I.A SUITE
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47' Sonate ; Allemande en z,/(, type de la pièce de forme Suite. Nous en avons donné l'analyse dans la partie technique de ce chapitre (voir ci-dessus, p. 109 et iio).
48' Sonate ; Sarabande en ré, l'une des plus séduisantes pièces du recueil. Après une entrée en imitations d'une grande noblesse de style, vient s'imposer un dessin mélodique qui dominera les deux parties
et donnera même naissance à un second thème
LES ITALIENS
Mî
le rôle de celui-ci devient si important que le dessin initia! disparaît définitivement au commencement de la seconde partie et fait place à un véritable développement rythmique.
5i' Sonate ; Sarabande en .s/ b, curieuse par ses modulations inattendues et ses arrêts brusques sur une sorte d'ornement, comme le style du luth en offre de fréquents exemples.
52® Sonate ; Allemande en sr i>, présentant cette particularité que la modulation médiane s'y opère au relatif mineur.
54* Sonate ; Gigue en fa :
le commencement de la seconde partie donne une altération mélodique du motif initial, tout en conservant le rythme intact :
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58' Sonate ; Menuet en sol, avec un développement curieux au point de vue tonal.
59* Sonate ; Gigue en sol, présentant une écriture espacée bien particulière à Scarlatti :
60' Sonate ; Bourrée en si,
'■i* LA SUITE
pièce bien connue, offrant un véritable second thème au ton relatif:
cette bourrée clôt la série des soixante Sonates ou Esserci\i ; elle est datée du palais d'Aranjuez, 1704, et donne conséquemment au premier recueil une antériorité de trente ans environ sur les dernières pièces du second.
En résumé, la Suite de danses italiennes, synthétisée par le style de D. Scarlatti, a pour caractéristiques : la liberté absolue du rythme mélodique ; l'usage fréquent du changement de mode sur la même tonique, usage qui se retrouvera dans la Suite française à l'exclusion de la Suite allemande ; la répétition de certaines périodes arrivant parfois jusqu'à l'effet comique ; enfin, l'emploi bien particulier du croisement des deux mains (souvent dangereux, surtout dans les passages rapides). Chez les Français, ces croisements sont beaucoup moins rares que chez Bach et ses contemporains allemands.