan et une action très-faible sur le tournesol ; clic renfermait beaucoup d’eau , une petite quantité d’acétate de chaux, de potasse, d alumine , de tannin , des matières muqueuses , de l’acide acétique et de l’acide gallique.

«433. La Sève de Charme , au mois d’avril, était incolore, sucrée, rougissait fortement le tournesol ; elle renfermait beaucoup d'eau et une petite quantité de sucre , d 'extractif, d’acide acétique et d’acétate de chaux.

«434- La Sève de Bouleau a les mêmes propriétés et la même composition que la précédente.

Des Sucs particuliers.

iMi ! I

t435. Les sucs particuliers des plantes paraissent provenir des altérations que la sève éprouve dans les feuilles , et descendre des feuilles

636 TCOURS

vers les racines; ces sucs varient beaucoup dans leur composition , et par conséquent dans leurs propriétés; on peut les diviser en sucs sucrés, sucs résineux et huileux , sucs mucilagineux , et sucs laiteux ; nous les avons tous examinés, à l’exception de quelque sucs laiteux et de la manne.

■436. L'opium est une matière solide qui provient de la dessiccation du suc laiteux qui s'écoule des incisions faites aux capsules du pavot blanc. L'opium vient de l'Orient; il est brun, dur, sa saveur est âcre et amère, il est très-combustible; il est formé de méconate acide de morphine , d'une matière extractive , de mucilage , de fécule, de résine, d'huile Exe, de caoutchouc, d'une substance végéta -animale , de fibre végétale et de narcotine. Nous avons parlé de toutes ces substances , excepté de la dernière. La narcotine, que l'ou désignait sous le nom de Sel d’Opium, est blanche , insipide , inodore , sans action sur le sirop de violette : elle cristallise en prismes ; elle renferme de l'azote ; elle est insoluble dans l'eau froide et soluble dans 4oo fois son poids d'eau bouillante; l’alcool chaud en dissout y1.* , et /,«« à froid ; l 'éther et les huiles dissolvent aussi la narcotine ainsi que les acides ; les alcalis augmentent à peine sa solubilité dans l’eau; la narcotine a une action trèsénergique sur l’économie animale, à très-petite dose elle produit une stupeur trèsdifferente du sommeil que provoque la morphine ; les acides détruisent les effets de la narcotine, et n’atténuent point ceux de la morphine. D'après M. Robiquct , on peut obtenir la narcotine en traitant l’opium par l’éther : les décoctions élhérées laissent déposer une matière jaune, végéto-animalc , et par l’évaporation elle donne des cristaux de narcotine imprégnés d'huile et de caoutchouc ; en séparant les cristaux et les traitant par l’alcool bouillant, on obtient des cristaux beaucoup plus purs , et qui le deviennent complètement par une nouvelle cristallisation.

1437. Le Suc du Papayer provient du carica papaya qui croit à l’ile de France. M. Vauquclin a trouvé qu’il était formé d’eau , d’une grande quantité de matière animale et d’un peu de graisse ; la matière animale a beaucoup d’analogie arec l’albumine.

«438. Le Sue ou Lait de t Arbre de la Vache provient d’un arbre qui croît abondamment dans les environs de Caraccas; son odeur est balsamique : les naturels l’emploient comme aliment. D’après MM. Boussingault et Mariano de Rivero , il est formé d’eau , de près de la moitié de son poids de cire , de fibrine , de sucre , de silice et de sels calcaires et magnésiens.

«43g* Manne. La manne est le suc desséché du Jraxinus omus ; elle est formée de mannite, dans laquelle réside sa saveur sucrée, de muqueux et d’un corps incristallisable ; on confiait dans le commerce trois espèces de mannes , la manne en

larme , la manne en sorte et la manne grasse ; on en entrait à Briançon du larii europea ( m élite d'Europe ). La manne est purgative ; on l’emploie en médecine.

Fucus. :

1440. M. Gauthier de CLubry a analysé plusieurs espèces de fucus , qu'il a trouvé être composés de mannite , de mucilage , d’albumine , de matière colorante verte , d’hydriodatc de potasse , de carbonate de soude et de plusieurs autres sels.

Lichens.

1441. Les lichens renferment tous du mucilage analogue à la gomme ou b la gélatine ; ceux qui sont à large feuille en ont une grande quantité. Les lichens islandicus , farinaceus , glaucus , physodes , hirius et pulmonarius en renferment o,i5 ; le lichen prunastri en contient une si grande quantité , que l'eau le rend transparent. Les lichens crustacés contiennent très-peu de mucilage et beaucoup d'oxalate de chaux (it54).

Le lichen d'Islande , dont les Islandais font leur principale nourriture, est composé, d’après M. Berxélius, de sirop mêlérd’extr actif et de sel végétal i,5, de principe amer o,t, d’extractif soluble dans l'eau , mêlé de sels à base de chaux, o,58 , d’extractif soluble dans le carbonate de potasse a, 8a , de substance coagulable de même nature que la gélatine ao,a3, de goaupe forqiée par l’ébullition o,4g, de squelette insoluble i4- La préparation que les Islandais font subir à ce lichen , consiste à le trier , le laver , le aécher et le moudre : la farine est délayée dans l’eau , laissée en contact pendant a4 heures et chauffée avec du Lit : ils obtiennent une bouillie qu’ils mangent froide. D'après M. Vestring , on peut enlever le principe amer de ce lichen, en versant sur Soo grammes de ce lichen 4k d'eau renfermant 3a grammes de sous-car bonatc de soude ou de potasse , abandonnant le mélange pendant a4 heures , exprimant le lichen , et le Lissant en contact avec l’eau pendant le même temps.

