HF1 + C03K2 C02 + H20 + 2KF
Puis on ajoute à ce dernier une quantité d'acide fluorhydrique égale à celle qui a servi à le former ; le fluorure se change alors en fluorhydrate ettout l'acide fluosilicique est précipité, à l'état de fluosilicate de potassium insoluble :
KF1+HF1=:=:KF1,HFL SiF16H2 + C03K2 — C02 + H20 + SiF16K2.
On sépare ce dernier par filtration et on fait cristalliser le fluorhydrate de potassium. Le sel est enfin desséché et distillé, à sec, dans un petit alambic en platine; il se décompose alors en acide fluorhydrique pur, dont on condense les vapeurs dans un petit réfrigérant en platine, fortement refroidi, et en fluorure de potassium qui peut servir de. nouveau, et indéfiniment, au même usage (Frémy).
KF1,HF1 = KFl + HFL
Dans la préparation de l'acide fluorhydrique brut, on peut remplacer la fluorine par la cryolithe APFl^ôNaFl ; le résidu est alors un mélange de sulfate d'aluminium et de sulfate de potassium. ^
APF16,6NaFl -f.ÔSO^H^ AP(S04.)3+3SO'*Na2+12HFl.
L'acide fluorhydrique.se conserve dans des flacons en gutta-percha ou mieux en platine ; il sert exclusivement à la gravure sur verre.
Chlore.
61. Propriétés physiques. — Le chlore est un gaz jaune verdàtre, d'une odeur suffocante, qui par son aspectnepeut être confondu qu'avec ses oxydes gazeux, CPO, CPO^ ou C102; on le distingue de ceux-ci par l'argent en poudre, qui absorbe le chlore pur en totalité et laisse un résidu d'oxygène avec ses oxydes.
C102-f Ag = AgCl + 20.
Le chlore est très lourd, sa densité est 2,45 vers 200 degrés ; aussi peut-on le transvaser d'un flacon dans un autre presque aussi aisément qu'un liquide.
Le chlore est un peu soluble dans l'eau et présente un maximum de solubiHté à 8 degrés. Ce phénomène anormal tient à ce que le chlore tend à se combiner à l'eau pour former l'hydrate de chlore C],4H20 (ou C1,5H20}, corps solide extrêmement peu soluble et fort instable, dont la tension de dissociation devient égale à la pression atmosphérique entre 8 et 9 degrés (Isambert). Au-dessous de 8 degrés, la solubilité du chlore ne correspond, par conséquent, qu'à la tension de dissociation de l'hydrate de chlore pour la^ température de l'eau, c'est-à-dire à une pression nécessairement inférieure à la pression normale.
La dissolution aqueuse de chlore s'appelle vulgairement eau de chlore; elle doit être conservée à l'abri de la lumière, par exemple dans des flacons en verre rouge, noir ou simplement vert foncé ; la lumière blanche, ou plutôt la partie actlnlque du spectre so-
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laire, la décompose en effet peu à peu, en donnant de l'oxygène et de l'acide chlorhydrique.