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sic-ut do-lor me-
mais cet accent est tellement caractéristique de la douleur que Vitoria n'hésite pas à l'employer dans d'autres pièces qui traitent du même sujet, en sorte que cet accent devient dans son œuvre comme un timbre affecté à l'expression douloureuse (3).
La première phrase de la première partie est divisée en trois périodes :
!'■'•' pér. I 2* per. 1 3* pér.
^E^^^^E^^^^^^^=^^^;^^^^=nrf^'^=^^^^^
O vos cm- nés qui transitis per vi-am, attcndi- te et vi-de-tc :
(i) O vous qui passez sur la route, regardez et voyez s'il est une douleur semblable à ma douleur. — Regardez, peuples de la terre, considérez ma douleur, et voyez s'il est une douleur semblable à la mienne.
(3) M. Gabriel Fauré a fait de ce même thème le su)et d'un charmant Madrigal à quatre VOIX. On rencontre aussi cette formule dans les Huguenots de Meyerbcer (le Couvre-feu, 3» acte).
(3) Voyez par exemple dans les Selectissimœ modulationes (Anthol., vol. 1, p. 147) le deuxième répons du triptyque, Recessit pastor, écrit sur les mômes paroles que le motet dont nous nous occupons, et presque avec la même musique. Dans Alccste, de Gluck, nous retrouverons presque identiquement cet accent, qui caractérise chez l'auteur d'Orphée la plainte pathétique. (Voir le troisième livre du présent ouvrage.)
170 LE MOTET
La deuxième phrase mérite d'être citée en entier :
ll« pér . ^ 2! per.
Sup.
Alt.
Te'n.
Bass.
Sj est do
lor si -
11^ pér.
2! pér.
yi est do . lor si
rfpér . » 2£per.
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Si est do lor si ,
IL*" pér. ^
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2»pér-
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Si est do lor do - ^ 3! pér
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3!pér.
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, mi-lis
Sic ut do lor me
3Êpér.
us, sic ut do-lor 3 pép.
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- mi Iis
Sic - ut do.lor me 3! pér
us, Sic ut 3! pér
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lis Sic - ut do.lor me
us, sic - ut do.lor Sîpér
mi. lis
Sic ut do.lor
3! pér.
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me . us
Sic - ut do.lor me
. us.
Ifô-i'- T
Qolor me
us, Sic . ut do.lor me
i^r-r errer
us
Sic - ut do.lor me
ÉEEEÉ
es ^ — g*-
mc . . . us, Sic . ut do.lor me - .us
Il est difficile de rencontrer, même dans la musique moderne, un
LE MOTET
effet plus poignant que celui de la lumineuse cadence majeure qui forme le milieu de cette belle phrase.
La deuxième partie du motet est une sorte de court développement des thèmes exposés dans la première, après quoi la pièce se termine par la reprise de la superbe phrase médiane.
Quant aux répons de Vitoria, traités plus longuement que les répons palestriniens, ils ne le cèdent en rien à ceux-ci au point de vue expressif.
Il suffira pour s'en convaincre de jeter les yeux sur le beau triptyque qui retrace l'agonie et la mort du Sauveur.
Voir dans les Selectissimœ modulationes (Anthol., vol. I, p. 32), la trilogie :