C-CH
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CH-CH<^g3
sans rien préjuger, bien entendu, sur la position des liaisons éthyléniques qui restent dans leur molécule. C'est d'ailleurs cette position même qui est cause de leur isomérie.
Les terpènes peuvent se classer grossièrement en trois groupes : les hjdrocsivhures térébéniques on tëj^ébent/iènes, qui se combinent à une seule molécule d'acide chlorhydrique, pour former des monochlorhydrates CioHi'^,HCl, les hydrocarbures terpiléniques ou eltrènes^ qui s'unissent à deux molécules d'acide chlorhydrique pour donner des dichlorhydrates C^oHi6^9HCl et enfin les hydrocarbures campJiéniques
OU camphènes^ qui sont solides et cristallisés à la température ordinaire et ne prennent qu'un seul HCl.
Tous ces corps sont actifs sur la lumière polarisée ; ils sont volatils et possèdent une odeur forte, caractéristique et souvent agréable.
Les oxydants les transforment en cymène C^^H^'S ce qui montre leurs relations étroites avec la série aromatique ; l'acide sulfurique les change en polymères moiui; volatils.
Les terpènes forment la partie principale des essences que l'on extrait des plantes odoriférantes par distillation. Le plus commun de tous est le térébenthène ou essence de térébenthine ordinaire, liquide incolore, qui bout à 155 degrés et se reconnaît imm,édiatement à son odeur particulière. Son chlorhydrate CiOHiG^HCl est un corps solide blanc, qui possède une forte odeur de camphre et a reçu, à cause de cette propriété, le nom de camphre artificiel.
L'essence de térébenthine sert comme dissolvart, dans la fabrication des vernis et des peintures à Thuile; on l'obtient en distillant la résine du pin, qui se sépare ainsi en essence volatile et en colophane fixe.
Résines.
511. — Les résines sont des produits d'altération des hydrures aromatiques, qui accompagnent ordinairement ceux-ci chez les plantes qui en contiennent; elles sont amorphes, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et tous les hydrocarbures.
On les emploie surtout à la fabrication des vernis {copal, goimne-laque) ; les plus importantes d'entre elles sont le caoutchouc et la gutta-percha, qui, par leur élasticité, leur imperméabilité et leur résistance
CHIMÎE ORGANIQUE
aux réactifs, se prêtent aux usages les plus variés. La gutta-perclia sert notamment à isoler les câbles électriques et à faire les moules de la galvanoplastie.
Le caoutchouc vulcanisé est du caoutchouc additionné de soufre, <{ui augmente encore son élasticité ; le caoutchouc durci ou ébonite est du caoutchouc très fortement vulcanisé, il constitue l'un des meilleurs isolants que l'on connaisse.
Gaz de l'éclairage.
512. — Le gaz de Téclairage se fabrique en distillant la houille grasse dans des cornues en terre réfractaire, chauffées au rouge sombre ; il s'en dégage un volume considérable de gaz et de vapeurs que l'on envoie d'abord dans le harilletj long cylindre horizontal, à moitié rempli d'eau, où se condense la partie la moins volatile du goudron, puis dans un réfrigérant formé de grands tubes en U renversés {jeu d'orgue), dont les branches débouchent dans une caisse à eau, enfin dans les appareils épuration chimique, qui sont destinés à retenir les produits sulfurés, acide sulfhydrique et sulfure d'ammonium, que renferme toujours le gaz brut. Ces appareils contiennent un mélange de sulfate de calcium et d'oxyde ferrique (mélange de Lamlng), qui retient la totalité du soufre en se changeant en sulfure de fer.
Fe20^ -1- 3H2S = 2FeS + S + 3H20.
Fe203 4- 3(AzH''^)2S = 2FeS + S + 3H20 + 6AzH3.
Des caisses d'épuration le gaz se rend directement au gazomètre, qui l'emmagasine (fîg. 73).
On obtient ainsi, pour 100 kilogrammes de houille v environ 28 mètres cubes de* gaz et 75 kilogrammes de ^
coke, auxquels il faut joindre un certain volume d'er/:^^^? ammoniacales^ provenant du rofriiiérant , et 5 au kilogrammes de goudron.
Fig. 73. — Fabrication du gaz d'éclairage.
Le gaz tel qu'on le brûle est un mélange d'hydrogène, de méthane, d'éthylène, d'acétylène, d'oxyde de carbone, d'azote et de vapeur d'hydrocarbures aromatiques, parmi lesquels dominent le benzène, le toluène et le naphtalène. Ce sont ces derniers qui lui communiquent son odeur et la plus grande partie de son pouvoir éclairant.
Les eaux ammoniacales servent à la fabrication industrielle de l'ammoniaque ; quant au goudron, c'est un mélange complexe d'une foule de composés aromatiques, appartenant surtout a la famille des hydrocarbures et à celle des phénols.