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benjoin , à diverses matières résineuses , détone aussi par la percussion.
Il faut voir dans la percussion deux modes d'action : d’abord elle rapproche les parties et augmente l’affinité de leurs élémens; puis elle developpe de la chaleur , qui est la conséquence du rapprochement des parties.
Le phosphore , qui est éminemment combusble, détone plus fortement que les autres corps; il faut même des précautions pour ne pas courir de danger en faisant cette expérience. On opère le mélange sous l'huile térébenthine, et on le fait détoner par petites parties.
Enfin, je puis dire que la plupart des métaux facilement oxidables, que leurs sulfures même, ont la propriété de détoner par le choc étant mélés avec le chlorate de potasse : dans ce cas, le chlore reste toujours avec le potassium.
Les acides que l’on verse sur le chlorate de potasse, particulièrement l'acide sulfurique, le
décomposent : il se dégage du deutoxide de
| chlore, formé de deux volumes d’oxigène et d’un volume de chlore. | Lorsqu'on jette du chlorate de potasse dans de l'acide sulfurique concentré, il y a production de chaleur suflisante pour enflammer les corps combustibles, comme le soufre, les résines. C’est sur cette propriété qu'est fondée la préparation des allumettes oxigénées. On prend trois parties de chlorate de potasse, une partie de soufre, une partie de sucre, le tout en poudre, et une demipartie de gomme arabique; on mêle d'abord les | trois premières substances ; on ajoute la gomme
avec un peu d’eau, pour en faire une pâte que
l'on colore, si l’on veut, avec du cinabre, et l’on |
met un peu de cette pâte au bout d’une allumette
pren
soufrée. Lorsqu'on plonge l’allumette dans de
l'acide sulfurique concentré, il y a production de
chaleur, décomposition rapide du chlorate et inflammation des corps combustibles. Î 4 On a cherché à faire de la poudre avec le chlo- : ‘ rate de potasse. ”
On en a beaucoup fabriqué à Essone; mais
30 COURS cette fabrication, malgré les précautions qui 6nt élé prises, a causé des accidens dont vous avez
sans doute entendu le récit, et l'on a été obligé
d'y renoncer. On a même décompose la poudre à
qui avait été faite, parce qu’elle s’enflammait au
moindre choc quand on la transportait. Hi y en
avait un dépôt près de la Salpéirière. On a lavé
cette poudre : le chlorate de potasse qui en est provenu a servi à faire des allumettes ; c'est même le seul emploi qu’il ait trouvé.
La poudre de chlorate de potasse ayant la propriété de s’enflammer par le choc, on a imaginé d’en faire usage pour l’amorce des fusils et pour faire des fusils à percussion. Chaque armurieravait une petite recette particulière ; mais on a abandonné cette amorce, parce qu’on à bientôt. reconnu qu'elle avait le grand inconvénient de détériorer le canon du fusil par la grande humidité qu'elle produit.
On fait maintenant des amorces avec du fulminate de mercure; ôn pourrait même en faire
usage pour les armes de guérre.
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Le chlorate de potasse n'existe pas dans la nature. | |
En faisant arriver du chlore dans une dissolution de potasse peu concentrée, 1l se forme d’abord un composé que l'on a désigné sous le nom de chlorure de potasse ; composé fort remarquable par sa propriété de déiruire les couleurs végétales et animales, et de servir au blanchiment.
Si la dissolution de potasse est très étendue
d'eau , 1lne se forme que le chlorure dont nous
venons de parler et que quelques chimistes ont
nommé chlorite de potasse ; mais si la dissolution de potasse est concentrée, arrivée à un certain terme de saturation, il se fait un partage entre les composés du chlore et de la potasse, et ce partage est déterminé par le peu de solubilité des composés nouveaux qui se forment.
Prenons G atomes de potasse et 6 atomes de chlore : sila dissolution est concentrée, il y a formation de chlorate de potasse presque insoluble et qui se précipite, et de chlorure de potassium
quireste en dissolution.
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