‹ Cours de Code Napoléon (volume 5)Chapitre 351 sur 427 · LITRE III. TITRE III. CHIP. V · texte numérisé non relu

LITRE III. TITRE III. CHIP. V

nal, que Paul a taisi de sa demande contre moi, une demande incidente contre lui, afin que le Tribunal, saisi des deux demandes, puisse constater et liquider ma créance, et prononcer en conséquence, entre nos deux dettes, la compensation.

Voilà la compensation par voie de reconven'ion, que nous avons appelée, par abréviation, la compensation reconvenlionnelle.

C'est une nouvelle demande opposée à la première demande.

Convenire, dans la terminologie latine, c'est actionner; reconvenire, c'est réactionner.

C'est le défendeur, en effet, réagissant contre le demandeur, et se constituant, à son tour, devant le même juge, demandeur contre lui :

« Reconvenlio est mutua rei p^titio, ad petitionem acto-. ris redacta. » (Comp. Merlin, Répert., v° Reconvention.')

673. — Ce n'est pas ici le lieu d'exposer la théorie des demandes reconventionnelles.

Nous nous bornerons donc à l'examiner, dans ses rapports avec la compensation, qui en est d'ailleurs, non pas sans doute la seule application, mais du moins l'une des applications les plus importantes.

Et nous rechercherons, comme nous l'avons fait pour la compensation facultative :

A. Dans quels cas elle peut avoir lieu;

B. De quelle manière elle s'opère ;

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