Nous punirons donc le coupable. • Mais après
Lui rendrons-nous son enfant, s'il persi^te à le maltraiter, si à l'expiration de sa peine, il ne revient que plus exaspéré pour assouvir sur lui un sentiment de détestable vengeance ?
Et puis d'ailleurs, il se peut que les mauvais traiterai nts, sans constituer précisément un délit qualifié, soient tels par leur continuité, par leur caractère, qu'ils mettent en péril la santé, et peut-être l'intelligence même de la pauvre vic.ime.
Supposez aussi qu'au lieu de pourvoir à la nourriture, à l'entretien, à l'éducation de son enfant, le père ou la mère le laisse manquer de tout!
Ou bien encore la maison paternelle est un lieu d'ivrognerie et de débauche, une école d'immoralité!
Laisseriez-vous l'enfant dans ce dénûment?