‹ Cours de composition musicale (volume 2)Chapitre 40 sur 130 · LU · texte numérisé non relu

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Adai^io AJi?

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Adagio Ail?

inflrxirtn vers la T.

3. — La Réiîxposition, tout à fait affranchie des anciens errements de la forme Suite, contient d'abord l'élément essentiel du premier thème (A), sur la louigue {LAt>) comme la première fois, et relié directement au passage agogique de transition (P). Celui-ci, complètement transformé sous le rapport de l'orientation tonale, provoque le retour logique du second thème (B) avec ses trois éléments {b' b" è'") transposés exactement au ton initial (la i>) oour conclure :

RÉEXPOSITION.

inflexion vers la T.

Adagio ^

1 JTl — ti

* \if, ti p -#-

T. (laB

Les 5eifc dernières mesures sont la ir^vispo^iiion exacte du second thème (B) avec ses trots éléments (b' b" b"') sur la Tonique.

En résumé, dans toute la période antérieure à Beethoven, le type S, même lorsqu'il n'est pas aussi complètement organisé que l'exemple ci-dessus, est construit d'après le plan suivant :

' Thème principal (A) à la Tonique, avec inflexion vers un

l ton voisin {Dominante ou Relatif) à l'aide d'un Passage

Exposition. / de transition (P) plus ou moins net.

I Second thème (B) exposé dans le Ton Voisin et composé

I quelquefois de trois éléments distincts.

Fragments modulants, empruntés aux thèmes exposés dans Partie médiane, j la première partie, et groupés en ordre extrêmement variable.

Thème principal (A) à la Tonique, sans inflexion vers le ton voisin, et suivi, s'il y a lieu, du Passage de transi- Réexposition. ' tion (P), orienté lui-même vers la Tonique ;

I Second thème |B), avec tous ses éléments transposés à la ( Tonique en forme conclusive.

Celte forme se rapproche beaucoup de la forme définitive qu'on étudiera au chapitre suivant. Les caractères essentiels de Vexposition divergente et de la réexposition convergente y apparaissent nettement, ainsi que le principe de la dualité des thèmes. Mais ces thèmes sont encore pauvres et mal définis. La partie médiane, plus indécise, semble chercher un dernier appui dans les débris de l'ancienne forme Suite, dont la barre de reprise reste le seul vestige concret (i) ; mais la vitalité nouvelle des thèmes y affaiblit de plus en plus l'influence de cette vénérable aïeule, bien près de s'éteindre à tout jamais dans son glorieux passé.

La jeune forme Sonate, à peine assise sur ses bases, semble appeler l'effort qui lui donnera toute l'ample envergure qu'elle est susceptible d'atteindre. C'est elle, en effet, qui, devenue la pièce maîtresse du monument sonate, réagira peu à peu sur toutes les parties, comme pour les soutenir et leur donner une vigueur nouvelle. ~,^

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