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IV

4e Ordre. Métaux Oxidables à f air , irréductibles par la chaleur , ne décomposant pas l'eau , et acidifiables.

29 j. Ces raciaux sont au nombre de cinq , savoir :

L’Arsenic. Le Tungstène.

Le Molybdène. Le Colombium.

Le Chrôrac.

A. Arsenic.

292. L'arsenic est solide , fragile , d‘un e'elat analogue à celui de l’acier ; frotté , il acquiert une odeur alliacée. Sa densité est de 8,3o8. C’est un poison violent. A la température de 180”, il se sublime sans se fondre; scs vapeurs , en se condensant , forment , une masse solide , composée d’une infinité de petits cristaux qui ont la forme d’une pyramide triangulaire. Cette expérience peut sc faire facilement dans une cornue de terre.

293. L’arsenic existe dans la nature , i”à l’état natif, 2° à l’état d’oxide , 3" combiné avec le soufre et plusieurs métaux , 4° à l’état d’arseniate. L’arsenic natif est quelquefois en masse mamelonnées, composées de lames curvilignes et parallèles , d’autrefois en couches minces et brillantes à la surface de différentes pierres , enfin , en masses irrégulières, compactes ou écailleuses ; on le trouve en France, à Ste.-Marie aux Mines ; en Saxe , en Bohême , en Sibérie , en Angleterre. Il n’est jamais pur , il est toujours allié avec du fer , et quelquefois avec de l’or et de l’argent; on l’obtient parfaitement pur en distillant celui du commerce. On peut conserver l’arsenic dans de l’eau privée d’air par l’ébullition ; son brillant n’éprouve aucune altération.

294. L’arsenic sc ternit à l’air , surtout s’il est humide ; à la température de 1 80° , il brûle avec la plus grande facilité en produisant un oxide qui se dégage sous la forme d’épaisses vapeurs blanches d’une odeur très-

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désagréable , analogue à celle de l’ail ou du phosphore , et qui sont trèsdangereuses à respirer. L'arsenic se combine avec l'hydrogène , le chlore, le phosphore , le soufre, l'iode , le sélénium ; il décompose les acides nitreux et nitrique ; à la température ordinaire , il se forme seulement du dcutoxidc d'arsenic ; mais , à une température plus élevée , l'arsenic s'acidifie et se dissout. L'arsenic décompose aussi les acides sulfurique , iodique et sélénique ; il se forme toujours du dcutoxidc qui se précipite , et jamais de sel à base d’arsenic , parce que les oxides de ce métal ne se combinent point avec les acides.

295. Les usages de l'arsenic sont très-bornés : on l’emploie pour former les alliages destinés à faire les miroirs des télescopes ; pour faire l’oxidc d'arsenic ; mis en contact avec de l’eau aérée , il s’oxide lentement, et le liquide dissout assez d’oxide pour empoisonner les mouches.

296. L’arsenic a été découvert par Brandi, en 1733. Le poids relatif de sa molécule est de 4,75.

B. Molybdène.

297. Ce métal est solide , cassant et n’a point encore pu être fondu ; on ne l'a obtenu qu'en petites graines aglutinécs ; on n'est point d’accord sSr sa couleur. Sa densité est de 7,40. Ce métal n’existe dans la nature qu’à l’état de sulfure de molybdène et à l'état de molvbdate de plomb ; le sulfure est toujours d’un gris métallique , en petites lames peu adhérentes ; il a beaucoup d'analogie avec la plombagine ( carbure de fer ) : c’est en décomposant l’acide molybdique par le charbon , à une très-haute température , que l'on parvient à se procurer le molybdène. Ce métal ne s’oxide point dans l’air, à la température ordinaire; mais, à la chaleur rouge, il se convertit en acide qui se sublime ; il décompose l’acide nitrique , et se combine facilement avec le chlore , le phosphore et le soufre. C'est Cronstedt. qui distingua le premier le sulfure de molybdène du carbure de fer , et qui supposa qu’il renfermait un nouveau métal qu’il désigna sous le nom de Molybdène ; mais ce fut Niclin qui, en 1784 , obtint le premier ce métal. Le poids relatif de sa molécule est 6.

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