‹ Cours de composition musicale (volume 4)Chapitre 134 sur 150 · LA VARIATION ORNEMENTALE · texte numérisé non relu

LA VARIATION ORNEMENTALE

Nous avons expliqué précédemment pourquoi le phénomène de la Variation, inhérent à presque toutes les manifestations musicales, était nécessairement aussi ancien qu'elles.

Dès les débuts de l'Époque monodique, en effet, la Variation apparaît sous une forme purement ornementale comparable, comme on l'a vu dans le Premier Livre de ce Cours, aux rinceaux et aux entrelacs qui servent à rehausser l'importance des lettres initiales dans les manuscrits du moyen âge (1) : c'est pour cette raison que toute une catégorie de cantilènes monodiques a été qualifiée par nous d'ornementale.

Pour bien comprendre ce rôle spécial de la Variation, il est nécessaire, avons-nous dit, de dépouiller la mélodie de l'ornement qui l'enlace, c'est-à-dire d'éliminer les notes accessoires pour ne tenir compte que

(I) Voir [•' liv., p. 67 et suiv., p. 76, etc.

LA VARIATION ORNEMENTALE

des notes principales constituant Vossature ou le schème mélodique [\).

Quelques exemples de monodies grégoriennes, présentées sous leur double aspect de Schème mélodique et de Variation ornementale, feront mieux apparaître l'origine de ce genre de Variation.

\J Alléluia de la Messe de V Aurore pour la fête de la Nativité (2) peut assez facilement être ramené à sa ligne primitive :

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