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Ce sel est tres soluble. Quand on l’expose à une température de 230°, il se décompose et produit du protoxide d'azote et de l’eau. Lorsque le gaz commence à se dégager, il faut baisser la température; sans cela il se formerait de l’hyponitrite d’ammoniaque. Ce sel d’ailleurs se volatilise en même temps qu'il se décompose.

Le nitrate d’ammoniaque étant projeté sur les charbons, fuse rapidement , et brûle avec une flamme rouge comme celle de l’hydrogène.

En se décomposant, il donne des produits qui sont dans des proportions très simples. Il conüent 1 atome d'acide nitrique, qui renferme x atome‘ d'azote et 5 d’oxigène, et 1 atome d’ammoniaque, qui est composé de 1 atome d'azote et de 5 atomes d'hydrogène. Aussi, par sa décomposition, donne-t-il naissance à de l’eau et à du protoxide d’azote; c’est-à-dire que les 3 atomes d'hydrogène s'unissent à 3 atomes d’oxisène et forment de l’eau, et que les 2 atomes d'azote s'unissent aux 2 autres atomes d’oxigène

pour former le protoxide d'azote. Pour ob-

PES ÉOS-

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tenir ces produits, il faut procéder lentement. Le nitrate d’'ammoniaque produit un froid très rapide quand on le méle avec de l’eau. De l’eau à 13°, en la saturant de ce sel, tombera à 13° audessous de zéro, ce qui est un abaiïssement de température de 26°.

Voici encore une autre particularité relative

à la production du froid : c’est que si l’on méle la dissolution du nitrate d'ammoniaque étant à 15° au-dessous de zéro avec de l’eau à 13° audessus , il y aura encore 5° de froid de produit. Ce n’est pas tout : si l’on prend la densité de la dissolution avant le mélange ainsi que celle de l'eau, on trouve ensuite que la densité du mé-

ange est plus grande que la moyenne des deux

autres densités; 1l y a donc eu condensation. Or,

en général, la condensation amène production de chaleur, et cependant ici 1l ÿ a production de froid.

On obtient des résultats analogues avec d’autres sels; mais avec celui-ci ils sont plus mar-

qués. Ces résultats sont très importans pour la

Vi me COURS

théorie de Vi Chaleur ; c’est à M. Berthollet de

l’on doit ces observations.

Le nitrate de baryte cristallise en ‘Octaèdres +

réguliers.

ra,

Ce sel a une solubilité dont je vais citer quelques nombres. 100 parties d'eau à zéro en dissolvent 5 parties ; à 52°, elles en dissolvent 18 parties; à 101°,6, elles en dissolvent 55 parties.

Il est complètement soluble dans l'alcool et dans l'acide nitrique, |

Eu, versant de l'acide mitrique sur une dissolution de nitrate de baryte, il se forme un préci-

pité qui est le nitrate de baryie.

Cetie expérience nous apprend une chose qu'il

est bon de connaître; c’est que si l’on a pris du

carbonate de baryte et qu’on verse de l'acide ni-

trique très concentré dessus, il ne se dissoudra

pas , parce que le nitrate qui se forme est InsOluble dans l'acide. EL

La chaleur fait décrépiter le nitrate de baryte; A1

ilse décompose, et donne de l’ acide nitreux et de

loxigène pur. Quand tout le nitrate est décom-

posé, il se forme du deutoxide de barinm. Cependant, d’après les essais qui ont été faits, il parait que ce deutoxide n’est pas aussi pur que celui que l’on obtient en faisant passer sur la baryte rouge de l’oxigène Jusqu'à saturation.

Le nitrate de strontiane cristallise en beaux oCtaëdres, à une température ordinaire un peu froide : il contient assez d’eau. {l est plus soluble à froid que le nitrate de baryte.

Le nitrate de chaux présente quelque intérêt,

parce qu'il existe dans le nitre en méme temps

que le nitrate de potasse, danses bergeries, dans

les étables, dans les habitations: mais les berge-

vies sont plus riches en nitrate de chaux que les matériaux provenant des démolitions. |

Ce sel contient beaucoup d’eau de cristallisa.. tion : elle n’a pas été déterminée. Ses cristaux

sont des prismes hexaëdres très allongés.

Il se dissout dans l’eau , et est très déliquescent. [reste toujours humide à l'air. L'alcool le dissout en abondance, tandis que

le nitrate de potasse n’étant pas soluble dans l’al-

or RARE ES nes ronge

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16 | |. GoURS »

cool un peu concentré, on peut se servir de ce

moyen pour analyser les platras. On prend une

dissolution provenant des lessives des platras;

on y verse de l'alcool, qui enlève le nitrate de

chaux et précipite le nitrate de potasse. C’est un | à 4

moyen simple d'analyse.

Le nitrate de chaux se décompose par la cha-

leur avec une extrême facilité, et il donne de

l'acide nitreux en grande abondance. L’expérience est très facile à faire dans un petit tube de verre ; les-premières portions de gaz qui se dégagent sont même de l’acide nitreux.

Le nitrate de magnésie est tout-à-fait analogue au nitrate de chaux. Il est soluble dans l'alcool , très soluble dans l’eau, et plus facile à décomposer par la chaleur que le nitrate de chaux. :

Le nitrate d’alumine est un sel d’une décomposition facile par la chaleur; il donne même. beaucoup d'acide nitrique.

Voilà les sels formés par des bases terreuses ou alcalines. Je m’occuperai rapidement des sels

à bases métalliques.

va

L’étain, mis en contact avec l'acide nitrique, donne un deutoxide qui est insoluble; mais en étendant l'acide de beaucoup d'eau, on obtient du protoxide qui se dissout dans l'acide. Cependant on n'a que momentanément cette dissolution.

