‹ Cours de chimieChapitre 148 sur 166 · Ï tZ ASî î“ ; f *~. "kr ” • * d, uJ · texte numérisé non relu

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1638. Salive. La salive est art liquide visqueux sécrété par des glandes qui environnent la bouche, c'est surtout à la vue des alimens , et lorsque le besoin s'en (ait sentir , que la sécrétion est abondante. D'après M. Berzelius , la salive humaine est composée de 991,9 d'eau , de 1,9 d’une matière animale particulière , de t,4 de mucus , de 1,7 d'hydrn-chlorates alcalins , de 0,9 de lactate de soude et matière animale , et de o,a de soude. Le procédé d'analyse est très-simple : en faisant dessécher la salive et pesant le résidu , on obtiendra la quantité d'eau ; en traitant le résidu successivement par l'acool pur et l'alcool mêlé d’acide acétique , on dissoudra les hydro-chlorates , la soude , le lactate et la matière animale à laquelle il est uni , le résidu sera formé de mucus insoluble dans l'eau et de la matière animale particulière qui y est soluble. Cette matière particulière en dissolution dans l’eau h est troublée par aucun réactif.

1639. C’est le mucus de la salive et celui de la bouche qui , en se déposant sur les dents , forment le tartre. Ce tartre est formé , suivant M. Berzélius , de 79 de phosphate terreux, 11, 5 du mucus non décomposé , ■ de la matière particulière à la salive , 7,5 de matière animale soluble dans l’acide bydro-chloriquc.

16/, o. Suc Pancrialique. Ce suc est sécrété par une glande située dans la région’ épigastrique et conduit par des canaux dans le duodénum. Jusqu’ici il a été impossible de l’obtenir.

■ 64r- /fumeurs de VŒU. Les humeurs de l’oeil sont au nombre de trois : l'humeur aqueuse renfermée entre la cornée transparente et le cristallin , l’humeur vitrée placée derrière le cristallin , et la substance propre du cristallin ; toutes trois sunt parfaitement diaphanes. D'après M. Berzélius, l'humeur aqueuse est formée de 98,10 d'eau, d'un peu d’albumine, de t,5 d’hydro-chloratcs et de lactates , et de 0,75 de soude unie à une matière animale soluble dans l'eau. L'humeur vitrée est formée de 98,40 d’eau , o,iC d'albumine , t,4a d'hydro-chlorate et de lactate , 0,01 de soude unie à une matière animale particulière. Le cristallin est composé de 58, o d’eau , 35,9 de matière animale particulière , 3,4 d'hvdro-chlorates lactates cl matière animale soluble dans l’alcool , i,3 matière animale seulement soluble dans l’eau et quelques phosphates , 3,4 portions de membranes cellulaires ; la matière animale particulière soluble dans l’eau se coagule par la chaleur et , à la couleur près, elle jouit des mêmes propriétés que h matière colorante du sang.

1641. Le Pigment noir de la choroïde a été aussi examiné par M. Berzélius; il a reconnu qu’il était insoluble dans l’eau et les acides , légèrement soluble dans les alcalis , très-combustible et produisait une cendre renfermant beaucoup de fer.

1643. Larmes. Les larmes sont sécrétées par une petite glande placée dans la fossette externe de la parois supérieure de l’orbite ; celle liqueur , après avoir mouillé le globe de l’œil , passe dans les conduits lacrymaux qui la portent dans un petit sac , d’où

elle le rend par un autre canal dans les fosses nasales; Foureroy et M. Vauquclin , qui l’ont analysée , la regardent comme composée de beaucoup d'eau, de quelques centièmes de mucus et d'une très-petite quantité de soude, de sel marin , de phosphate de chaux et de soude.

164.4. Mucus. Le mucus se forme continuellement à la surface de toutes les membranes muqueuses ; on le trouve dans les fosses nasales , la houchc , l'œsophage , l’estomac , les intestins , 1a hile , etc. C’est le mucus qui , en se desséchant sur la peau, forme les petites écailles blanches qui s’en détachent par le frottement; les durillons et les couches épaisses de la plante des pieds, les ongles, les parties cornées, les poils , la laine , les plumes , les écailles , renferment une très- grande quantité de mucus. Foureroy et M. Vauquclin l’ont considéré comme une substance toujours identique et jouissant des propriétés suivantes : uni à l'eau , il est transparent et visqueux. Desséché , il devient translucide et cassant ; alors il sc fond 4 la chaleur , se boursoufle et brille en répandant l’odeur de la corne ; l’eau n’en dissout qu’une très-petite quantité, mais il est très-soluhlc dans l’alcool et peu soluble dans tes arides. M. Berzélius regarde au contraire le mucus comme ayant de» propriétés qui varient suivant la nature des membranes qui le produisent ; il reconnaît dans celui des narines et de la trachée les mêmes propriétés que M. Vauquclin.

