‹ Cours de chimieChapitre 18 sur 166 · I. Oxide de Sélénium · texte numérisé non relu

I. Oxide de Sélénium

io3. Gaz incolore , odeur de choux pouris ; il n'a jamais pu être scparc de F azote ou

de l'oxigène avec lesquels il est mêlé lorsqu’il se forme ; il n’est point soluble dans

l’eau , cependant il lui communique son odeur ; on l’obtient en brûlant du sélénium dans une cloche pleine d'air ou d’oxigène ; il se forme en même temps de l’acide sélénique ; ce corps a été découvert par Berzélius.

K. Oxide de Carbone.

to4- Propriétés Physiques. Gaz incolore , insipide ; sa pesanteur spécifique est de 0,96783. Ce corps est inaltérable par tous les fluides impondérables. Il n’existe point dans la nature.

io5. Préparation. On obtient l’oxide de carbone par l’un des trois pro-

DE CniMlE.

ccdés suivans : i* En décomposant par la chaleur l'oxalatc de plomb desséché , il se forme en même temps de l’oxide de carbone , de l’acide carbonique , et l’oxide de plomb est mis en liberté ; on peut recueillir les gaz sous l eau ou sous le mercure ; on enlève l’acide carbonique par une dissolution de potasse ; cette opération peut se faire dans une cornue de verre. 2" En soumettant à l’action d'une température trèsélevée un mélange de limaille de fer et de carbonate de barite desséché, le fer s’empare d’une partie de l’oxigènc de l’acide carbonique , et l’oxide de carbone provenant de l’acide carbonique désoxigéné , se dégage : cette décomposition n'ayant lieu qu’à une température très-élevée , elle doit être faite dans une cornue de fer , de grès ou de porcelaine. 3* En soumettant à l'action de la chaleur un mélange de parties égales d’oxide de zinc et de charbon fortement calciné , l’oxide de zinc se réduit ; son oxigène , en se combinant avec le charbon , forme de l’oxide de carbone , qui se dégage ; le zinc , à l’état métallique , se sublime et se condense dans le col de la cornue : celte dernière opération doit être faite comme la précédente , dans une cornue de grcs. Comme il arrive souvent que l’oxide de carbone qui se dégage est mélé avec une quantité plus ou moins considérable d’acide carbonique ; il faut , avant de le recueillir , le faire passer à travers une dissolution de potasse. Si dans l’un quelconque des procédés que nous venons de décrire , il restait un peu d’eau dans les substances soumises à l’action de la chaleur , elle serait décomposée , et l'oxidc de carbone serait mêlé d'hydrogène carboné ; dans le dernier procédé, il s’en forme toujours un peu, parce que le charbon, le plus fortement calciné , contient encore quelques traces d’hydrogène.

rt>6. Propriétés Chimiques. Le gaz ’oxide de carbone éteint les corps en combustion , mais il est très-combustible lui-même ; il brûle comme de l’hydrogène carboné j le produit de sa combustion est de l’acide carbonique. Un mélange de parties égales d’oxide , de carbone et d’oxigène , détonne fortement par la présence d’un corps en ignition ou par une étincelle électrique. L’oxide de carbone n’est décomposé par aucun des corps combustibles que nous avons déjà examinés. Il n’est pas sensiblement soluble dans l'eau. U ne se combine qu'avec le chlore.

8a COURS

La combinaison du chlore et de l’oxidc de carbone ne peut avoir lien que par l'influence des rayons solaires ; c’est pour celle raison qu’on a donné au corps qui en résulte le nom de phosgène , engendré par la lumière : le gai phosgcne est aussi appelé gaz-acide-chloroxi-carbonique.

Le gaz phosgène est sans couleur , d’une odeur suffoquante , affecte fortement les yeux , rougit la teinture de tournesol , et éteint les corps en combustion. Sa pesauteur spécifique est de 3,399.