L’antimoine se conduit de la même manrére à peu près. Traité par l'acide nitrique , il donne de l'acide antimonieux et antimonique.

Le bismuth est attaqué vivement par l'acide nitrique, mais 1l reste en dissolution. On a un

sel qui se présente sous forme de cristaux qua-

drangulaires terminés par des pyramides à quatre

faces. Ce sel renferme trois proportions d’eau ; sa réaction sur les papiers colorés est très forte.

Le nitrate de bismuth ne peut exister, pour ainsi dire, qu'a l’état solide. Si on le dissout dans de l'eau, 1l se décompose en deux sels. L'eau sempare de l'acide, et il y a précipitation de Voxide ; mais l’acide et l’oxide ne sont pas purs.

Le précipité est ce que l’on connaît sous le nom

de blanc de fard. En précipitant avec peu d’eau,

G.-L. Chim. 11e LEcow. 2

on a de petits cristaux. Si l’on décompose le sel par la chaleur, on obtient de l’oxide de bismuth pur.

Le nitrate de cuivre se forme directement avec l'acide et le cuivre : le métal est vivement attaqué ; il faut même prendre de l'acide un peu affaibli. Sans cela, à mesure que l’action a lieu, il y a dégagement de chaleur, et l’action devient même assez forte pour produire une explosion et faire briser les vases; aussi quand l'acide est concentré, l’action est tumultueuse et peut être dangereuse. Si l'on prend de l'acide nitrique très faible, il se dégage du gaz deutoxide d'azote ,: mais qui n'est pas très pur.

Le nitrate de cuivre cristallise en longs prismes quadrangulaires. Il est caustique, et corrode la peau; la saveur en est épouvantable. Le cuivre donne toujours unesaveur styptique particulière.

Ce sel se dissout en très grande quantité dans l'eau ; il est mème soluble dans l'alcool. Les dissolutions sont bleues, ce qu'elles doivent à l'eau:

quand le sel est anhydre, 1l est blanc,

On obtient un sous-nitrate de cuivre en versant de la potasse en petite quantité dans la dissolution de ce nitrate. Ce sous-nitrate contient un cinquième d'acide, selon M. Berzelius.

Le nitrate de cuivre exposé à l’action de la chaleur se décompose avec une grande facilité, et l'on obtient de l’oxide noirtrès pur. Cet oxide sert dans l'analyse des matières végétales et animales.

Si lon veut savoir combien le cuivre exige d’oxigène pour s'oxider, on prend cinq grammes de cuivre pur que l’on met dans un matras; on verse dessus de l’acide nitrique, et quand le cuivre est dissous, on chauffe de manière à décomposer le nitrate : le poids de l’oxide indique facilement l’oxigène absorbe.

Le plomb forme des sels à plusieurs proportions avec l'acide nitrique. Il ne faut pas faire bouillir trop long-temps le plomb avec l'acide. Le nitrate de plomb est sans couleur; 1l cristallise facilement en octaëdres presque opaques. Sa saveur est sucrée, comme celle de tous les sels de

plomb.

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Il n’est pas très soluble dans l’eau ; car 100 parties d’eau n’en prennent que 13 parties à froid.

Exposé à l’action de la chaleur, il décrépite fortement, 1l fond, se décompose et donne pour produit de l'acide nitreux et de l’oxigène. Cest ce sel que l’on emploie pour avoir de l’acide nitreux pur. Pour cela on le met dans une cornue

de verre, à laquelle on adapte une allonge pour

, communiquer au récipient. Le sel fournit un li=

quide jaune qui est l’acide nitreux anhydre. Il

faut refroidir le récipient pour le condenser.

Le nitrate de plomb en dissolution est décom- .

posé par l’ammoniaque , de manière qu'il reste

du nitrate avec excès de plomb. En mettant peu

d’ammoniaque, on a un sous-nitrate de plomb

composé d’un atome d'acide et de deux atomes :

de base. Pour former + nitrate de plomb on met

un peu plus d’ammoniaque. Si l’on met un excé-

dant d’ammoniaque, 1l se forme alors un autre sel ou = nitrate de plomb. Ensuite on aura beau mettre une plus grande quantité d'ammoniaque,

le 5 nitrate ne sera pas altéré,

Ces phénomènes ont fourni à M. Berzelius des argumens sur la composition de l'azote, qu'il considère comme formé d'oxigène et d’une base particulière qu'il appelle ammo- RIUM.

Nous avons ici quatre sels. Supposons que la-

zote soit un corps simple; alors dans le nitrate

neuire l’oxigène de l’acide est quintuple de l'oxi-

gène de la base ; dans le sous-nitrate ou + nitrate, l'oxigène de l'acide sera égal à deux fois et denne celui de la base ; dans le + nitrate , il sera égal à une fois et deux tiers celui de la base ; et dans le nitrate, il sera égal aux cinq sixièmes de celui de la base ; mais ces nombres 5,2 +, 1 ?, ne.sont pas en proportions simples.

Supposons que l'azote soit un oxide; 1l y aura un atome d’oxigène dans la base. Ainsi dans le nitrate neutre, il y aura six fois l’oxigène de la base;

dans le + nitrate , trois fois l'oxigène de la base ;

dans le + nitrate, deux fois celui de la base, et dans”

le +nitrate, une fois celui de la base. Or, les nom-

bres 6, 3, 2, 1 sont en rapport simple ; d'où

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