1645. Liqueur Séminale. A l’instant de l’émission , elle est formée de deux substances différentes, l’une liquide et laiteuse , l’autre épaisse et mucilagincusc ; cette dernière renferme des animalcules. D’après M. Vauquclin, la liqueur séminale humaine est formée de 900 d'eau , 60 de mucilage animal , 10 de soude et 10 de phosphate calcaire. Abandonnée à elle-même , elle sc liquéfie en ao à aS minutes ; elle n’est soluble dans l’eau froide qu’après sa liquéfaction ; elle en est précipitée par le chlore et l’alcool ; dans un air humide elle se ptilréGe , dans un air sec elle se dessèche et se transforme en écailles analogues à la corne , que les acides et les alcalis dissolvent.

1646. Suc Gastrique. Le suc gastrique est un liquide que plusieurs physiologistes

regardent comme sécrété par l’estomac et comme un des principaux agens de la digestion ; on a indiqué trois moyens pour l’obtenir: le premier consiste à tuer l’animal après l’avoir fait jeûner, le second à faire avaler à l’anîujal de petits tubes métalliques percés de trous et attachés à un Gl , le troisième à exciter le vomissement le matin quand l'estomac est vide. Spallanzani a fait de nombreuses observations sur le suc gastrique , et récemment le docteur Montègre , qui avait la faculté de vomir 3

volonté , en a profité pour répéter les expériences de Spallanzani ; mais il paraît

résulter de ces observations que le suc gastrique n est que de la salive récemment

introduite dans l’estomac et altérée par l’action de ce viscère. .*

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1647- Bile. La bile est une liqueur amère , jaune ou verdâtre , plus ou moins visqueuse , qui se forme dans le foie. Un grand nombre de chimistes s’ en sont occupés. D’après !M. Thénard , la bile de boeuf est formée de 700 d'eau , i5 de matières résineuses,

69 de picromol , 4 de matière jaune , a de phosphate de soude , 3,5 d’hydro-chloratc de soude et de potasse , 0,8 de sulfate de soude , 1,1 de phosphate de chaux et peut-être de magnésie , et de quelques traces d’oxide de fer.

1G48. Les biles de chien , de chat , de mouton et de veau sont composées des mêmes principes; celle de porc ne renferme que de la matière grasse et de la soude. La bile des oiseaux différé de celle des quadrupèdes , parce qu'elle contient beaucoup d'albumine , que leur picromcl n’est pas sucré, mais acre et amer , qu’elle ne renferme que des traces de soude , et enfin que la résine n’est point précipitée par l’acétate neutre de plomb.

164g. La bile humaine varie en couleur du jaune au brun , dans la vésicule elle est rarement limpide ; elle contient ordinairement de la matière jaune en suspension ; les acides en précipitent de l'albumine cl de la résine. Elle contient tous les sels de la bile du boeuf i M. Thénard avait cru qu’elle ne renfermait point de picromcl, mais AL Chevallier y a reconnu celte dernière substance. Dans les maladies oh le foie passe au gras la bile change de nature; quand l'altération du foie est tellement avancée qu'il contient les y» de graisse , la bile n’est plus qu’albumineuse.

iG5o. Lait. Le lait est un liquide opaque , blanc , sécrété par les glandes mammaires des animaux connus sous le nom de Mammifères ; il est destiné à nourrir leurs petits. Il est formé d’eau, de matière caséeuse, de sucre de lait, de matières grasses, de différens sels et d’une petite quantité d'acide; il doit renfermer d'autres substances , car la nature des' alimens influe sur ses propriétés ; les plantes aillacées elles crucifères lui communiquent leur odeur, la gratiole le rend purgatif, l’absinthe amer, etc. Les matières caséeuse et bulyreusc ne sont qu’en suspension dans le lait.

