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OXYGÈNE

s'accomplir qu'à Taljri do Tair, est l'œuvre de ferments anaérobiés.

83. Propriétés chimiques. — L'oxygène est doué de propriétés électro-négatives puissantes, qui se manifestent surtout à haute température : c'est lui qui donne lieu, ainsi que Ta fait voir Lavoisier, à tous les phénomènes de combustion proprement dite. La combustion est dite vive quand elle se produit avec incandescence, on dit qu'elle est lente quand elle ne donne au contraire qu'un faible dégagement de chaleur.

Tous les corps combustibles brûlent dans l'oxygène plus vivement que dans l'air et y développent une plus haute température : la flamme est brillante quand les produits de combustion sont solides, elle est pâle quand ceux-ci sont gazeux.

Les seuls corps simples que l'oxygène pur attaque, à froid, sont le phosphore, l'arsenic et le potassium ; encore faut-il, dans le cas du phosphore, que le gaz ait été raréhé.

A chaud ou sous l'influence de l'étincelle électrique l'oxygène se combine directement à tous les corps simples sauf le fluor, le chlore, le brome, l'iode et les métaux nobles : argent, or et platine. L'hydrogène y donne une flamme peu éclairante, mais très chaude, qui est utilisée dans le chalumeau oxhydrique ; le soufre y brûle avec une belle flamme bleue pour former l'anhydride sulfureux S0-.

La combustion du phosphore dans l'oxygène, donnànt l'anhydride phosphorique P^O^, est éblouissante ; celle du carbone a lieu avec un dégagement considérable de chaleur. Beaucoup de métaux s'y combinent avec incandescence pour donner les oxydes correspondants : c'est le cas des métaux alcalins, du zinc, du magnésium et même du fer; la flamme du magné-

. HYDROGb^NE ET MÉTALLOÏDES

sium, brûlant dans Toxygène, possède un éclat comparable à celui de la lumière électrique ; la combustion du fer s'effectue avec étincelles et projection 'de particules d'oxyde, qui s'incrustent dans les parois du flacon où l'on fait l'expérience.

La rouille du fer et, plus généralement, l'oxydation des métaux au contact de l'air humide, est un phénomène de combustion lente. Il en est de même de l'altération que subissent à l'air un grand nombre de matières organiques, mais alors la présence d'un corps poreux ou d'un ferment spécial est presque toujours nécessaire : c'est ainsi que l'alcool, inaltérable à froid dans l'oxygène ou dans l'air, se change rapidement en acide acétique sous l'action du noir de platine ou du mycoderma aceti.

Alcool. Ac. acétique.

Le mycoderma vint ou Jleur du vin, plus actif encore, transforme l'alcool en acide carbonique et eau.

Le ferment nitrique est capable de changer l'ammoniaque en acide azotique et les iodures en iodates (Schlœsing et Mûntz).

AzH3 -f- 40 = AzO^H + H20.

Kl4-30i=IO-^K.

Enfin il existe un ferment soluble, connu sôus le nom de laccase, qui, en l'absence de tout organis^iïPe vivant, favorise l'oxydation des matières organiques à peu près de la même manière que le noir de platine ou les mycodermes : c'est la laccase qui détermine la plupart des phénomènes d'oxydation que l'on observe dans les tissus végétaux et qui, en particulier, est cause

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