‹ Cours de chimieChapitre 53 sur 61 · YA À · texte numérisé non relu

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Cette substance brûle dans l’oxigène avec un grand éclat et une grande élévation de température ; l'éclat est si vif, qu’on l’a comparé à celui du soleil. La chaleur qui se développe est si forte, que l’alumine est en partie fondue ; et l’on sait qu'on ne peut la fondre par les moyens ordinaires, même par le chalumeau à gaz oxigène et hydrogene. En raison de cette fusion , l’alumine prend une consistance telle, qu’elle fait feu avecle briquet et coupe le diamant, et elle ressemble à ce produit naturel que l’on nomme corindon, qui par sa dureté vient après le diamant.

En combinant l’aluminium avec le chlore, on reforme le chlorure obtenu par les procédés que nous avons indiqués; expérience extrémement satisfaisante comme vérification.

L’aluminium est fixe.

Chauffé au rouge et mis en contact avec le soufre en vapeurs, il se forme un sulfure. On

le combine facilement avec l’arsenic et le phos-

phore. Ainsi voilà un nouveau corps simple pro-

venant de lalumine , dont la composition avait

bien été regardée comme incontestable, maïs

gi

5 COURS que l’on avait pourtant pas encore décomposée.

La combustion de l'aluminium dans l’oxigène peut expliquer quelques-uns des phénomènes de la nature ou la formation du corindon. Cette substance doit être considérée comme un produit volcanique : le potassium peut, dans les éruptions des volcans, décomposer des chlorures d’aluminium dont on comprend facilement la formation par la présence du chlore et de l’'alumine ; enfin l'aluminium étant formé, on comprend sa combustion dans l’oxigène, et voila pourquoi le corindon est une matière si dure et qui a éprouvé la fusion.

Que les volcans soient le produit de l'inflammation des dépôts de matières combustibles, ow le résultat des feux que l’on suppose exister au centre de la terre, l'explication subsiste. Le corin« don se trouve toujours dans les produits des vol- | cans qui fument encore ou des volcans éteints.

Le manganèse forme avec le chlore plusieurs chlorures, et l’on peut en citer trois bien distincts. Nous en parlerons, parce que l’un des

chlorures de manganèse s'emploie dans les arts,

On forme le protochlorure de manganèse, en prenant du peroxide pur et en versant dessus de l'acide hydrochlorique. Il se dégage une certaine quantité de chlore et il ne se forme pas un chlorure correspondant à l’oxigène que le métal content (il en contient deux atomes); il faudrait deux atomes d’acide hydrochlorique, et il se for-

merait un perchlorure contenant deux atomes

La

de chlore, si la combinaison correspondait à loxigène du métal. Mais en employant la chaleur, comme on fait ici, le perchlorure ne peut exister.

On peut faire cristalliser la dissolution de protochlorure ; elles se présente sous forme de prismes très aplatis.

Au feu, ce protochlorure fond dans son eau de cristallisation; 1l se dessèche, et passe ensuite à la fusion ignée. Il ne se volatilise pas : il est très permanent. |

Si l’on chauffe ce sel au contact de l'air, il y a formation d’acide hydrochlorique et il reste de l'oxide. Son eau de cristallisation se décompose

et fournit de l’hydrogèene au chlore.

Le chlorure de manganèse est très soluble dans &

1 est même déliquescent et il se dissout

l'eau ; :

dans l’alcool.

Nous venons de parler du protochlorure ; ; l’autre chlorure de manganèse n'a qu'une exis-tence éphémère. Pour le faire, il faut prendre 2 du manganèse et le combiner avec du chlore, ett nous regardons le sel qui en provient comme ® étant un perchlorure. |

Si l’on prend du chlorure ordinaire et qu’on 1

y fasse arriver du chlore, celui-ci est absorbé en 1

grande quantité; le premier est donc le proto-

chlorure, et le second, ou ce que l’on obtient

ete

par l'addition du chlore, est le perchlorure. Or,

c'est une substance semblable à ce perchlorure

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