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On utilise pour la production des sons musicaux^ soit des corps solides (métaux, bois, tissus animaux) mis en vibration par \a percussion (timbales, piano), par Ieyro//emff/// (instruments à archet) ou parle pincement (harpes, guitares), — soit une co/o««(? ^'a/r limitée à l'intérieur d'un tuyau rigide (instruments à vent, orgue).
Dans cette dernière catégorie d'instruments, en effet, ce n'est point, comme on le croit souvent, le tuyau qui vibre, mais la colonne d'air. Celle-ci se comporte sensiblement comme une cor<ie tendue entre deux points fixes.
On conçoit que la mise en vibration de cette sorte de corde aérienne ne puisse s'opérer à l'aide des procédés employés pour les corps solides : on l'obtient par le souffle., humain ou artificiel, sous certaines conditions de tension et d'émission.
Les modes de production du son varient donc suivant la nature du corps vibrant, mais les phénomènes sonores restent identiques.
Le nombre des vibrations qu'un corps peut exécuter dans un espace de temps déterminé est en. rapport dir^ect et rigoureusement constant a\ec l'acuité du son qui en résulte. Ainsi, au nombre de 435 vibrations à la seconde, par exemple, correspondra toujours un son identique : le la du diapason normal, quelles que soient d'ailleurs la matière vibrante et l'intensité d'émission.
Tout corps sonore peut faire entendre une infinité de sons d'acuité différente, sans qu'il soit nécessaire d'apporter un changement dans ses dimensions, sa tension, sa température, sa densité, etc..
Tant qu'aucune de ces conditions n'est modifiée, un corps qui vibre isolément et dans touie son étendue fait entendre un son invariable, le plus grai'e de tous ceux qu'il soit susceptible d'émettre.
Ce son donne naissance à tous les autres plus aigus, et détermine leur intonation relative, en vertu des lois immuables sur lesquelles repose tout notre système harmonique, comme on va le voir par les deux expériences suivantes.