i65i. Le lait de vache se mêle en toute proportion à l’eau ; évaporé, il se courre d’une pellicule de matière caséeuse , qui s'opposant au dégagement de fa vapeur aqueuse , produit un boursouflement considérable. Abandonné à lui-même , il se sépare en trois parties distinctes: la crème, le caillé et le petit-lait. La crème se sépare d'abord, elle est principalement formée de beurre, de matière caséeuse et de petit-lait ; le caillé n’est composé que de matière caséeuse , et le petit-lait , qui est un liquide transparent jaunâtre, est formé d’eau, d'acide , d’une petite quantité de matière caséeuse dissoute par l'acide , de sucre de lait et de différens sels. On prévient la coagulation du lait en le faisant chauffer tous les jours un peu : par ce moyen M. Gay-Luasac est parvenu à conserver du lait pendant plusieurs . mois. Les acides forts le coagulent à la température ordinaire et surtout â l’aide de la chaleur; l’acide agit toujours en s’unissant à la matière caséeuse, c’est ainsi

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qu'on prépare le petit-lait dans les pharmacies, on le fait chauffer et on y verse une cuillerée de vinaigre par litre et on filtre. L’aicool en grande quantité coagule aussi le lait, il agit en *e combinant à l’eau. Tous les sels neutres très-solubles, le sucre, la gomme coagulent aussi le lait à chaud ; ils agissent en général comme l’alcool , mais plusieurs sels peuvent agir en précipitant la matière caséeuse en combinaison avec leur base. La potasse, la soude et surtout l’ammoniaque s’opposent à la coagulation du lait, et font disparaître cette coagulation quand elle existe; cet effet est dù à ce qu’ils dissolvent la matière caséeuse. Suivant M. Berxélius, 1000 parties de lait écrémé, d’une densité de i,o33, contiennent 938,75 d’eau, a8,oo de matière caséeuse et quelques traces de beurre, 35, 00 de sucre de lait, 1,70 d’hydro-chlorate de potasse, C,a5 de phosphate de potasse, 6,a5 d’acide lactique, d’acétate de potasse et des traces de laclatcs de fer, o,o5 de phosphate de chaux. 100 parties de matières caséeuses donnent 6,5 de cendres formées de phosphates terreux et d’un peu de rhaux pure. 100 parties de crème d’une densité de 1,03/, 4 renferment 4,5 de beurre, 3,5 de fromage, 93,0 de petit-lait qui contient 4,4 «le sucre de lait eb des sels.

i65a. Le lait de femme diffère du lait de vache en ce qu’il renferme plus de sucre de lait et de crème, et moins de matière caséeuse; aussi sa saveur est plus douce, et il se coagule difficilement. Le lait de chèvre ne paraît différer de celui de- vache que par une odeur particulière. Le lait de brebis renferme plus de crème que celui de vache , et sa matière caséeuse a un aspect gras et visqueux. Le lait d’ânesse a une très-grande analogie avec celui de femme. Le lait de jument tient le milieu entre celui de femme et celui de vache ; la crème qui s’en sépare ne fournit point de beurre par l'agitation.

i653. Le lait est employé comme matière nutritive ; c’est avec la crème qu’on fait le beurre, avec le lait qu’on fait toutes les espèces de fromages, et du petitlait qu’on retire le sucre de lait. Dans les fromages faits la matière caséeuse est transformée en oxide caséeux , caséalc acétate et carbonate d’ammoniaque ; c’est au caséale ammoniacal que le fromage doit principalement sa saveur.

Excrétions.

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,654. Humeur de la Transpiration. Celte humeur est séparée dn sang dans la peau. Elle se dégage ordinairement d’une manière insensible, et quelquefois elle apparaît sous la forme de gouttelette. Dans ce dernier cas, elle prend le nom de sueur. La sueur est formée , suivant M. Thénard , de beaucoup d’eau , d’acide acétique , d’hydro-chlorate de sonde et de potasse , de très-peu de phosphates terreux , d’un atome d’oxide de fer et d’une quantité inappréciable de matière animale. M. Bciaélius

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la considère comme de l'eau tenant en dissolution des hydro-chlorates de soude et de potasse, de l'acide lactique, du laclatc de soude et un peu de matière animale.

