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LE POÈME SV.MPIIOMQUE ORCHESTRAL

II. Exposition : suivant le- principe de la Sonate : la prei)ticre idée se subdivise en trois cléments distincts (a' a" a'"] :

Un pont assez court scpare^-ette première idée de la seconde (B)

m. Exposition de la troisième idée (C), qui semble d'abord n'être qu'un complément de la seconde (B) dans la même tonalité {fa $), mais qui s'établira par la suite comme un thème séparé ;

IV. Réexposition de l'idée A, d'abord en canon au ton principal, LA, puis en UT, où elle est bientôt suivie de l'idée B; développement des trois fragments de l'idée A, aboutissant à une exposition complète de la troisième idée C, au ton « opposé » de MI b ;

V. Sorte de lutte entre les deux tonalités : l'idée A reparait intégralement en LA ; l'idée B entre en MI b, et ce ton s'efface pour faire place à la troisième idée C, en LA, avec des variantes modulantes qui reviennent à MI b ;

VI. Développement terminal des idées A et B, puis du rythme du pont > enfin, une sorte d'allégorie musicale du dernier vers «... le repos et l'amour, la grâce et l'harmonie », au moyen d'une combinaison des trois thèmes : les accorda B accompagnant tour à tour la première idée A et la troisième C :

— Les sections iv, v et vi forment une espèce de seconde grande partie, s'opposant aux trois premières (i, ii et m).

Malgré des <> écarts de tonalités » que Franck ne se serait jamais permis dans une œuvre symphonique autre qu'un « poème », la composition de cette pièce est très bien combinée et d'une parfaite unité : rien n'y est laissé au hasard, comme nous l'avons vu trop souvent chez Berlioz et chez Liszt.

Henri DUPARC, dont nous étudierons les admirables Lieder dans notre Troisième Livre, a publié, en 1873, quelque peu avant la Danse Macabre de Saint-Saëns, un beau Poème Symphonique. très solidement construit, intitulé Lénore.

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