‹ Cours de chimieChapitre 42 sur 166 · C. Cérium · texte numérisé non relu

C. Cérium

3oq. Le cérium» est solide, fragile , lamclloux , d’un blanc grisâtre. Sa densité est inconnue ; il est presque infusible. Jusqu’ici on ne l'a trouvé dans la nature qu’à l’état d’oxide , combiné avec la silice et l’oxide de fer dans la mine de Baslanès , en Suède ; avec la silice , l’oxide de fer , la chaux et l’alumine dans le Groenland ; enfin , avec l’acide fltiorique , et avec cet acide et l’itlria , dans les environs de Falhun. On l’obtient en calcinant un de scs oxides avec du charbon à une trèshaute température. Ce métal n’a aucune action sur l’air à la température ordinaire ; mais , à la chaleur rouge , il absorbe l’oxigètic et se transforme en un oxide brun ,

fl n’est point attaqué par l'acidc nitrique. Ce métal a été découvert par MM. Hisinger et Berzclius , en 1804. Il est sans usage. Le poids relatif de sa molécule est de 5,75,

D. Cobalt.

310. Le cobalt est solide , dur , fragile , d’un grain fin cl serré ; sa couleur et son éclat sont analogues à ceux de l'étain. Sa densité est de 8,5384- La température de sa fusion est très-voisine de celle du fer , elle a lieu à i3o* du pyromètre de Wedgwood ; il n’est point volatil ; il est magnétique. Le cobalt n'existe dans la nature qu'à l'état de combinaison avec le soufre et l'arsenic , à l'état d’oxide, de sulfate et d’arseniatc* C'est en calcinant l'oxide de cobalt avec le charbon à une température très-élevée , qu’on obtient ce métal. Le cobalt est inaltérable dans l’air à la température ordinaire ; mais# à la chaleur rouge , il absorbe l’oxigène et se transforme eu oxide noir. 11 se combine avec le chlore , le phosphore , le soufre et le sélénium ; il décompose les acides nitreux , nitrique et probablement les acides sulfurique } iodique et sélénique. Ce métal a été découvert par Brandt , en iy33. A l’état métallique # il est sans usage ; mais plusieurs de ses combinaisons sont employées pour colorer le verre en bleu , et dans la peinture en émail. Le poids relatif de sa molécule est de 3,a5o.

E. Titane.

3 1 1. Le titane jusqu’ici n’a été obtenu qu'en pellicules {fables, d'un rouge plus foncé que le cuivre ; infusiblc au plus haut degré de chaleur que nous puissions produire On ne connaît point sa densité. Ce métal n’existe dans la nature qu’l l’état d’oxide pur , ou combiné avec l’oxide de fer , ou avec la silice et la chaux. C’est en calcinant i’uxide de titane et le charbon à une tris-haute température , que l’on parvient à se procurer cc métal. Il n'absorbe l’oxigène de l’air qu’à la chaleur rouge ou à une température inférieure , lorsqu’il est en contact avec la soude ou avec la potasse -, il ne décompose aucun acide. Jusqu’ici on ne l’a combiné avec aucun corps simple non métallique. Le titane a été découvert, en i;8i , par M. Gregor, religieux de Ménarhan , en Cornouailles , dans un fossile de la eompune de Ménachan. Il fut d'abord désigné sous le nom de Ménachine ; Klaproth le découvrit aussi de son côté , en 1790 , dans le schorl rouge de Hongrie , et lui donna le nom de Titane ; cc ne fut qu’en 1795 que ce dernier reconnut l'identité de la ménachine et du titane. Le titane est sans usage. Le puids relatif de sa molécule est de 18.

F. Bismuth.

3 12. Le bismuth est solide, lamcllcux , très-cassant, d’un blanc jau-

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nAtrc ; sa densité est de 9,822. A la température de 256* il entre en fusion. Il n’est point volatil; il cristallise en cube (1).

313. Le bismuth se trouve dans la nature à l’état natif , à l’état d’oxide , et , enfin , combiné avec le soufre et l'arsenic. la: bismuth s'obtient en soumettant à l’action de la chaleur le minerai qui le renferme : comme il est très - fusible , il se rassemble promptement à la partie inférieure du creuset.

314. L’air atmosphérique est sans action sur le bismuth à la température ordinaire ; mais , à une température élevée , ce métal absorbe l’oxigènc , et se transforme en un oxide jaune qui se vaporise ; il se combine avec le chlore , le phosphore, le soufre , l'iode et le sélénium ; il décompose les acides nitrique et nitreux avec une grande énergie , et probablement les acides sulfurique , sélénique et iodique.