Ce gaz est décomposé par l’ean à la température ordinaire , ou par un mélange d’oxigène et d’hydrogène an moyeu de l’étincelle électrique : dans l'un et l’autre cas il se forme de l'acide hydro - chloriquc et ‘de l'acide carbonique ; le gaz phosgène n’est décomposé par aucun des autres corps que nous avons déjà examinés : la découverte en est due k John Davy ; il est sam usage.

107. Analyse. On détermine la proportion des élcmens constituans de l’oxidc de carbone , en faisant détonner , par l'étincelle électrique , un mélange de 100 parties d’oxide et de 5o d’oxigène; il se forme 100 parties d’acide carbonique; or, comme un volume d'acide carbonique contient un égal volume d’oxigène, il s'ensuit que l’oxide de carbone renferme exactement la moitié de l’oxigène contenu dans un même volume d’acide carbonique; par conséquent, l’acide carbonique étant composé de *7,36 de carbone et de 71,64 d’oxigène ; l’oxide de carbone est composé de 37,36 de carbone et de 36,3i d’oxigène , ou de 4x167 de carbone et de 57,04 d’oxigcnc ; et comme ces nombres sont entre eux dans le même rapport que les nombres t et 0,75, si on représente par ce dernier nombre le poids de la molécule de carbone, la molécule d’oxidc de carbone sera composée d'une molécule de carbone et d’une molécule d’oxigène , et son poids sera représenté par le nombre 1,7s.

Si le carbone pouvait être réduit k l’étal de vapeurs , l’oxide de carbone résulterait de la combinaison d’un volume d’oxigène et d’un volume de vapeurs; puisque nous avons admis que les gai simples , sous le même volume et dans les mêmes circonstances , renfermaient le même nombre de molécules , et que la molécule d’oxide de carbone est formée d’une molécule d’oxigène et d’une molécule de carbone; la densité de cette vapeur devrait être à celle de l’oxigènc dans le rapport de 1 à 0,7$; elle serait alors représentée par le nombre 0,8x68. M. Gay-Lussac admet un nombre deux fois plus petit , parce qu’il regarde l’oxide de carbone comme formé d’un volume d’oxigène , et seulement d’un demi-volume de vapeurs de carbone.

108. Histoire. Le gaz oxide de carbone a été découvert par Priestley , mais il fut regardé pendant long - temps comme composé d’hydrogène et de carbone : la nature de ce gaz fut recônnue en inétne temps en Angleterre par Cruickshank , et en France par MM. Clément et Dcsormcs.

§ II-

Corps Composes non acides, résultant de la combinaison des Corps Simples combustibles non métalliques.

Ces combinaisons sont au nombre de 17 et portent les noms suivans : Azote hydrogéné ou Ammoniaque. Chlorure d’iode.

Azote ieduré ou Iodurc d'azote. Chlorure de carbone.

Azote carboné ou Cyanogène. Phosphurc de soufre.

Hydrogène phosphore. Phosphurc d'iode.

Hydrurc de soufre. * Phosphurc de sélénium.

Hydrogène carboné. Sulfure de sélénium.

Chlorure d’azote. Sulfure d’iode.

Chlorure de phosphore. Sulfure de carbone.

Chlorure de soufre.

Nous les examinerons successivement.

A. Ammoniaque.

109. Propriétés Physiques. L’ammoniaque est une substance gazeuse , incolore , d’une odeur vive , piquante , et qui provoque facilement les larmes. Sa pesanteur, spécifique est de o,5gi. Le gaz ammoniac est inaltérable par la chaleur ; une température très-élevée ne le décompose pas ; un froid de 48* au-dessous de zéro ne le fait point changer d’état ; mais il se décompose par une série d’étincelles électriques.

ito. État Naturel. Le gaz ammoniac n’existe jamais libre dans la nature ; on le trouve combiné avec l’acide sulfureux et l'acide sulfurique dans le voisinage des volcans ; à l’état de phosphate et d'hydro-chlorate dans les urines de l'homme ; à l’état d’hydro-chlorate dans les excrémens des chameaux ; et enfin , combiné avec les acides carboniques et acétiqnes dans toutes les matières animales en décomposition.