iG55. Sanctorius a fait d'importantes observations sur la transpiration ; dans scs expériences , qui ont duré 3o ans , il a eu la patience de peser tous les alimros qu’il prenait, tous les excrémens solides et liquides qu’il rendait, et de se peser lui-mème tous les jours plusieurs fois. Il trouva que toutes les i4 heures son corps revenait sensiblement au même poids et qu’il perdait la totalité des alimcns pris , savoir : les 5 huitièmes par la transpiration et les 3 huitièmes par les excrémens. M. Seguin , qui a répété ces expériences , a séparé la transpiration pulmonaire de la transpiration cutanée , en se renfermant dans un sac de toile cirée , lié au-dessus de la tclc, et qui avait une ouverture dont on collait les bords autour de la bouche; l'humeur seule de la transpiration pulmonaire était rejetée, celle de la transpiration cutanée restait dans le sac ; M. Seguin trouva aussi que dans l'état de santé, .la transpiration pulmonaire est sensiblement constante , que la transpiration cutanée est plus grande pendant la digestion , et que la transpiration cutanée est à la transpiration pulmonaire comme n est à 7.

sG56. Urine. L'urine est un liquide sécrété du sang artériel par les reins. L’urine humaine est composée d'eau, d'urée, de mucus de la vessie, d’une petite quantité de matière animale difficile à isoler, d’acide urique , d’un autre acide sur la nature duquel on n’est pas d'accord , d'hydro-chlorates et de phosphates de soude d'ammoniaque de chaux de magnésie , de sulfates de soude et de potasse , et selon quelques chimistes, de silice, de lactate d'ammoniaque, de soufre, d’acide carbonique, de résine et d'une substance noire particulière; l’acide libre est , suivant quelques chimistes, de l’acide pbosphorique , d'autres le regardent comme de l'acide acétique ou de l’acide lactique. L'urine que l’on rend le matin est beaucoup plus chargée de matières solides que celle que l’on rend après le repas. L'urine a une couleur qui varie du jaune clair b l’orangé ; son odeur varie avec les alimcns ; les asperges lui donnent une odeur désagréable, tandis que la térébenthine, les résines, les baumes la rendent analogue à celle de la violette. Le dépôt jaunâtre qu’elle forme ordinairement, est composé d 'acide urique. L’urine étant abandonnée quelque temps à la température ordinaire , l'urée se décompose , il se forme de l’ammoniaque dont une partie se dégage, et l’autre saturant l'acide en excès dans l'urine, en précipite tout le phosphate de chaux , et en partie le phosphate ammoniacomagnésicn; il se forme aussi de l'acétate d'ammoniaque. Ces phénomènes ont lieu presque instantanément lorsqu'on fait bouillir l'urine. Concentrée , elle laisse déposer par le refroidissement des cristaux de sels minéraux , colorés par l’urée. L’évaporation poussée plus loin donne pour résidu une matière sirupeuse déliquescente, d’une couleur foncée. L'alcool en grande quantité trouble l’urine et en précipite l’acide

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urique , les phosphates terreux et d’autres sels. La soude, la potasse et l’ammoniaque, en saturant l'acide , précipitent le phosphate terreux; la barile et la stronliane précipitent en outre les acides sulfurique et phosphorique des sulfates et phosphates alcalins. L’acide oxalique est le seul qui au bout d'un certain temps précipite l’urine en s'unissant à la chaux quelle renferme, le tannin précipite aussi l’urine en se combinant arec le mucus.

1657. D’après M. Berzélius, 1000 parties d’urine sont formées : eau 9*3, urée 3o,io, sulfatq de potasse 3,71 , sulfate de soude 3, 16 , phosphate de soude a,g4 , sel marin 4,45 , phosphate d'ammoniaque i,65 , hydro-chlorate d’ammoniaque i,5o , acide lactique , ladate d’ammoniaque , matière animale soluble dans l'alcool et qui accompagne ordinairement les lactatcs , matière animale insoluble dans l'alcool, urée que l’on ne peut séparer de la matière précédente >7, <4, phosphate terreux arec nnc trace de chaux 1,00, acide urique 1,00, mucus de la vessie o,3a , silice o,o3. ■ D'après M. Berzélius, c'est à l'acide lactique que l’urine doit sa propriété acide; M. Thénard admet dans l'urine de l’acide acétique; M. Proust y admet de plus du soufre, de l’acide carbonique, de la résine et une substance noire particulière.

