SCHÈME MÉLODIQUE
O sa- crum convivi- um, in quo Christus su- mi-tur;
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Variation ornementale «t". .' "" ''* '
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o sa- crum convivi- um, in qùo Christus su- uii-lur
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recô- H- tur mémo- ri- a passi- 6- nis e- jus, etc.
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recô- li- tur mémo- ri- a passi- 6- nis e- jus, etc.
A l'Époque polyphonique, la Variation ornementale subsiste, indépendamment de la superposition des parties vocales différentes formant le système spécial de l'ornementation contrapontique (voir ci-dessus, p. 441). Chaque partie de ce Contrepoint fleuri, en effet, se comporte comme une véritable monodie avec ses ornements propres, et il est souvent aisé de retrouver le texte même de la cantilène grégorienne qui a servi de modèle à cette Variation.
Le motet de Palestrina Assumpta est Maria in cœlum (4), par exemple, n'est qu'une Variation du thème grégorien que nous donnons ci-après dans sa forme simple et dans sa forme ornée usuelle (5) : il
(i) Voir I" liv., p. 42 et ci-dessus, p. 437.
(i) Liber Gradualis de Solesmes, 2» édition, p. 3i.
(3) Paroiss en de Solesmes, p. 494.
(4) Anthologie des Maîtres religieux primitifs, vol. H, p. 63,
(5) Paroissien de Solesmes, p. 946.
Cours de composition. — t. 11, i. 19
n'est pas difficile de reconnaître, dans l'une des parties de la polyphonie palestrinienne, les notes essentielles de la mélodie primitive appuyées sur les mêmes accents du texte. La vocalise grégorienne sur cœlum est peut-être même plus riche que celle du maître romain sur le même mot :
SCHEME
Variation 1-
grégorienne —
Assûmp- ta est Ma-
lum.
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Assûmp- ta est Ma-
fs^=
lum.
Assump . ta est Ma. ri
SI
lum.
Avec l'Époque métrique, nous voyons la Variation ornementale se présenter à nous sous forme de notes passagères, ornant la mélodie vocale et surtout instrumentale, soit dans les Chorals d'orgue, chez Frescobaldi, Pachelbel, Buxtehude et J.-S. Bach, soit aussi dans certaines pièces de forme particulière comme la Can\ona, la Passacaille et la Chaconne (i). Toutes les surcharges dont s'alourdit, sous la dénomination d'agréments, la musique du xviii* siècle, principalement en France, sont l'excès de cette sorte de Variation.
Cet usage de l'ornement est tellement entré dans les mœurs musicales que les phrases mêmes ou les Thèmes d'Andaute destinés à être variés par le procédé dit décorait f dont nous parlerons ci-après (p. 461) contiennent, dès leur première exposition, dans les oeuvres de Haj'dn, Mozart, Beethoven (2) et leurs contemporains, une foule de détails divers (broderies, arpèges, groupes, appoggiatures, etc.) appartenant déjà à la Variation ornementale.
Qu'on examine, par exemple, la phrase-lied exposée et réexposée par Haydn dans V Adagio de l'une de ses dernières Sonates, en Mi b, : le dessin mélodique originel, le schème, si l'on veut, est des plus simples. Nulle part, du reste, l'auteur ne l'expose dans sa nudité : les reprises de ce Thème, au contraire, sont ornementées chaque fois d'une manière différente. Nous donnons ci-après les quatre premières
(i) Avec J.-S. Bach, le Choral varié, tout en contenant de véritables ornements, est traité le plus souvent par le moyen de l'amplification thématique. 11 sera donc question plus particulièrement du Choral à propos de la Variation amplificatrice, ci-après, p. 466. Quant à la Canjona, la Passacaille et la Chaconne, qui ont, ainsi que nous l'avons dit ci-dessus (p. 104), leur place marquée parmi les ascendantes naturelles de la Variation ornementale, on verra plus loin (p. 457) comment leur forme même (indépendamment de leurs ornements) a coniribué aussi à préparer l'avcnement de la Variation décorative.
(2) C'est surtout dans les œuvres appartenant à ses deux premières manières que Beethoven emploie ces expositions ornées des Thèmes.
LA VARIATION ORNEMENTALE
mesures du Thème mélodique primitif (non employé par Haydn), et des six états par lesquels il passe successivement :
SCHEMÉ y (,!;<;.
mélodique
Variation. 0 1 1;<^ --
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