m. Préparation. C'est en décomposant , par la chaux , l 'hydro-chlorate d'ammoniaque , substance connue dans le commerce sous le nom de sel ammoniac , que l'on parvient à se procurer le gaz ammoniac : on pulvérise séparément parties égales de sel ammoniac et de chaux vive ; on les mêle et on en remplit une cornue de verre. La décomposition commence à la température ordinaire ; mais , pour qu’elle soit complète , il faut élever la température presque jusqu'à faire rougir la cornue ; la chaux et l’acide hydro-chlorique se décomposent , produisent de l’eau , du chlorure de calcium fixe , et du gaz ammoniac qui se dégage ; on doit le recueillir dans des cloches pleines de mercure. Comme ce gaz est très-soluble dans l’eau , c’est presque toujours en dissolution dans ce liquide qu’on l’emploie ; on prépare ccs dissolution en introduisant le mélange de sel ammoniac et de chaux dans une cornue de grès , placée dans un fourneau à réverbère ( fig. 1 5 ) , et en faisant passer le gaz à travers de l’eau , renfermée dans une série de flacons. On emploie alors , pour faciliter la décomposition , de la bouillie de chaux , et non pas de la chaux vive. L’eau peut dissoudre ainsi , à la température et sous la pression ordinaire , /43o fois son volume de gaz ammoniac , à peu près la moitié de son poids ; ■ kilogramme de sel ammoniac produit par sa décomposition une quantité de gaz suffisante pour saturer î kilogramme d’eau. Il faut avoir soin d’environner les flacons de linges humides, afin d'absorber la chaleur qui se dégage par la combinaison du gaz ammoniac avec l’eau , car la faculté dissolvante de l’eau diminue avec la température. Pour faire cette opération en grand , on ne doit point se servir de cornues de grès , parce qu'on ne pourrait pas opérer sur des masses assez considérables, et que d’ailleurs on serait obligé de les briser à la fin de chaque opération ; on doit employer une chaudière de fonte , fixée dans un fourneau en briques ; on place sur cette chaudière un couvercle en cuivre , garni d'un tuyau qui est destiné à conduire le gaz dans un appareil de Wolf.

it2. Propriétés Chimiques. Le gaz ammoniac éteint les corps en combustion ; mais la flamme , avant de disparaître , s'agrandit ; ce phénomène provient de la combustion d’une partie de l’hydrogène de l’ammo-

nia que ; il résulte de là que le gaz ammoniac est combustible dans l'air , mais que la chaleur qui se dégage n’est pas suffisante pour propager la combustion ; on ne parvient à le brûler complètement par l’air qu’en faisant un mélange de ces deux gaz , et en le soumettant successivement à la chaleur rouge en le faisant passer ^travers un tube de porcelaine incandescent ; mais dans l’oxigène pur , la combustion s’effectue avec la plus grande facilité ; un mélange de parties égales de gaz ammoniac et d’oxigène détonne par une étincelle électrique , et par la présence d on corps en ignilion. Dans tous les cas les produits de la combustion de l’amoniaquc sont de l’eau , de l'azote et une petite quantité d’acide nitrique et d’acide nitreux.