315. Le bismuth était connu au commencement du 16* siècle : on ignore quel est l'auteur de sa découverte. Ses usages sont très-bornés : il est employé pour donner à l'étain plus de solidité ; ses oxides servent dans la dorure sur porcelaine. Le poids de sa molécule est de 8,875.

G. Cuivre.

316. Le cuivre est solide , rouge, très-ductile , il passe bien à la filière et au laminoir. Sa densité est de 8,896. Il entre en fusion à 27* du pyromclrc de Wedgwood.

317. Le cuivre existe dans la nature à l’état natif, à l’état d’oxide , de sulfure et de sel. Les procédés d’extraction du cuivre étant très-compliqués , nous ne les indiquerons pas ici ; ils seront développés plus tard.

(t) Pour faire cristalliser le bismuth , on le fait fondre dans tm creuset f et lorsque, par le refroidissement , il s’est forme à sa surface une croule solide , on la perce avec une lige de fer , cl on fait promptement écouler le métal cncoie liquide : en cassant le rreuset , on trouve la surface inférieure de la croûte tapissée d'un grand nombre de petits cristaux cubiques disposés en retraite de manière à former de» pvramidca quadrangulaire» renversées. Pour que cette opération réussisse bien , il faut que le bismuth sait parfaitement pur ; celui du commerce renferme presque toujours de l’arsenic : pour le purifier il faut le dissoudre daus l’acide nitrique , le précipiter par l’eau , et faire calciner le précipité avec du charbon.

318. Le cuivre n'éprouve aucune altération dans l’air sec , mais il s’oxide lentement dans l'air humide , et se transforme en carbonate , en absorbant l’acsJe carbonique de l’air : c’est à la formation de ce carbonate que sont ducs ces taches vertes qui recouvrent les statues de bronze exposées à l'air. A une température élevée , le cuivre absorbe rapidement l’oxigènc , et se transforme en un oxide brun noir. Ce métal s’oxidc à la flamme d'une bougie et la colore en vert. Le cuivre se combine avec le chlore , le phosphore , le soufre , l’iode et le sélénium ; il décompose les acides nitrique , nitreux , sulfurique , sélénique et indique. 11 décompose l’ammoniaque , à une température très-élevée , de la même manière que le fer , sans absçrbcr aucun de scs éléinens ; mais il perd sa ductilité , et devient très-cassant.

3 19. La découverte du cuivre remonte à une époque très-reculée. Ce métal est un des plus utiles ; on l’emploie pour faire un grand nombre d'ustensiles , pour former le laiton ou cuivre jaune , et beaucoup d’autres produits dont nous parlerons dans la suite. Le poids relatif de sa molécule est de i8,25.

H. Tellure.

3jo. Le tellure est solide , laincllcux , très-cassant ; sa couleur est intermédiaire entre celles de l'étain et de l'antimoine; sa densité est de 6,u5. Ce métal est fusible à une température un peu plus élevée que le plomb ; il est volatil : on peut facilement constater ces phénomènes dans une cloche courbe, pleine d'azote Ou d'hydrogène.

Le tellure existe dans la nature , combiné i« avec le fer et fur , dans 1rs mines de Fatxcbayen Transylvanie, et de Maria Lorello; a" avec l’or et l'argent , à Offenbanya en Transylvanie ; celte mine est désignée sous le nom d'Or Graphique ; 3° avec le plomb , l'or , l’argent , le soufre cl le cuivre, à Nagyag en Transylvanie. On l’obtient en traitant son oxide par le charbon à une température peu élevée. Dans l’air sec le tellure est inaltérable , à la température ordinaire ; mais lorsqu'il est humide , il se ternit promptement. A une température élevée il brille rapidement , et donne naissance à un oxide blanc , volatil , dont Codeur est analogue à celle du radis noir ; c’est ce qu'il est facile de vérifier eu plaçant un fragment de tellure dans une cavité pratiquée sur un charbon , et en dlrigant dessus la flamme d’une bougie , ail moyen d’un chalumeau. U sc combine avec l'hydrogène , le chlore , le phosphore , le soufre , l'iode

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et lc^sélénium ; il décompose les acides nitreux , nitrique , sulfurique , iodique et scienique. Le tellure a été découvert par Muller , en 178a. Il est sans usage. Le poids relatif de sa molécule est de 8,06.

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