1658. L’urine change de composition dans les différentes maladies. Dans la jaunisse , elle est d’un jaune orangé; celle couleur est attribuée b la bile; niais vette opinion n’est point démontrée. Dans Y hydropisie générale , l’urine est très chargée de matière albumineuse. Dans les rachitis , le phosphate de chaux abonde dans l'urine. Dans la goutte , l’urine renferme moins d’acide. Dans les affections hystériques , l’urine est presque sans couleur et ne renferme que très-peu d'urée. Dans les fièvres nerveuses , l’urine est rouge et laisse déposer un sédiment rose qui contient beaucoup d'acide rosaciquc. Dans la dyspepsie , l'urine se putréfie rapidement , et précipite beaucoup par le tannin. Dans le diabètes , les urines ne renferment que de l'eau, du sel marin et du sucre.

1659. La composition de l’urine varie beaucoup dans les différentes classes d'animaux. Il résulte des observations faites jusqu'ici , 1° que toutes ces urines renferment de l'urée ; a* que les urines des herbivores ne contiennent ni acide urique , ni phosphates , qu’elles renferment des benzoates et des carbonates , qu’elles sont alcalines , et doivent leur odeur b une huile particulière , 3* que celles de l’homme , des oiseaux et des amphibies , sont les seules qui contiennent de l’acide urique; 4* que les phosphates ne se rencontrent que dans les urines humaines et celles des mammifères carnivores.

166c. Matières fécales. Les matières fécales doivent varier dans leur composition, suivant la nature des alimens et suivant que la digestion s’opère plus ou moins complètement; d’après M. Berzélius, 100 parties de matière fécale humaine sont formées : eau 73,3 , débris de végétaux et animaux 7,0 , bile 0,9 , albumine 0,9 ,

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matière extractive particulière a, 7 , matière visqueuse composée de résine , de bile un peu altérée, de matière animale particulière et de résidu insoluble i4,o, sels 1,3.

1661. Les cxcrémens des oiseaux renferment une grande quantité d'acide urique ; cet acide en forme la partie blanche ; elle provient de l'urine qui dans ces animaux s’écoule par le même orifice. Le guano , que l’on emploie avec un grand avantage au Pérou comme engrais , parait Sire formé des excrcmcns d'oiseaux ; on le trouve aux lies de Chinche , près de Pisco , à Ho , I-a et Arica ; il forme des couches de 5o à 60 pieds d’épaisseur , que l'on exploite comme les mines de fer ocracées ; ces ilôts sont habités par une multitude d'oiseaux qui y passent la nuit ; mais leurs cxcrémens n’ont pu former depuis trois siècles que des couches de 4 è 5 lignes d'épaisseur. Le guano, rapporté par M. de Humbolt, a été analysé par Fourcroy et M. Vauquclin; il résulte de leur analyse qu’il est formé d'un quart d’acide urique en partie saturé de chaux et d’ammoniaque , d’acide oxalique saturé par l’ammoniaque et la potasse , d'acide phosphorique combiné aux mêmes bases et à la chaux , de petites quantités de sulfates et d’hydro-chlorates de potasse et d’ammoniaque , d'un peu de matières grasses , de sable quartxeux et ferrugineux. D'après les expériences du docteur Proust , les cxcrémens du boa conslriclor, qui sont mêlés d’urine comme ceux des oisetfcx , renferment les de leur poids d'urate d'ammoniaque.

Gaz Intestinaux.

1661. D'après les expériences de MM. Chevreul et Magendie , les gaz de l'estomac sont un mélange d’oxigène , d’acide carbonique , d’hydrogène pur et de gaz azolc ; ceux des intestins grêles n’en diffèrent qu'en ce qu'ils contiennent moins d'oxigène, et ceux des gros intestins en ce qu'ils contiennent en outre de l’hydrogène carboné et de l’hydrogène sulfuré.

sGC3. Les bestiaux qu’on laisse paître dans une pièce de trèfle ou de luzerne humide , deviennent quelquefois tellement enflés qu’ils périssent promptement , si on ne s’empresse de les secourir ; cet effet est dû à une grande quantité de gaz qui se développent dans le canal intestinal. MM. Lamcyran et Frcmy ont trouve que le gaz qui s'était développé dans une vache était formé de 80 d’hydrogène sulfuré , >5 d'hydrogène carboné et 5 d’acide carbonique ou d’air. On conçoit facilement d'après cela que l’ammoniaque délayé dans l’eau est un remède souverain pour cette maladie. L'herbe sèche ne produit point ces effets , du moins il se développe beaucoup moins de gaz , et beaucoup plus lentement.

Sécrétions et Concrétions morbifiques.

1664. Nous examinerons successivement :

Humeur» de» hydropiques.

Humeurs des vésicatoires.

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