Presto con fuoco g, en Ml\> Type S
Exp. Th. A, en deux éléments (a' et a") dont voici le second, issu de la cellule initiale du premier mouvement, encore modifiée :
Presto con (uoco
— P. par rythme a ' .
— Th. B, en s/b
conclusion par a" .
DÉV. par même rythme a",
— allant de SOL)) à VT.
— pour aboutir à lai), de Mi^.
RÉEXP. Th. A (j et ij")-
— P. modulant vers SOL9.
— Th. B, en SQL b.
— Z)ev. ferm. et conclusion para .
Rem. — Le rythme de cette seconde période (a"), joue un rôle prépondérant dans tout le finale, où il circule constamment.
— Comme on l'a signalé déjà, Ip. 32o), la même cellule rythmique se retrouve dans trois mouvements différents de cette Sonate.
Sonate op. 57. — Dédiée au comte Franz von Brunswick. — Composée en 1 803-1804.
(i) Ce trio en Ml beat celui dont s'est servi C. Saint-Saêns pour ses Variations sur un thème de Beethoven à deux pianos. (Voir ci-après, chap, vi.j
SONATES POUR PIANO
— Éditée en février 1807, au bureau des Arts et de l'Industrie, et intitulée Sonata appassiotiata dans l'édition Cranz, de Hambourg.
— En trois mouvements (S. L. S.): cette superbe Sonate marque l'avènement d'un système de composition dont on ne trouve nulle trace certaine dans toute la musique symphonique antérieure aux œuvres de la deuxième maHièrebeethovénienne, sauf peut-être quelques timides balbutiements de Corelli et de Vitali signalés ci-dessus (p. 178 et 180). Ce n'est plus, comme dans la Sonate pathétique, à un retour du dessin principal dans les divers morceaux que nous assistons ici, mais à une véritable génération de la forme musicale au moyen de la transformation de deux cellules, l'une rythmique {x), l'autre expressive {y) :
I cellule X
I cellule y
Dans le premier mouvement (S), la cellule (,r) donne naissance méîodiquement à la première idée et rythmiquement à la phrase d'exposition {b') de la seconde idée':
ji) . Ir.vtlin]e.df a'|
etc
Dans le finale, la même cellule (.y) se retrouve harmoniquement dans le dessin initial [a') de la première idé"
Quant à la cellule expressive (;'), elle apparaît dès les premières mesures de l'œuvre sous un aspect ornemental :
I cellule //
Cifr-
r ff ïi r
mais elle se réduit bientôt à un simple rythme
LA SONATE DE BEETHOVEN
on retrouve cette cellule (/) dans le pont et dans la seconde idée ; il
semble que tout le développement à\i mouvement initial repose sur elle.
Le thème de VAndante est manifestement issu de la même cellule^ :
Enfin elle reparaît de façon typique au cours du développement, dans le finale.
De plus, et pour la première fois dans les Sonates, Beethovensupprime la reprise intégrale de l'exposition du premier mouvement.
1° Allegro assai '^, en fa Type S.
Exp. Th. A (engendré par les cellules x ety citées ci-dessus). — Pont par la cellule j', modifiée rythmiquement :
— Th. B, en trois phrases :
— — b' , en LA t), n'est que la floraison mélodique du rythme x, abou-
tissant à une sorte de cadence flouante vers la b, pour amener la phrase suivante;
— — b" , en la b, est une phrase agogique où il importe de dégager plei-
nement la mélodie des fiévreux dessins qui l'entourent :
mais l'agitation se calme bientôt, au cours de la même phrase b", comme si elle était due aux brutales interventions de la cellule^, apparaissant sous divers aspects :
SONATES POUR PIANO
r troisième phrase en la t>, concluant dans ce même ton, ce qui établit, par rapport au ton principal fa, une relation tonale assez éloignée et rarement usitée ; cette phrase est d'une interprétation assez difficile, en raison de l'accent indiqué sur le quatrième temps de la mesure, et destiné évidemment à n'affecter que la partie supérieure, sans altérer l'allure plus calme de la descente en tierces :
Dfv . en trois éléments: -i i r> j«
- le premier, en état de marche, par le th. A modulant de m, à la D. de
RÉ b où le pont reparaît pour préparer le retour de l'idée B ; le deuxième, contenant des repos successifs, par le th. B. dans les tonalités plus sombres, RÉ t> et si » ; « le troisième, en état de marche, pour remonter à la D. de fa en faisant entendre une sorte de thème d'appel, tiré de la cellule y, et mêle a des formules agogiques :
RÉEXP. Th. A, à la r.