L’hydrogène et l’azote sont sans action sur l’ammoniaque. Le chlore agit sur lui avec la plus grande énergie ; à la température ordinaire il s’empare de l’hydrogène d’une partie de l’ammoniaque dont il dégage l’azote , se transforme en acide hydro - chlorique , qui , se combinant avec l’ammoniaque non décomposé, forme de l’hydro- chlorate d’ammoniaque si le chlore et l’ammoniaque sont à l'état de gaz , leur action est accompagnée d’un dégagement de chaleur et de lumière , et l’hydro-chlorate d’ammoniaque se présente sous la forme d’épaisses vapeurs blanches ; mais si le chlore et l’ammoniaque sont en dissolution dans l’eau, ou si un d’eux seulement est à l’état liquide , leur action ne développe plus que de la chaleur, l'hydro- chlorate d'ammoniaque se dissout à mesure qu’il se forme , et l’azote se dégage en bulles. On peut facilement constater ces phénomènes en faisant passer du chlore bulle à bulle , dans une cloche pleine de gaz ammoniac , et reposant sur le mercure ; ou en faisant passer un courant de chlore à travers une dissolution d’ammoniaque ; ou enfin en mêlant dans un vase une dissolution de chlore avec une dissolution d’ammoniaque. Cette action du chlore sur l’ammoniaque fournit un très-bon procédé pour obtenir de l’azote parfaitement pure ; l’appareil dont on se sert pour cet objet , est composé (Jig- 63 ) d’un flacon à deux* tubulures dans lequel on met une dissolution d’ammoniaque , une des tubulures reçoit un tube qui descend jusqu'au fond du flacon et qui est destiné à conduire , à travers la dissolution ,

le chlore qui se dégage d’une cornue avec laquelle il communique ; l’autre tubulure reçoit un tube recourbé , qui est destiné à conduire , sous des cloches pleines d'eau ou de mercure , l'azote qui provient de la décomposition de l’ammoniaque.

Le soufre , à une température très-élevéc , décompose aussi l’ammoniaque. 11 en résulte de l'azote , Je l’hydrogène , de l'hvdro-sulfate et de l’hydro-sulfalc sulfuré d'ammoniaque. Pour constater ces phénomènes , nn adapte à une des extrémités d'un tube en porcelaine A R ( fig. 64 ) placé dans un fourneau , deux cornues de verre , C et I) renfermant , la première , un mélange de sel ammoniac et de chaux , la seconde, du soufre; à l’autre extrémité du tube de porcelaine on Iule un cylindre de verre K P , renflé vers son milieu , et qu’on désigne sous le nom d'allonge; l'allonge communique avec un ballon tubulé H plongé dans un mélange frigorifique et dont la tubulure est garnie d’un tube recourbé qui s’engage sous des cloches pleines d'eau ojj de mercure; lorsque le tube de porcelaine est incandescent, on fait dégager le gaz ammoniac , et la vapeur de soufre en chauffant les deux cornues C et D ; l’hydrogène et l'azote sont conduits dans la cloche M , et les sels cristallisent dans l’allonge et dans la cornue.

L’iode s’unit à la température ordinaire k l'ammoniaque , il se forme un liquide visqueux qui doit être désigné sous le nom d'Iodure d’Ainmoniaquc ; ce corps décompose l'eau k la température ordinaire en produisant de l'hydriodatc d'ammoniaque soluble, et de l’iodurc d’azote insoluble. Pour faire l’iodurc d'ammoniaque , on met l’iode dans un ballon du verre dans lequel on fait arriver un courant d'ammoniaque qu'on dessèche en le faisant passer par un tube de verre ( fig. 65 ) de deux centimètres de diamètre , et long de cinq k six , rempli de chlorure de chaux calciné.

Le carbone à l'ctat de charbon de bois , absorbe , comme nous l avons déjà vu , une très-grande quantité de gaz ammoniac ; sous toutes 1rs formes , il le décompose à une température très-élevée ; les produits de cette décomposition sont de l’hydrogène carboné , de l’azote et de l’acide bydro-cyanique : c'est en faisant passer de l'ammoniaque à travers un canon de porcelaine incandescent et renfermant du charbon , que l'on parvient à constater ces phénomènes.

On n’a point observé de quelle manière le phosphore , le sélénium et le bore agissent sur l’aminoniaque. Le protoxide d’azote , et les oxides de chlore le décomposent ; le premier à une température élevée , les autres k la température ordinaire.

L’eau dissout , comme nous l’avons dit , une très-grande quantité de gaz ammoniac , elle l’absorbe avec une si grande force que , si on ouvre dans l’eau un flacon plein de gaz ammoniac pur , l’eau s’élance dans le flacon comme dans le vide. La glace absorbe aussi le gaz ammoniac , et se fond

à mesure que la combinaison a lieu. D’après les expériences de Humphry Davy , la dissolution ammoniacale la plus concentrée renferme 32, 5o de gaz ammoniac, et 67, 5o d’eau; sa pesanteur spécifique est de 0,8750.

