‹ Cours de composition musicale (volume 3)Chapitre 91 sur 265 · phrase · texte numérisé non relu

phrase

ad cru.ci .fi .gen

dum.

La dernière période de la troisième phrase présente une suite de cris plaintifs du plus admirable effet :

Sup.

Alt.

Ten.

Bass.

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. dum.

Le motet Iste sanctus (AnthoL, vol. I, p. i85) est un curieux exemple de symbolisme. Après une suite de quatre phrases régulièrement exposées, le ténor entonne le cantus Jîrmus liturgique sur les paroles :fundahis enim erat super Jirmam petram ; comme si l'auteur avait voulu, par cette disposition, caractériser la ferme assise sur laquelle s'appuie la force du martyr.

Roland de Lassus, flamand, né à Mons, passa la plus grande partie de sa jeunesse en Italie. Il y devint l'un des chefs d'école les plus importants de cette époque où l'art du motet atteignit sa forme la plus parfaite. Dès l'âge de quatorze ans, il passa en Sicile au service du vice-roi Ferdinand de Gonzague, et obtint, jeune encore, la dignité de maître de chapelle à la basilique de Saint-Jean de Latran, à Rome; en i556, le duc Albert V de Bavière l'appela à Munich, où il resta jusqu'à sa mort.

Lassus fut peut-être le compositeur le plus fécond qui ait existé, car le nombre de ses oeuvres connues s'élève à près de deux mille.

Il écrivit environ soixante messes, cent Magnificat imprimés sous le

LE MOTET

titre de Jubilus beatœ Virginis^ et plus de douze cents motets [Cantiones sacrœ). Ses Psaumes de la pénitence [Psalmi Davidis pœnitentiales, 1584) furent aussi célèbres que les Improperia de Palestrina.

Son style, encore plus ému par moments que celui de Vitoria, confine aux limites de l'expression dramatique. On pourra s'en rendre compte par la lecture de l'un de ses plus beaux motets :

a) Nos qui sumus in hoc mundo (Anthol., vol. II, p. yS), dont nous donnons ci-après l'analyse.

Le texte est une sorte de prose populaire :

Nos qui sumus in hoc mundo,

vitiorum in profundo,

jam passi naufragia ;

Gloriose Nicolae,

ad salutis portum trahe,

ubi pax et gloria (i).

Quant à la musique, elle est bâtie sur le timbre même de la prose populaire :

Glo- ri- o- se Ni- co- la- e,

ce qui donne au motet une grande unité de conception.

La pièce peut se diviser en trois parties. La première, qui comprend tout le premier tercet, est par cela même coupée en trois phrases ; dans l'exposition initiale, le thème populaire revêt un caractère éminemment expressif :

Sup.

Ail.

Ten.

Bass.

Nos

f fj

^ef

qui su . mas m

hoc mun.do,

Nos

Nos

qui su

Nos

(i) Nous qui sommes en ce bas monde, et qui avons subi tant de naufrages dans les abîmes du vice, ô glorieux saint Nicolas, conduis-nous au port du salut, où nous trouverons la paix et la gloire.

hoc mun

Nos qui

qui su - mus,

qui su . mus

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