Pont.
Th. B {b', b", b") à la T.
— Dév. term. par a ; -i „ j«
par&'.en«Ét»; phrase qui semble s'égarer dans un élan de
passion pour retomber épuisée à la D.. comme si elle ne pouvait plus qu'exhaler à peine un souvenir de la cellule >'; Conclusion : cette même cellule {y) réveille en quelque sorte la phrase f qui tirée de sa torpeur et comme souffrant encore, semble résu mer en elle-même tout l'effort et le but de la pièce entière. C est là vraiment un des plus fulgurants éclairs de l'admirable génie beethovénien !
' Andante con moto f . en «É i> Type L .
1 Th binaire, en RÈ t>, formé de la cellule y, ainsi qu'on l'a montré cidessus (p. 348) : les deux fragments de ce thème concluent, 1 un et l'autre à la T., ce qui est très rare dans les phrases binaires;
„ - Trois variations du thème, en forme de plus en plus agogique ;
„;. Réexp. du thème qui. par un brusque changement de nuance, est enchaîné directement au finale.
LA SONATE DE BEETHOVEN
3° Allegro ma non troppo |, en /a ...
Ejlp. Th. A, à la T. en deux éléments :
— — a', agogique (i), est formé par la cellule -r ;
— — a", à la fois rythmique et mélodique, est ainsi présenté
Type S.
^Aki> fAf
"^EE-i
— Pont, tiré de a' et très court ;
— Th. B, composé d'une phrase unique, en ut, avec une conclusion venant
également de a' :
Dév. Le même dessin a', servant de conduit, mène à la 57). ; là apparaît un thème assez court, dont la mélodie provient de la cellule y :
JiZ
— Une longue pédale de D. complète le développement. Réexp. normale des trois éléments : A (a' a"), P et B.
— Dév. terminal important : ici apparaît, sur la T., une sorte de danse
féroce, qui, sans présenter aucune analogie thématique a\cc ',ti mélodies précédemment entendues, est et ne peut être que la véritable conclusion de cette œuvre frémissante de fièvre et de passion :
— cette sorte d'appel des trompettes, descendant aux cors, puis aux timbales, sert de triomphale péroraison à la Sonate et semble célébrer une victoire définitive que la terminaison du premier mouvement ne laissait pas présager.
Lutte douloureuse ; calme réflexion ; victorieux enthousiasme : telles sont les caractéristiques des trois parties de l'œuvre, inabordable pour tout interprète qui ne sait jouer du piano qu'avec ses doigts et ne cherche pas ses sonorités au plus profond de son cœur.
(i) Ries, dans ses Souvenirs (p. 99), raconte qu'au cours d'une longue promenade à la campagne qu'il fit avec Beeihoven, celui-ci ne lui adressa pas une fois la parole, ne répondant à ses questions que par une sorte de « grognement inarticulé ». De retour à la maison, Beethoven courut au pi»no : le « grognement » était devenu l'idée A de ce sublime finale.
SONATES POUR PIANO
Sonate op. 53. — Dédiée au comte Waldstein.
— Composée en 1804.
— Éditée en mai i8o5 au Bureau des Arts et de l'Industrie, et connue en Allemagne sous le nom de IValdslein-Sonate (i).
— En deux mouvements (S. R.) :
1° Allegro con brio C, en ut Type S.
Exp. Th. A, répété deux fois, avec une disposition rythmique et uns orientation tonale différente :
remiere foi?
PP