L’ammoniaque à l’état gazeux, ou en dissolution dans l'eau , verdit le sirop de violette , ramène au bleu la teinture de tournesol qui a été rougie par les acides , rougit les teintures jaunes végétales , et enfin se combine avec tous les acides : ainsi ce corps jouit de toutes les propriétés des oxides métalliques alcalins ; c'est pourquoi on l’a désigné long-temps sous le nom A’ Alcali Uolatil.

1 13. Analyse. En faisant passer pendant plusieurs heures , une série d’étincelles électriques à travers le gaz ammoniac , renfermé dans un cudiomètre simple {.fig. 3 * ) , le gaz se décompose complètement , et 200 parties produisent dans cette décomposition 3oo parties d'hydrogène et 100 parties d'azote ; il est donc composé en poids de 17,46 d'hydrogène , et de 82,54 d’azote ; chaque molécule est composée de 3 molécules d’hydrogène et d'une molécule d'azote , et son poids est représenté par le nombre 1,1821.

1 14. Usages. On n'emploie jamais l'ammoniaque qu’en dissolution dans l’eau ; scs usages dans les arts sont très-bornés , mais on en fait souvent usage en médecine comme stimulant.

1 1 5. Histoire. Ce gaza été découvert par Priestley ; Schccle, en le traitant par les oxides métalliques , reconnut que l’azote était un de ses élémens ; mais ce fut M. Bertholet qui , le premier , donna une analyse exacte du gaz ammoniac ; MM. Davy et Berzélius , persuadés que tous les corps qui jouissent des propriétés des oxides métalliques , renferment de l'oxigène , ont regardé l’hydrogène et l’azote comme des oxides d’un même métal , qu’ils ont désigné sous le nom d’ Ammonium , et par conséquent, l’ammoniaque comme un autre oxide du même métal ; mais comme , malgré toutes les recherches , l’hydrogène et l’azote n’ont jamais pu être décomposés, cette hypothèse a été abandonnée d’autant plus facilement que l'oxigène et l’hydrogène jouissant tous deux de la propriété de former des acides , il paraît tout naturel qu’ils jouissent également de celle de former des oxides.

B. lodure d' Azote.

i if>. L'iodure d’azote est un corps solide , noir , qui se décompose spontanément arecdétonation lorsqu’il est sec , et seulement par une légère pression lorsqu 'il est humide : c’est le passage subit de l’azote k l'état de gaz qui occasionne la détonation. On obtient l'iodurc d'azote en mettant l’iode en contact à la température ordinaire avec un excès d'ammoniaque liquide ; une partie de l'ammoniaque est décomposée ; il se forme de l'hydriodate d'ammoniaque tres-solubic et de l’iodurc d'azote insoluble , qui se précipite , et qu’on sépare facilement de la liqueur par la filtration. On parvient à analyser l'iodurc d'azote , en mettant ûne certaine quantité de cette substance dans un petit tube de verre a fi (fig. GG ) qu’on remplit d’eau et qu'on place sous une cloche A B également pleine d’eau; on introduit dans le tube a fi un fragment de potasse caustique en soulevant la cloche A B ; la potasse décompose lentement l’iodurc, l'azote se dégage et se réunit au sommet de la cloche; tandis que l’iode , par la décomposition de l’eau , forme avec la potasse de l'iodate et de l'hydriodate de potasse. On peut alors déterminer le poids de l'azote en mesurant son volume et celui de l'iode , en le précipitant par différons réactifs. M. Colin a trouvé , par d’autres moyens , que l’iodure d'azote est composé de 5,8344 d’ azote et de i56,ai d'iode; M, Gay - Lussac le regarde comme composé de i,y5 d'azote et i5,6a5 d'iode.'

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