Plusieurs lichens sont employés pour former des matières colorantes ( i35a ).

Champignons.

>44a. MM. Bracounot et Vanquclin ont analysé un grand nombre de champignons : nous donnerons l’analyse de deux espèces, faite pàr M. Braconnot.

Analyse de ti6o parties de Bolet as juglandts.

Eau de végétation ni

Funginc coriace 95,68

Matière aniraalisée, insoluble dans

l’alcool... 18

Matière animale , soluble dans

l’alcool , ou osmazone n

Albumine 7,ao

Fungatc de potasse 6

Adipocire i,ao

Matière huileuse 1,11

Sucre de champignon o,5o

Phosphate de potasse des traces.

Analyse de 400 parties de Peziia migra.

Eau. 376,0

Bassorine. 18,4

Gomme.. 3,6

Acide fungique en grande partie

libre........ 8

Sucre de champignon o,4

Matière très-peu animalisée, soluble dans l’alcool 0,4

Matière grasse , prenant une couleur pourpre avec la potasse. .. 0,4

Un grand nombre d’espèces sont employées comme aliment , et d’autres , tels que le boletus larix et le boletus igniarius , sont employés pour préparer l’amadou.

Des Matières Minérales renfermée» . dans les Plantes.

«443. Indépendamment de l’oiigène, de l’hydrogène et du carbone, qui forment la

base de toutes les matières végétales , suivantes , qui soat fournies par le sol :

Le Soufre.

La Silice.

L’Alumine.

L’Oxide de fer.

L'Oxigène de manganèse.

I potasse.

chaux

magnésie.

L'Hydriodatc de potasse.

J chaux, potasse, magnésie.

rencontre dans les plantes les substances

Les Sulfate, de j

( potasse.

Les Nitrates de < chaux.

{ magnésie.

I potasse.

Saux.

magnésie.

• 444- Toutes ces substances oc se rencontrent jamais dans le même végétal ; celles

qu’on y trouve le plus souvent sont :

Le Sulfate de potasse, L’Hydro-cblorate de potasse ,

Le Sous-carbonate de potasse ,

Le Phosphate de potasse ,

Le Sous-carbonate de chaux ,

Le Phosphate de chaux ,

Le Sous-phospbate de magnésie.

Le Sel marin ,

La Silice <, •> •'

L'Oxide de fer,

L’Oxide de manganèse.

• 445. Lé sous-carbonate de soude n’existe que dans les plantes marines ; il est même probable que celui que l’on trouve dans leur cendre provient de la décomposition de l’oxalatc de soude que renfermait la plante. Le sulfate et l'hydrochlorate de soude se trouvent aussi principalement dans les plantes marines ; les nitrates de potasse et de chaux ne se rencontrent que dans la bourrache , l 'hclianlus , l'ortie, la pariétaire, le tabac ; le soufre n’a été trouvé que dans les crucilcrcs , l’hydriodate de potasse que dans les fucus. L'alumine ne se présente que très-rarement

•446. Les plantes renferment encore un grand nombre de sels à base de soude , de potasse , de chaux et dont l’acide est végétal. On concevra facilement , d'après ce qui précède , la composition du résidu de l 'incinération des plantes. Les cendres doivent renfermer à l'ctat de carbonate , la potàssc , la soude et la chaux , qui étaient combinés avec des acides végétaux g las sulfates à l’état de sulfures , les nitrates à l’état de carbonate , les hydro-chlorates à l’état de chlorure , de l’iodure de potassium provenant de l’hydriodate de celte base, delà magnésie provenant de la décomposition de l’hydro-chlorate , et des sous-phosphates qui n’auront éprouvé aucune altération; le soufre ne s’y trouvera point , il aura été volatilêsc.

Les différentes plantes ne fournissent pas 1a même quantité de cendres , il en est 'de même des différentes parties d’une même plante ; ce sont celles qui transpirent le plus qui donnent le plus de cendre ; les plantes ligneuses en donnent moins que les .plantes herbacées, et les feuilles toujours vertes qmins que celles des arbres îèjui se dépouillent en hiver; et sur le même individu, le tronc en donne moins que les branches , les branches moins que les feuilles et les écorces , le bois moins que l'aubier , et l 'aubier moins que 1 écorce. Les sels alcalins à base de potasse et de soude forment la majeure partie des cendres d’une plante verte herbacée et des feuilles sortant de lenrs boutons; ils en constituent souvent les 0,75 ; tes phosphates terreux sont ensuite les sels dominons dans ces cendres ; les cendres des écorces ne contiennent au contraire que peu de sels alcalins et de phosphate terreux t mais beaucoup de carbonate de chaux. , 1 . ; , . .1 ,

1 cours :

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