GENERALITES SUR LES METAUX
Le tableau suivant donne la composition des principaux alliages usuels :
Soudure des plombiers Polerie d'étain.
Caractères d'imprimerie.
Alliage de Darcet.
Bronze des monnaies.
( Plomb 50
\ Étain 50
( Plomb jO
l Élain 90
^ Plomb 55
< Étain 20
[ Antimoinr. . . 25
1 Plomb 30
Étain 20
/ Bismuth 50
^ Cuivre 95
Etain 4
Zinc 1
Bronze ordinaire.
Bronze d'aluminium.
Laiton.
3Iaillechort.
Monnaies d'or.
Monnaies divisionnaires d'ar^-ent.
( Cuivre 90
l Étain 10
Cuivre 90
Aluminium.. 10
Cuivre 67
Zinc 33
( Cuivre 50
< Zinc 25
f Nickel. 25
(Or 90
i Cuiv]-e 40
l Argent ..... 835
Cuivre 165
188. Propriétés chimiques. — Action de l'oxygène. — Les métaux, à cause de leur nature électro-positive, sont tous directement oxydables, à l'exception seulement de l'or, du platine et de l'iridium. L'argent luimême s'oxyde quand on le chauffe dans l'oxygène pur sous pression.
L'oxydation des métaux n'a que rarement lieu à froid dans l'air sec : le potassium et le rubidium sont à peu près les seuls qui s'altèrent dans ces conditions, mais presque tous les métaux usuels s'oxydent à l'air humide, chargé d'acide carbonique : c'est le cas du zinc, du fer, du plomb,' du cuivre; etc.
Au rouge, les métaux très oxydables, comme les métaux alcalins, le magnésium, le zinc et le fer, brûlent dans l'oxygène ou dans l'air avec incandescence. Cedernierpeutméme prendre feu spontanément quand il est très divisé : on dit alors qu'il est pyrophorique.
Le mercure est inaltérable à froid, même dans l'air
2^0 MÉTAUX
humide, mais il s'oxyde vers 300 degrés et se recouvre alors de paillettes rouges, formées d'oxyde mercurique HgO, que les anciens appelaient mercure précipité per se.
Action du soufre. — Le soufre attaque les métaux plus facilement encore que Foxygène : le fer, le cuivre, le mercure et l'argent s\y combinent, même à froid, pour donner les sulfures correspondants ; à chaud, il y a souvent incande-scence.
L'or et le platine résistent assez bien à l'action du soufre ; le zinc et l'aluminium ne sont attaqués qu a haute température.
Action du chlore. — Le chlore attaque tous les métaux, sans exception ; les métaux vulgaires y brûlent avec incandescence.
L'or et le platine ne s'y combinent qu'à froid, parce que leurs chlorures sont entièrement dissociés au rouge.
Sels.
189. Propriétés. — Les sels sont tous des corps solides, presque toujours cristallisables et assez souvent solubles dans l'eau. Leur solubilité, à peu d'exceptions près, croit avec la température.
Ils peuvent être binaires, ternaires ou même quaternaires, suivant qu'ils dérivent d'hydracides ou d'acides déjà ternaires : le sulfure de sodium Na^S est un sel binaire, le sulfate neutre de sodium S0^Na2 est un sel ternaire et son bisulfate SO^HNa est un sel quaternaire.
Déliquescence. — Certains sels solubles sont très avides d'eau et peuvent même en emprunter à l'air : on les voit alors augmenter peu à peu de poids et de-