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CONSTITUTION DE LA TONALITÉ PARENTÉ DES SONS

Chacun des douze sons de notre système musical moderne peut servir de point de départ à une tonalité. Cours de composition

LA TONALITE

Lorsque, par l'effet d'une eadence exprimée ou sous-entendue, l'un quelconque de ces douze sons a revêtu le caractère de tonique, tous les autres sont susceptibles d'être mis en rapport avec lui, c'est-à-dire d'appartenir à sa tonalité.

Il existe en effet entre un son choisi comme tonique (UT majeur pai exemple) et chacun des autres sons de la gamme, une parenté plus ou moins immédiate, une affinité plus ou moins grande, basée à la fois sur l'ordre des quintes et sur la résonnance harmonique.

Cette parenté ou cette affinité peut être limitée à trois catégories différentes :

i« la parenté de premier ordre relie la tonique à sa quinte^ supérieure ou inférieure {UT à Sol UT à Fa) et à ses harmoniques naturels consonnants [UT à Mi et à Sol).

2° la parenté de second ordre relie la tonique aux harmo7iiques naturels consonnants de sa quinte, supérieure ou inférieure (UT à si et à ré, par5o/; — UT h la, par Fa.)

Ainsi, l'harmonie des trois fonctions tonales (UT-mi-sol, tonique. Sol-si-ré, dominante. Fa-la-ut, sous-dominante) contient tous les sons reliés à la tonique par la parenté de premier ou de second ordre. Cet ensemble constitue la tonalité diatonique, c'est-à-dire un groupe de sept sons principaux, qui, ramenés à l'ordre générique des quintes, se succèdent régulièrement entre la sous-dominante et la sensible :

Sens du mode ma jeu

SGL

ut

3" Mais la tonalité diatonique, qui n'occupe que la moitié du cycle des quintes, est essentiellement incomplète si l'on n'y ajoute les cinq sons, vulgairement appelés chromatiques, qui se succèdent régulièrement entre la sensible et la sous-dominante, et forment l'autre moitié du cycle :

LA TONALITÉ

■ii5

Sens du mode majeur

Sens du mode mineur

Ces cinq sons complémentaires font partie intégrante de la tonalité, mais ils n'y ont pas un rôle aussi prépondérant que les sept sons principaux, dits diatoniques, car leur parenté avec la tonique est plus éloignée et plus complexe.

Cette parenté de troisième ordre s'établit suivant les cas, de diverses façons ; elle s'étend notamment:

a) aux harmoniques naturels consonnants des sons reliés à la tonique par la parenté de second ordre ; par exemple :

fa ît, harmonique de ré, parent à.' UT par Sol; réîî, harmonique de si, parent d'f/Tpar Sol; utït, harmonique de la, parent d'Z/T par Fa;

b) aux harmoniques de mode différent provenant des sons reliés à la tonique par la parenté de premier ou de second ordre; par exemple :

mi t>, harmonique inférieur de Sol, parent d'UT ;

si^i harmonique inférieur de ré parent d'UT par Sol ;

etc. etc.

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