‹ Cours de chimieChapitre 41 sur 166 · C. Chrome · texte numérisé non relu

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298. Solide , fragile , d’un blanc grisâtre ; n’a point encore été parfaitement fondu ; on rfc l'a encore obtenu qu’en masse poreuse , composée de grains ou d’aiguilles entrelacées. Sa densité est inconnue. Ce métal n’existe dans la nature qu’à l’état d'oxide

pur ou combine avec le fer , ou enfin à l'état de chromate de plomb. C’est eu calcinant l’oxide de chrûme avec le charbon qu’on se procure le chrûmc : & la température ordinaire , le chrdme n'a aucune action sur l’air ; mais , h la chaleur rouge, il absorbe l’oxigéne et se transforme en un oxide vert ; il n’est attaqué par aucun acide , probablement à cause de sa grande cohésion ; mais lorsqu'on le calcine avec du nitrate de potasse , il absorbe à la fois l’oxigène et la potasse et forme du chromate de potasse. Il se combine avec le chlore , le phosphore et le soufre. Ce métal , à l’état d’oxide et de chromate , est employé en peinture. Il a été découvert par Vauquclin , en 1797. Le poids de sa molécule est de 3,5.

D. Tungstène.

39g. Le tungstène est solide, cassant, d’un gris de fer, extrêmement dur. Sa densité est de 17,6. On ne l'a point encore obtenu parfaitement fondu. On ne le trouve dans la nature qu’â l'état de tungstate de chaux ( Schéélin calcaire ) et de tungslale de fer ( Schéélin ferrugineux , Wolfram ). Ce métal s’obtient en décomposant l'acide tungstique par le charbon û une très-haute température ; h la température ordinaire, il est sans action sur l’air atmosphérique ; mais , 5 la chaleur rouge , il en absorbe lentement l'oxigènc , et se transforme en un oxide brun. On ne l'a encore combiné qu'avec le soufre. L’acide tungstique a été découvert par Schéclc dans le tungstate de chaux ; Bergmann regarda cet acide comme ayant une base métallique ; mais les frères d'Eluyart furent les premiers qui parvinrent à l’extraire. Le poids relatif de sa molécule* est de ta.

F. Colombium.

3 00. Le colombium est solide , d’un gris foncé , très-cassant ; il raye le verre ; réduit en poudre , il est d’un brun terne. On n’a jamais pu l'obtenir bien fondu. Sa densité est de 5,6. Jusqu'ici le colombium n’a été trouvé qu’à l'état d'acide combiné avec les oxides de fer et de manganèse , ou avec celui d’ittrium. On l'obtient en calcinant l'acide colombique avec du charbon , h une très-haute température; il n’a aucune action sur l’air à la tenifffraturc ordinaire ; mais , h la chaleur rouge , il brûle , et se transforme en une poudre grisâtre ; il n'est attaqué par aucun acide ; mais il se transforme facilement en colombate de soude ou de potasse , lorsqu'on le calcine avec ces oxides ou avec du nitrate de soude ou de potasse. Ce métal fut découvert , en 1801 , par M. Hatchett , dans un minéral venu d'Amérique , et, peu de temps après , par Ekeberg , dans des minéraux de Suède ; mais comme ce dernier crut que le métal qu’il avait découvert différait de celui trouvé par M. Hatchett , il lui donna le uom de Tantale. Wollaston , en 180g, annonça l’identité de ces deux métaux. Le poids relatif de la molécule de colombium est de 18.

Ordre. Métaux Oxidables à l’air , irréductibles par la chaleur, ne décomposant pas l eau , non acidijiables.

3oi. Ces métaux sont au L'Antimoine.

L’iîrane.

Le Cérium;

Le Cobalt.

Le Titane.

nombre de ro ,

savoir :

Le Bismuth.

Le Cuivre.

Le Tellure.

Le Nickel.

Le Plomb.

A. Antimoine.

302. L’antimoine est solide', Iamcllcux, blanc bleuâtre, très-cassant; il cristallise en cube. Sa densité est de 6,70. Il est fusible à une température inférieure à celle de la chaleur rouge : par le refroidissement, sa surface présente une cristallisation semblable à des feuilles de fougère. Il n’est point volatil.

303. On trouve l’antimoine à l’état natif, à l’état d’oxide , à l’état de sulfure , et , enfin , à l’état d’oxide sulfuré ; c’est à l’état de sulfure qu’on le rencontre le plus communément. L’antimoine natif existe en Suède, au Ilartz , à Allemont près de Grenoble. On obtient l’antimoine métallique en transformant le sulfure en oxide et en calcinant fortement cet oxide avec du tartre.

3t>4- L’antimoine n’éprouve qu’une ftftblc altération dans l’air à la température ordinaire ; mais , à une température élevée , il absorbe rapidement l’oxigcnc et se transforme en un oxide blanc. Pour que la combustion soit rapide , il faut agiter le métal. Le meilleur procédé pour brûler l’antimoine , consiste à le iaire rougir dans un creuset et à le projeter sur le sol : il se divise en un grand nombre de petits globules qui , en traversant l’air , brûlent avec une grande activité. L’an-

timoinc sc combine avec le chlore , le phosphore , le soufre , l’iode et le sélénium.

305. L’antimoine décompose les acides nitrique , nitreux , sulfurique , sélénique et iodique ; il sc forme avec tous ces acides un oxide qui sc précipite „ et avec les deux derniers il sc formerait probablement un iodurc ou un séléniurc.

306. L'antimoine fait partie de l’alliage des caractères d'imprimerie ; 6cs oxides entrent dans la composition de plusieurs médicamcns et de plusieurs matières colorantes.

307. La decouverte de l'antimoine remonte à une époque qui n’est point connue ; mais sa préparation fut publiée pour la première fois , par Bazilc Valentin, à la lin du i3‘ siècle. Onde désignait autrefois sous le nom de Régule d’ Antimoine , de Stibium. Le poids relatif de sa molécule est de 3,623.

B. Urane.

308. L’uranc est solide , cassant , d’un gris foncé ; facilement entamé par le couteau. Sa densité est de 8,7 ; on ne l'a jamais obtenu bien fondu. Ce métal n’existe dans la nature qu’à l’état d’oxide ; on l’obtient en décomposant scs oxides par le charbon , à une très-haute température. L’uranc est inaltérable à l’air , mais il s'oxide à la chaleur rouge ; il décompose 1rs acides nitrique et nitreux , et très-probablement les acides sulfurique , iodique et sélénique. I! a été découvert par Klaprotb , en «789. Son nom dérive de celui de la planète Urattus. Il est sans usage. Le poids relatif de sa molécule est de iü,6a5.

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